dimanche 17 mai 2015

Le rhum made in Brooklyn - 1ère partie


Et voilà, les vacances sont terminées :(


Cinq jours à New York avec madame et sans les enfants ; des vacances quoi :D
Ça aura été extrêmement intense, plein de choses vues, pleins de choses goûtées et énormément de marche.


Il n'y aura pas eu tellement de rhum durant ces quelques jours mais, vous vous en doutez, quand même un peu ;)

Eh oui, pour ceux qui ne le sauraient pas, les Etats-Unis connaissent actuellement une (re)naissance rhumesque, de la côté Est à la côte Ouest (et entre les deux :)).


Du côté de la Californie, nous avons par exemple, les "fameux" rhums de la distillerie Lost Spirits, qui élaborent leurs rhums de manière scientifique et fun à la fois, je vous en reparlerai sans doute, mais aussi un rhum Agricole (en blanc et en vieux) : le Saint George.

Et puis, sur la côte Est, à New York et encore plus précisément, à Brooklyn, une petite distillerie a ouvert ses portes il y a environ 4 ans : The Noble Experiement. Cette dernière produit à l'heure actuelle un unique rhum (blanc), le Owney's.

J'adore cette vue : le bar, les chaises et tabourets, les bouteilles alignées et ce mur :)


Bon quand je vous disais que ces vacances n'ont pas été placées sous le signe du rhum, il y a quand même eu la visite de cette distillerie, laissez-moi vous raconter.


J'avais entendu parler ce cette distillerie et de leur rhum il y a quelque temps déjà. Un rhum produit a New York même, cela avait marqué mon esprit.
Puis quelques mois plus tard j'avais pu lire une interview de Bridget Firtle, créatrice et master distiller. J'ai été séduit par son histoire.

Nous planifiions, ma femme et moi, à cette époque, un séjour de quelques jours à New York et il ne m'a pas fallu beaucoup de temps pour que l'idée d'une visite de la distillerie germe dans mon esprit.

J'ai tout simplement contacté Bridget sur Facebook, pour lui communiquer mon enthousiasme et lui demander si une visite était envisageable. Elle m'a rapidement répondu pour me remercier de mon intérêt et m'informer qu'en effet, des visites sont organisées tous les samedis.

New York, tout simplement
C'est avec cette idée en tête que je demande à ma femme si elle serait d'accord pour caser ça dans nos vacances et elle répond immédiatement que oui (oui elle est drôlement sympa ma femme, surtout quand on sait qu'elle n'aime pas le rhum). Elle réserve même les billets (pour environ une dizaine de dollars si ma mémoire est bonne) pour le lendemain de notre arrivée et note l'adresse sur notre planning (oui elle pense à tout ;)).


Le jour du départ pour les Younaillteude Staytsse arrive : marche, tram, RER, attente, avion, arrivée, ATTENTE, taxi, hôtel, AATTTEEEENNNTTEE, dodo !

C'est, à vrai dire, étonnamment frais, que le lendemain, après une matinée bien chargée, nous décidons de nous mettre en route pour The Noble Experiment.

On regarde un plan de métro : pas trop compliqué, une ligne de métro passe pas trop loin et d'après le plan nous devrions en avoir ensuite pour environ 10 minutes à pieds. Bref, on devrait y arriver en moins d'une heure, mais pour être sûr on prend 1h30.

Ça, c'était le plan. Il était bien ce plan...

Mais voilà, le destin s'en est mêlé.
Je vais vous le faire court : ligne de métro fermée. tentative pour trouver un itinéraire de remplacement ; on le trouve et nous devons alors marcher un peu avant de prendre une autre ligne, qui devrait nous déposer un peu plus loin que le plan initialement prévu mais ça devrait le faire.
Hop on file dans le métro et ce n'est qu'à ce moment-là que nous nous sommes rendu compte que selon l'entrée que vous prenez pour pénétrer dans une station du subway, vous n'arrivez pas sur le même quai (bon ça dépend des stations). Si ce n'était que ça, ça irait mais, il n'y a alors pas moyen de passer sur l'autre quai sans ressortir et donc de chercher l'autre entrée et d'utiliser un nouveau ticket. On perd donc un peu plus de temps mais arrivons du bon côté des rails, pour prendre ce métro tant attendu, tant attendu... très très attendu ce métro quand même. Bref, il arrive finalement et ce trajet parait interminable.
Voilà, c'est notre station, tout le monde descend.

Beau temps et environnement intéressant (sans ironie)
A ce moment-là il est déjà 16h, à savoir l'heure du début de la visite.
Nous vérifions l'adresse et nous dirigeons vers la distillerie. Le problème c'est que nos téléphones ne fonctionnent pas et que la carte que nous avons n'est pas très précise...
Plan B : nous demandons à deux personnes dans la rue si elles connaissent la rue ne question, réponse : non.
Mais au moins, elles, ont un téléphone qui marche ici ^^
Elles cherchent donc l'adresse, la trouvent après quelques essais infructueux. Après avoir pris des photos des indications pour nous y rendre et du plan de route, nous les remercions énormément et nous mettons à courir. Oui, parce qu'on réalise que pour couronner le tout, on est plus loin que prévu !
On fonce et après une quinzaine de minutes, on arrive dans cette rue si convoitée, mais bien sûr, on ne trouve pas le numéro qui nous intéresse. On décide alors de demander où trouver cette distillerie à un autre numéro de cette rue, pour le moins d'apparence industrielle.
Un homme nous explique que tout l'immeuble lui appartient et que notre objectif se situe un peu plus loin, toujours dans le même édifice. On y va mais il n'y a pas d'autre porte... Ou plutôt, si, mais à plus d'un mètre de hauteur et parait donc plutôt difficile d'accès. On retourne voir le monsieur rencontré un peu plus tôt, qui décide bien gentiment de nous y amener par l'intérieur du bâtiment. Après avoir passé deux ou trois portes, nous voilà arrivés à bon port ! Enfin !

Voilà, ça s'était la version courte :D

Nous sommes accueillis par une charmante jeune femme, à laquelle on explique que nous devions arriver 45 minutes plus tôt pour la visite de la distillerie. Et là, je lis dans son regard, que du coup ça risque d'être un peu compliqué et je comprends pourquoi quand je vois sa collègue courir de-ci de-là : apparemment quelque chose va de travers et elles ont donc un paquet de boulot.

Mais finalement après une courte réflexion elle nous propose de nous asseoir, de nous mettre à l'aise  et nous sert à chacun un verre de leur rhum :)

Le rhum et le verre, sur leur très sympathique bar


jeudi 30 avril 2015

Putain, 1 an !


Eh ouais... Un an déjà que je vous enquiquine à vous raconter ma vie à travers la passion qui m'anime pour le rhum.

Dans mon salon, en toute sobriété :D
Une année durant laquelle se sont passées beaucoup de choses dans mon expérience du rhum ; des rencontres, des découvertes, des coups de foudre et des coups de gueule.
Mais aussi certains grands moments (la rencontre avec Luca Gargano, mon premier Rhum Fest...), des aventures haletantes (je ne vais pas vous refaire mon enquête italienne ;)) et beaucoup de temps passé à écouter et apprendre, principalement auprès de mes cavistes, merci Freddy et Christian !


Alors ce blog, que m'a-t-il apporté ?
Avant tout, un moyen d'extérioriser cette passion, de la partager et ainsi de l'assouvir. J'en étais à un point où "simplement" acheter et déguster des bouteilles n'était plus suffisant, il fallait que je trouve un moyen d'en faire l'expérience... à plus grande échelle.

C'est ma femme (tout fraîchement ma femme à ce moment-là) qui m'a donné l'idée de débuter ce blog, quelle bonne idée elle avait eu là !


Où en suis-je désormais ? Eh bien,  plus de 17000 vues en un an, la barre des 250 likes passée sur ma page Facebook et plus de 40 articles !
Ouais 40 articles, donc plus de trois par mois, ben... ça fait beaucoup.
Ça fait surtout beaucoup de temps passé à les écrire. C'est une véritable "hygiène de vie", il faut le trouver ce temps et ce n'est pas évident lorsque l'on a déjà une vie bien remplie ; alors oui je joue moins aux jeux vidéo, entre autre :P
Et puis il y a ces soirs, où l'on n'a juste pas envie d'écrire, où l'on manque d'inspiration, où l'on veut juste regarder une série tranquille (comme les dernières saisons de Games of Thrones ou de The Walking Dead ;)).
Et ce n'est pas bien grave, je n'en suis pas à écrire tous les soirs non plus ; il ne faut juste pas se laisser aller :)

Le dernier en date des rhums de l'Homme à la Poussette que ce
Versailles 1998 de chez Velier ;)
Quoi qu'il en soit, qu'est-ce qui me pousse encore à écrire pour vous (et pour moi) ?
Eh bien, toujours ce même sentiment de besoin d'écrire, de partager avec vous ma vie côté rhum, tout en vous faisant marrer (j'espère) et en vous apprenant des choses (j'espère aussi).

Ce blog n'a au final aucune prétention si ce n'est de vous raconter et de vous faire profiter de ces moments, de ces rencontres et bien sûr de ces bouteilles qui ont défini et qui définissent encore les rhums de l'Homme à la Poussette.


Et que nous réserve l'avenir ?
En voilà une excellente question.
A court terme, le Rhum Fest 2015 bien sûr ! A ne surtout pas manquer, il y aura tellement à découvrir, à apprendre et à déguster !

Peut-être aussi, un peu plus de temps entre chaque article, ça prend vraiment beaucoup (trop) de temps de vous écrire tout ça et il est plus que probable que j'ai moins de temps disponible durant les mois à venir.

Bien sûr toujours des recherches de perles rares et de bouteilles à prix attractifs, des rencontres avec d'autres passionnés, pleins de choses à apprendre auprès d'experts et des nouvelles bouteilles qui tomberont au champ d'honneur :) Bref de quoi faire !

Des bouteilles vidées à différentes périodes de mon expérience du rhum ; des styles très différents les uns des autres. Un jamaïcain (distillerie Monymusk), le New Grove 8 ans de l'Île Maurice, le HSE VSOP (seul agricole de la photo), pour moi un des meilleurs VSOP, si ce n'est LE meilleur et enfin Dos Madeiras 5+5, blend de rhums des caraïbes, vieilli partiellement en fûts de Sherry Pedro Jimenez. J'ai retrouvé des bouteilles vides dans ma cave, que je ne me rappelais pas avoir gardées ; comme quoi ça a du bon parfois d'avoir du mal à ce séparer de ce genre d'objets.
Je pensais avoir écrit la légende de photo la plus longue de l'histoire lors d'un de mes articles précédents. Record battu ! :D

Mais soyez assuré que je vous raconterai tout ça.


Tout ça pour dire : merci ! Merci à tous, vous qui lisez mes articles, à ceux qui réagissent à mes posts sur Facebook et plus largement à tous ceux qui manifestent de l'intérêt pour Les Rhums de l'Homme à la Poussette - merci, merci, merci :)