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dimanche 7 août 2016

Des crêpes beurre sucre, du tourteau, des kouign ammans, des bulots et... du rhum ?


Oui, ma femme a fait de bien jolies photos, que j'ai allègrement subtilisées pour mon article :P

Une fois de plus, les vacances sont finies. Elles se sont finies en juillet cette année, ça nous promet un long été de boulot.

Mais projetons-nous plutôt sur ces deux semaines de vacances, qui se sont récemment achevées.

Cette année : Bretagne ! J'aime la Bretagne, et ces congés n'ont pas changé mon opinion, au contraire.
Nous avons fait quatre arrêts, ce qui représente autant de chances de trouver des cavistes et, avec un peu de chance, des bouteilles d'exception.

Carnac - Il y a à peine plus de menhirs que j'ai de bouteilles... dans mes rêves

Notre "périple" a commencé à Carnac cette année, ses alignements et... je dois avouer n'avoir pas eu la tête à écumer les rues de cette petite ville. Bon, en revanche, premiers fruits de mer du séjour, ça fait plaisir :)


Douarnenez pour continuer et ses kouign amanns hors du commun, les meilleurs des vacances (et je peux vous dire que j'ai eu de quoi comparer les jours suivants ^^).
C'est là que l'enquête a débuté. Au programme, deux cavistes, l'un ancien mais avec pour ainsi dire aucun rhum (et à des prix très élevés en plus) et l'autre plus moderne, avec une sélection plus que décente (presque toutes les séries Longueteau, JM, Compagnie des Indes et Rhums de Ced, plus pas mal d'autres bouteilles en tous genres), mais pas de bouteille exceptionnelle ; j'entends par-là, des choses qui ne se trouvent plus, comme des vieux millésimes martiniquais, des Velier ou d'autres embouteilleurs indépendants.

Douarnenez - Nous ne nous sommes pas lassés de passer sur ce pont pour en admirer la vue :)

Etape suivante, un petit village pas loin de Morlaix. C'est lors de la visite de cette dernière, que mon investigation a continué. J'avais repéré (merci internet) trois cavistes, tous proches les uns des autres dans la partie ancienne de la ville (très jolie par ailleurs).
C'est en prenant la direction du premier que j'en découvre un quatrième, malheureusement, pas une seule bouteille de rhum, seulement du vin (je n'ai rien contre le vin, j'aime même beaucoup ça, mais ce n'était pas l'objet de mes recherches).
Nous tombons sur le suivant, quelques dizaines de mètres plus loin. Je rentre, regarde aux alentours et tombe rapidement sur un relativement maigre rayon rhums. Au cas où, je demande tout de même si tout est là (je le fais toujours), mais devant la réponse affirmative du vendeur, je tourne les talons et sors (oui je lui ai quand même dit au revoir :p).

Pas de chance pour l'instant.

Troisième caviste, un peu plus intéressant, avec par exemple, des clairins. Cependant, rien qui ne soit introuvable sur Paris. Je passe donc mon chemin et me dis que ça ne sera pas pour aujourd'hui.
Eh bien, en dépit d'une dernière boutique encore mieux fournie (avec des HSE finition et du Caroni 15 ans entre autres choses), je ne m'étais pas trompé : ça ne sera pas pour aujourd'hui.

Morlaix (moi pas trop fort) - On peut monter jusqu'au premier étage du viaduc, pratique pour voir les cavistes de loin... ou pas.


Dernière étape des vacances, où nous sommes restés une semaine : Saint Jacut de la Mer. Je ne connaissais pas du tout et ça a été une excellente surprise. Sa principale qualité, selon moi : ses marées de très grande amplitude, qui permettent, à marée basse, de rejoindre des îles en marchant plus d'une heure sur le sable qui était recouvert d'eau quelques heures auparavant. Je ne vous dis pas les heures passées avec les enfants à pécher des crabes, des petits poissons et des crevettes, ni celles dédiées à la construction de châteaux de sable. J'ai rarement eu autant de courbatures que ces quelques jours ^^

Un Roudoudou très intéressé par ce homard rôti au beurre. Oui je me suis fait plaisir (surtout qu'avant il y avait un plateau de fruits de mer :D)
Ce n'est pas sur la presqu'île que vous aurez la moindre chance de trouver des bouteilles, il n'y a pas de caviste ^^
Il faudra aller dans les villes un peu plus grandes aux alentours, par exemple Dinard, voire Saint Malo. C'est précisément ce que j'ai fait :)

Saint Malo, j'étais assez excité à l'idée de voir la vielle ville, encerclée de remparts. Alors certes c'est beau, mais cela ressemble désormais plus à un musée, voire à un parc d'attractions pour touristes, dommage.
Un caviste dans cette partie fortifiée de la ville ; encore un qui n'a pas à rougir de sa sélection mais rien pour moi.
Sur le chemin du retour et à l'aide de mon téléphone, j'en ai visité deux autres. L'un comme l'autre n'avaient rien de bien folichon, et m'ont tous deux dit "Il n'y a pas de tradition ou de goût pour le rhum dans le coin, vous ne trouverez rien." Et ils n'eurent donc pas tort, puisqu'une fois de plus je suis rentré bredouille.


Un bon moment que j'y pensais
Avant de revenir à Saint Jacut, où m'attendait ma femme toute anginée qu'elle était, je me suis dit que j'allais jeter un oeil à Dinard. Nous y étions passé quelques jours plus tôt mais plus pour apprécier la ville (et accessoirement manger des fruits de mer ^^), que pour chercher du rhum.
Une fois plus, je regarde mon téléphone et je repère deux cavistes pas très loin du casino (non pas le supermarché).
Je trouve une place de parking à l'ombre non loin et laisse un Roudoudou assoupi dans la voiture.
A l'approche du premier, je me rends compte qu'il s'agit d'une franchise, du type Nicolas et c'est sans surprise que je ne trouve pas mon bonheur. En revanche, il me conseille d'aller voir un autre caviste, précisément celui que j'avais déjà repéré.

Boutique relativement ancienne à en croire son apparence. J'entre, salue les deux personnes en train de ranger de nombreuses bouteilles et commence à jeter un oeil. Sans aucun doute le choix le plus large sur tous les cavistes précédemment visités, avec par exemple, certains Silver Seal, dont un Hampden 1993, 20 ans d'âge. C'est celui-là même que j'avais goûté il y a un an et demi en Normandie lors du Salon de Louviers. Il m'avait alors fait une très forte impression et vu son prix, je n'ai pu résister.
Parmi les récentes, une des meilleures, à ne pas louper !
C'est en levant les yeux, que je vois tout en haut de l'étagère, trois boites de Demerara de chez Velier, un Uitvlugt 1996, un 1997 et un Diamond 1999 <S> (il en existe un autre, le <SVW>, que je préfère, car moins boisé). Mais pas de prix affiché, contrairement aux autres bouteilles. Je vais voir un des vendeurs et lui demande si les boites sont vides et, si elles ne le sont pas, si elles sont à vendre.
Il me répond qu'il les vend bien et qu'il doit regarder dans leur fichier informatique pour en connaitre le prix. Ces derniers étant raisonnables, je n'ai pas résisté et ai acheté le Uitvlugt 1997, en plus du Hampden (ainsi que de sympathiques terrines de produits de la mer :P).
Pendant ce temps-là, il m'explique qu'il lui est déjà arrivé de refuser des ventes sur ces bouteilles et que c'est pour cette raison que les prix ne sont pas apparents ; c'est au feeling qu'il décide ou non de céder ce genre de rhums.
Je ne dois donc pas être trop un connard ^^



C'est riche de ces deux bouteilles de dernière minute dans ma besace, que j'ai repris le chemin de notre location et, le surlendemain, de Paris :)


Mais bien sûr qu'il fait toujours moche en Bretagne :P

dimanche 24 janvier 2016

Le Rhumaton, le retour - partie 2



C'est remis de mes aventures de la veille (dégustations matinales, digestion d'un demi bœuf et exploration du métro), que je me prépare pour cette deuxième journée. Avec donc comme points de chute : L'Adresse Gourmande aux Clayes sous Bois et A'Rhûm dans le 3ème arrondissement de Paris.

C'est parti !


Jour 2
Il va falloir que je déménage pour m'en rapprocher :)
Je ne pars pas les mains vides. J'avais dit à Jérôme (le patron de l'Adresse Gourmande) que je lui ferai goûter de Chantal Comte Plantation de La Montagne Pelée (Depaz) Hors d'Âge ; je la glisse donc dans mon sac. En chemin je passe devant une boulangerie qui propose des kuign amann individuels et j'en mets un en poche (enfi, dans un sac, dans ma poche, je tiens quand même à mon blouson :p).

Cette fois-ci je suis prêt et après un trajet d'environ 45 minutes, j'arrive enfin aux abords de ce lieu d'échanges et de plaisir (non, pas ceux-là, bande de gros dégoûtants...).
Je suis comme d'habitude très bien accueilli (tous les clients le sont) et l'on commence à se lancer dans une longue discussion ponctuée de dégustations, qui durera une heure et demi.
Soyez avertis : quand vous mettez un pied à L'Adresse Gourmande et que vous êtes un passionné, le temps s'écoule différemment, il passe beaucoup plus vite !
Des discussions captivantes sur des bouteilles et des distilleries, des dégustations variées et des produits au top (autant solides que liquides). Paradoxalement (ou pas), il faut savoir y prendre son temps. Pour apprécier pleinement ce que cette boutique et votre hôte ont à vous offrir, il ne faut pas être pressé, et c'est tant mieux.

Une partie des rhums...
Côté dégustation, je restais dans mon optique de trouver des bouteilles de qualité à prix modique et je me suis mis en tête de faire un tour du côté des rhums blancs (agricoles bien évidemment).
Beaucoup de très bons produits et un choix large. Parmi ceux que je veux goûter une nouvelle fois pour affiner mon avis, il y a le Bielle Canne Grise et le Fighting Spirit Blue de Chantal Comte. Seul le second est en dégustation mais sur les conseils du maître des lieux je lui laisse me verser quelques centilitres du rhum Toucan pour accompagner le Chantal Comte.
Je lui verse en parallèle un petit verre du Depaz tout juste sorti de ma besace (qui a été drôlement apprécié :)).

Je prends mon temps et apprécie les arômes de ces deux rhums pendant presque 45 minutes avant de les porter à mes lèvres. Le Toucan supporte la comparaison au départ, et j'ai redécouvert ce rhum agricole de Guyane Française. Cependant après un moment, il développe des arômes floraux - qui plairont à certains - que je n'apprécie pas trop sur les rhums blancs.
Le Figthing Spirit (distillerie du Simon en Martinique), lui, est resté sec, fruité, sur la canne bien sûr durant toute la durée de la dégustation, il ne "s'altère" pas.

Je n'ai normalement pas de remords à utiliser des rhums blancs premiums pour réaliser mes ti-punchs, et bien cela serait peut-être le cas avec celui-là.
Il est un peu cher puisque vendu chez les cavistes aux alentours des 45€, mais je dois bien admettre qu'il les vaut. Sans aucun doute un des meilleurs agricoles blancs sur le marché !

J'ai redécouvert le Toucan, qui n'est vraiment pas mal, mais le Fighting Spirit Blue est exceptionnel !
C'est quelques minutes avant de prendre congé, que je me suis retrouvé avec un nouveau verre dans la main. Un autre rhum blanc au nez plus que prometteur, un nez complexe et gourmand à la fois, frais et intense, un nez tout simplement exceptionnel. Malheureusement la bouche ne tient pas la distance, surtout au niveau de sa longueur, ses arômes disparaissant bien trop vite. Une impression mitigée donc sur ce rhum de Taïti, le rhum Mana'o. Bien content d'avoir pu y goûter après avoir lu pas mal de choses à son sujet. J'ai même pu repartir avec un petit sample, merci Jérôme ! :)

Mais tout ça ne nous dit pas avec quelle bouteille à petit prix je suis reparti. Eh bien, j'ai jeté mon dévolu sur le Bielle Canne Grise, qui m'avait fait forte impression lors du Whisky Live et que Jérôme m'a conseillé. Et je sais que tôt ou tard, j'aurai dans mon armoire à malices ce Figthing Spirit Blue !

Bon, ce n'est pas tout ça mais si je reste plus, je loupe mon train. Je prends donc congé en remerciant mon hôte pour tout et prends le chemin de la quatrième et dernière étape de ce rhumaton.


Une bonne heure plus tard, nous y voilà : A'Rhûm.

Vue tellement familière :)
Durant le trajet, je me rends compte que j'ai la dalle (le kouign amann a aidé, mais il me faut plus de gras et de sucre ! :D). Qu'à cela ne tienne, je rentre dans la boutique où je suis accueilli, non pas par Freddy mais par son vendeur.
Je lui explique mon idée de trouver un rhum petit budget mais typique d'une origine. Après avoir passé un bon nombre de rhums en revue, je me rends compte que ce n'est pas si simple ; il y en a que j'ai déjà, d'autres que je connais et je ne n'apprécie pas ou pas assez pour me les procurer.

La faim me rattrape et je demande s'il y a des endroits sympas où manger un morceau dans les environs. Sur ses conseils je me dirige vers le bistrot du coin. Je rentre et sur qui je tombe ? Freddy et Jean-Luc Braud, grand professionnel des spiritueux (et accessoirement le prof que j'ai eu pendant deux jours lors d'une formation sur le rhum en octobre dernier).
Je m'installe avec eux et participe gaiement à la conversation sur Rhum avec un grand "R" et tout ce qui peut tourner autour.
J'en profite pour commander une crème brûlée (oui ça n'aura pas été le jour des repas les plus équilibrés :D).

Des rhums commerce équitable !

Une fois que tout le monde a fini, nous retournons à la boutique. Alors que je m’apprête à m'obstiner dans les rhums à petits prix, le maître des lieux me parle du rhum Fair Belize 8 ans (brut de fût à 62%) créé exclusivement pour A'Rhûm. Il se trouve que j'avais pu y goûter quelques semaines auparavant en compagnie d'autres amoureux du rhum et qu'il m'avait plu.

Je cède donc bien volontiers à sa proposition de le déguster. Il ne sera pas seul, puisque je me retrouve également avec un verre du 10 ans juste à côté. Et alors que Freddy me parle de "son" rhum, je le déguste tranquillement. C'est bon et l'alcool est exceptionnellement bien intégré ! Il me fait part de son avis sur la similitude qu'il peut exister entre ce brut de fût de Belize et certains rhums de Guyane Anglaise dans la veine Velier, dont il est également grand amateur. Sur le moment, je n'ai pas vraiment ressenti ce lien qui aurait pu exister.
Mais le hasard a voulu qu'un collègue de travail me fasse goûter, à l'aveugle, ce rhum Fair, une semaine après mon passage chez A'Rhûm. Eh bien, j'ai d'abord pensé avoir affaire à un Guyana brut de fût... Comme quoi il sait de quoi il parle le Freddy :D

Vous ne serez sans doute pas étonnés de savoir que je suis donc reparti avec un bouteille, brisant ainsi la série d'achats de bouteilles à petits prix ^^



Au final, me voilà avec une belle série de rhums très variés, ainsi que quelques petites gourmandises ;)

Un bilan très positif et une expérience, que j'espère pouvoir renouveler d'ici dans moins d'un an :)

Le fruit de dures journées de "travail" ;)

dimanche 17 janvier 2016

Le Rhumaton, le retour - partie 1



Vous vous en souvenez sans doute, il y a presque un an et demi, je vous avais fait le récit de cette journée intense, dédiée à la visite de mes cavistes préférés.

Ce temps est assez lointain et je ne jouis plus du luxe de pouvoir passer des journées entières à écumer mes boutiques de prédilection. Il m'est déjà difficile d'aller en visiter un, c'est pour dire ^^

Oui mais voilà, le département dans lequel je travaille a eu la bonne idée de fermer une semaine entre Noël et le Nouvel An. Ma première réaction : "Ah ben merde, je manque déjà de jours de congé et en plus je suis forcé d'en utiliser cinq...". Mais après un moment, je me suis dit que cela serait l'occasion de passer du temps avec l'ex-occupant de la poussette et, pourquoi pas, de retourner chez quelques cavistes ;)

Et les cavistes, ce n'est pas ce qui manque. Impossible de tout caser sur une journée, à moins d'être tout le temps pressé et stressé. Un plan commence donc à germer dans mon esprit : étaler ces visites sur deux jours, l'un en compagnie de Roudoudou et l'autre sans.
D'ailleurs, voilà un autre obstacle à cette activité : mon fils est beaucoup moins accommodant depuis qu'il n'est plus dans sa poussette (à dormir :p). Bon, je le comprends, ce n'est pas passionnant d'être dans un endroit où rien n'est intéressant (sauf de potentiels biscuits ou un poisson rouge :)).

Passée cette entrée, de bonnes choses vous attendent
Parmi les boutiques dans lesquelles je souhaitais me rendre il y avait entre autre L'Adresse Gourmande, qui comme vous le savez, n'est pas la plus proche, je la garde donc pour le deuxième jour.
Je voulais commencer par Juhlès, car c'est là où je ne m'étais pas rendu depuis le plus longtemps. Pour finir, je me dis que je vais passer chez Christian de Montaguère le premier jour parce que juste à côté il y a deux boucheries super bonnes et je voulais manger une super entrecôte :D
Ce qui nous laisse donc A'Rhum pour le second jour.

Me voilà donc avec un plan !


Jour 1
Métro ligne 13, puis ligne 4 (la fameuse ligne du rhum :)) et un Roudoudou passionné par les tunnels du métro. On sort à l'air libre et on parcourt les quelques 300 mètres qui nous séparent de notre objectif.
Petite frayeur à l'approche de la boutique quand de loin j'ai cru qu'elle était fermée, fêtes de fin d'année tout ça. Mais non tout va bien. Je rentre et vois au fond de la boutique le sympathique responsable spiritueux que je connais un peu.
Une des premières choses qu'il me dit : "Je n'ai plus de Velier."
Alors oui, petite déception, je ne venais pas que pour ça mais avais un petit espoir. Pas grave, je scrute les étagères à rhums et remarque deux ou trois choses qui m'intriguent, et toutes en dégustation :)
Un rhum de Marie-Galante embouteillé par un embouteilleur indépendant pour commencer. Il s'agit d'un Bielle mis en bouteille par un vigneron, sous le nom de Saut de l'Ange (je crois mais je ne retrouve rien sur le net à son sujet, donc si je me plante et que vous avez le nom correct, n'hésitez pas ! ;)). Bref, pas mal. Je n'ai pas vraiment reconnu du Bielle cependant. La bouteille était presque vide et cela pourrait être intéressant d'y goûter à nouveau mais comme il s'agit d'un embouteillage assez confidentiel, ça risque d'être compliqué.

J'adore ces étagères, et pas uniquement pour ce qu'elles supportent :)
J'ai pu ensuite déguster ou redéguster quelques embouteillages de la Distillerie de Paris (donc de Juhlès). Si vous n'en avez goûté aucun, n'hésitez pas, certains sont atypiques et intéressants.
Cette fois-ci, mon choix c'est porté sur leur embouteillage jamaïcain, que j'ai trouvé pas mal. Un assemblage de plusieurs distilleries de l'île, typé jamaïcain sans être extrême. Un prix raisonnable (attention quand même il s'agit d'un 50cl), ça fera un cadeau pour la belle-sœur \o/
Ajoutez-y une discussion sur les enfants et sur le Cognac et voilà 45 minutes bien agréablement remplies et une première bouteille dans la besace.


Et c'est reparti pour la ligne 4, arrêt Saint Placide, destination finale : Christian de Montaguère.

Mais avant tout, passage obligé par une boucherie que j'affectionne énormément : Le Bourdonnec. Ce blog n'étant pas un blog sur le bœuf, je vais faire court. C'est un des rares bouchers qui travaille la viande maturée, une viande qui "pourrit" 90 jours dans une atmosphère particulière, ce qui développe son goût et la rend plus tendre. Une fois les parties vertes et bleues enlevées (oui je sais, ça ne fait pas forcément rêver ^^), le résultat est simplement hallucinant. Malheureusement, mais assez naturellement, il faut y mettre le prix. S'ils n'ont pas d'entrecôte de prête, vous trouverez votre bonheur parmi toutes leurs autres succulences ! :)
Mais voilà, ô tristesse, ils étaient fermés en cette dernière semaine de l'année... Heureusement, j'ai mon plan B, une autre boucherie, dans la rue de l'Abbé Grégoire celle-ci, plus traditionnelle mais à la qualité des produits irréprochable. À moi (ou plutôt "à nous" vu la quantité que Roudoudou en a mangé) l'entrecôte d'environ 600g, persillée à souhait.


J'avoue, je recycle cette photo d'un autre article :P
C'est donc équipé pour reprendre des forces au déjeuner, que je dévore les quelques mètres qui me séparent de la boutique de l'Art de vivre au Caraïbes. C'est Jerry qui m’accueille (c'est d'ailleurs lui qui m'avait parlé de cette seconde boucherie). On papote de choses et d'autres alors que je scanne les étagères à merveilles. Et je vois un rhum dont j'ai beaucoup entendu parler mais que je n'avais pas dégusté à ce jour, le Foursquare Port Cask Finish. Et juste à côté, de la même distillerie de Barbade : le Doorly's 12 ans. Je me dis qu'il y a une chance qu'un des deux soient en dégustation. Eh bien non... Les deux étaient ouverts ! Cool :)
Pour rester sur la même gamme de prix, et ajouter une troisième bouteille à cette dégustation, je demande si le La Mauny Signature est également à déguster, et c'est le cas, parfait.

On débute par le Doorly's 12 ans ; il est dans la droite lignée du XO et en est proche. Typique de la Barbade, un rhum sec, boisé, équilibré et aux arômes délicats. Pour un prix très attractif, une trentaine d'euros.

Le Port Finish ensuite (même distillerie : Foursquare), lui aussi pour une trentaine d'euros. On retrouve les caractéristiques de la Barbade mais avec la gourmandise en plus. En effet, il n'est pas dénué de douceur (sans être sucré) ni d'un certain fruité. Un rhum agréable, qui pourra faire la transition entre des rhums sucrés et d'autre plus secs, et qui pourra satisfaire autant les amateurs que les débutants.
C'est celui que j'ai ramené chez moi et il aura exactement cette double fonction. Là aussi une trentaine d'euros, décidément... Et, que ce soit l'un ou l'autre, ce sont des rhums sans aucun ajout. Richard Seale (patron de cette distillerie) est un fervent défenseur des "vrais" rhums, vierges d'additifs.

Le line up du jour
Fin de la dégustation avec un des derniers La Mauny sorti, le Signature. Je vous en ai déjà parlé dans cet article. Un VO (3 ans de vieillissement), qui n'a pas à rougir devant certains de ses grands frères et qui peut se déguster pur, ce qui est rare pour un "simple" VO. Bref, impression confirmée à cette seconde dégustation : une vraie complexité, une relative douceur et les repères agricoles bien présents.
Et là encore un petit prix !

Cette excursion chez Christian de Montaguère permet, une nouvelle fois, de montrer qu'il existe nombre de rhums de qualité à prix réduits. Ces trois-là en sont de parfaits exemples.


C'est ainsi que s'achève cette première journée.


dimanche 2 août 2015

La ligne 4 ou ma route du rhum - 4ème arrêt : Villepreux les Clayes



Une sacrée dégustation - je suis repartie avec celle de droite (HSE)

Alors oui, avant tout, je sais, Villepreux les Clayes ce n'est pas sur la ligne 4, mais alors pas du tout... Mais bon je ne n'allais pas appeler cet article "La ligne N du transilien ou ma route du rhum", déjà parce que ça ne fait pas rêver et puis il s'inscrit dans la continuité des ces trois articles de l'année dernière : celui-là, celui-ci et ce troisième.

Vous cherchiez une raison d'aller aux Clayes-sous-Bois, vous la trouverez au 12 rue Maurice Jouet :


L'adresse gourmande - épicerie fine


Oui, c'est très violet.
Je m'y étais rendu il y a de ça un an avec JC lors d'une pause déjeuner, que nous aurions bien aimé allonger un peu.

Depuis je me dis qu'il faut que j'y retourne. Il m'aura fallu un an pour finalement me motiver ; et pas en pause déjeuner cette fois ^^

Je me prépare donc, regarde le meilleur moyen pour mois d'y aller et me mets en route. Ça va, ce n'est pas trop compliqué, métro jusqu'à Montparnasse, puis train de Banlieue. A l'arrivée, après m'être planté de sens dans le tunnel de la gare, je marche 5 minutes et me retrouve devant la boutique.


Mais avant de détailler ce que vous pourrez y trouver, je dois vous dire que je n'y suis allé que deux fois (pour l'instant !) et que la "chose" qui m'a le plus marquée c'est Jérôme, le patron. Alors non, je n'ai pas un faible pour lui, calmez-vous ; en revanche j'ai un faible pour sa passion et son enthousiasme !
Bienvenu !
Il est comme moi : intéressé. Il en connait déjà un rayon mais a soif de découvrir toujours plus et d'affiner ses goûts en plus de ses connaissances, et ce dans plein de domaines.
Le rhum nous rapproche bien sûr, mais au-delà de ça, l'amour des bonnes choses :)

Si vous allez lui rendre visite, je vous souhaite de pouvoir l'écouter alors qu'il est en conversation avec un fournisseur, ou encore mieux, mais, dans un autre style, en train de discuter avec quelqu'un qui essaye de lui vendre quelque chose (qui ne l'intéresse  pas) :D

Entre le tenancier et les bons produits, voilà un endroit où vous pourrez passer un long moment à faire le tour des étagères à merveilles et à discuter. Et c'est bien ce que j'ai fait lors de mon dernier passage ;) J'ai en plus pu déguster de belles choses.


Seulement une partie des produits "épicerie fine", ça fait déjà pas mal :)
Que nous propose-t-il ce Jérôme ?

Beaucoup de produits d'épicerie fine différents. Cela va du chocolat, aux terrines, en passant par différents sels ou encore des sardines en boîte. Le point commun entre tous ces produits : la qualité de la sélection ; seuls les meilleurs fournisseurs sont choisis et le choix est vaste, de quoi vous faire plaisir.

Ça c'est pour la partie "solides".


La partie "liquides" maintenant. Un peu de vin/champagne. Là aussi une exigence sur les producteurs et la qualité des produits.

Une partie des rhums.
Une sélection de bières tout à fait respectable, dont d'excellentes bières belges (je ne cite que les belges, qui sont pour moi les meilleurs ;)).

Viennent ensuite les spiritueux - essentiellement whiskys et rhums - qui prennent de plus en plus de place dans la boutique, et c'est tant mieux ! Je ne vais pas parler des whiskys, je ne m'y connais pas assez, mais j'imagine que le "niveau" est similaire à celui de la gamme des rhums, ce qui serait un gage de qualité. En effet, non seulement l'éventail des bouteilles proposé permet d'avoir une bonne idée des grandes familles de rhums et de pas mal de marques mais certaines perles traînent de-ci de-là.
Par exemple l'Arbre du Voyageur non filtré que j'ai pu déguster ou encore la Favorite Cuvée Spéciale des Cavistes dont j'ai vu le carton de 6 arriver à la boutique !
De plus la gamme de rhums proposée ne fait que s'agrandir au fil du temps et ce n'est pas parce qu'une bouteille que vous recherchiez n'y était pas quelques mois auparavant, que c'est toujours le cas ;)


Bref, des bonnes bouteilles et un choix plus que décent, que demande le peuple ? :)


La prochaine fois j'en prends !
C'est le moment de vous livrer quelques pensées en vrac :
- Sur le papier ou dans votre tête (ça a été le cas dans la mienne ^^) cela peut paraître loin de Paris, mais objectivement ça ne l'est pas tant que ça et puis ça vaut le coup :)
- Prenez votre temps une fois dans la boutique, il y a tellement de choses à voir...
- N'hésitez pas à poser des questions au maître des lieux, il connait bien ses produits.
- Ne vous cantonnez pas seulement au rhum, il y a pléthore de bonnes choses à découvrir, y compris quelques produits frais et de la charcuterie à la coupe :D
- Parlez-en autour de vous. Moi j'ai plusieurs collègues qui sont dans le coin, du coup j'ai fait un peu de pub et les retours des collègues en question ont toujours été positifs :)



Une autre partie des rhums.

dimanche 27 juillet 2014

Le Rhumathon

Bonjour à tous,


Il y a quelques semaines, je vous ai emmené sur ma route du rhum.
Et puis je me suis dit "Et si je passais par toutes ces boutiques en une journée ?".
Oui j'ai des idées bizarres.
Ça tombe bien, en ce moment mon w-e est sur le dimanche et le lundi, ce qui me laisse donc un jour de semaine pour visiter mes cavistes préférés (et donc avec pas grand monde, ce qui permet d'avoir les vendeurs pour soi - oui il m'arrive d'être un peu perso ^^).
Et comme tout événement sportif de portée internationale, il sera immortalisé par un nombre non négligeable de photographies !

Mon esprit enfiévré s'est mis à élaborer des plans pour pouvoir passer chez les trois dans la même journée mais sur un laps de temps "limité", parce que quand même j'ai aussi d'autres trucs à faire dans la vie ; oui je sais, c'est triste :p

Quoi qu'il en soit, le lundi en question se rapproche, je trépigne à l'idée d'y être et nous sommes prêts mon plan et moi !
Ce n'est que le matin même que je me rends compte que A'Rhûm et Christian de Montaguère n'ouvrent pas avant l'après-midi (14h30 pour le premier et 14h00 pour le second)... Voilà qui ne fait pas mes affaires et qui met mon plan de conquête du monde en péril !

Donc je m'adapte ; nouvelle organisation : Julhès en 1 (ils ouvrent à 10h00 :)), CdM en 2 et A'Rhûm en 3.

Bien évidemment, ça ne va pas se passer comme ça non plus :D


La station la plus lointaine de chez moi sur la ligne 4.

Midi et demi, départ de l'appart, direction Julhès.

Moi, j'adore cette entrée !

Une bonne demi heure plus tard, arrivée dans cette vénérable maison. Je me dirige tout de go dans le fond du magasin vers les spiritueux mais je ne vois aucun des deux vendeurs auxquels je suis habitué et qui connaissent bien leur rayon (dont ce fameux spécialiste en fromages qui en connait plus que moi sur les spiritueux ;)).
Mais très vite le caviste vins vient à mon aide. Je demande avant tout si je peux prendre quelques photos pour mon blog, ce qui ne pose pas de problème.


Je déguste ensuite deux "petits" rhums, dont le Fair Belize, qui m'avait beaucoup plu il y a un an et que j'avais acheté. Eh bien, il me plait toujours bien, il manque sans doute d'un peu de complexité, mais j'aime vraiment son boisé.

La majeure partie de leurs rhums (vous reconnaissez la bouteille pile au centre ?)


Je fais également un petit point sur ce qu'il leur reste en Velier, à savoir pas grand chose et puis j'y vais. Je prends une photo de la boutique depuis l'extérieur et je me rends compte que cette visite m'a pris bien moins longtemps que prévu et qu'il est trop tôt, les autres cavistes n'étant pas encore ouverts.



Que faire pour "tuer" le temps mais sans sortir du thème de la journée ?




Et c'est là que me vient l'idée folle d'intégrer une quatrième étape sur la ligne 4, également appelée "ma route du rhum" : La Maison du Whisky à Odéon (oui cette ligne 4 est vraiment bien achalandée dites donc ! :D).
Là aussi je voulais surtout voir si certains Demerara de Velier avaient survécu et il n'y avait en magasin que du Diamond (81 et les deux 96 si je ne m'abuse) dont je suis déjà suffisamment pourvu.

C'est là que j'ai fait la connaissance de Raoul, sympathique vendeur (même si je n'ai eu connaissance de son prénom que plus dans la journée) avec lequel j'ai pu parler de pas mal de choses, Velier, le monde du rhum, les prix qui montent, la tendance à suivre l'exemple du whisky ou encore d'autres embouteilleurs indépendants.

Je n'ai même pas eu le réflexe de prendre une photo de la boutique, ça sera pour autre fois...

Une foi dehors, me voilà donc du côté d'Odéon, il est environ 13h55 et là je me demande où je vais, le premier magasin qui ouvre ou alors le plus loin de chez moins pour finir par celui sur le chemin de la maison ? Après avoir buggé quelques minutes (certaines personnes ont dû se demander ce que ce charmant jeune homme faisant à rester planté là dans la rue comme un benêt :p).



Station synonyme de rhum depuis un bon moment dans mon esprit monomaniaque, même si cette fois, je n'ai pas pris le metro :)
Bref, je choisis la seconde option et me voilà en chemin pour A'Rhûm et comme j'ai une demi heure pour y arriver je décide donc de me faire le trajet à pieds ; je ne me plains pas, le chemin étant fort sympathique.


Après cette agréable balade, me voilà donc un peu en avance. Peu de temps après Freddy arrive et ouvre la boutique - bon je sais que ce n'était pas juste pour moi, mais ça m'a un peu donné cette impression et ce n'était pas désagréable ;)

Les fameux tonneaux qui montent la garde :)
Nous parlons de différentes choses et en arrivons naturellement vers le fond de la boutique pour la phase dégustation. Aujourd'hui au menu : cachaça.

En effet je n'avais encore jamais eu l'occasion de m'intéresser à cet alcool de canne à sucre brésilien, mais avec cette magnifique victoire de Brésil lors de la Coupe du Monde organisée sur place je me dis que c'est l'occasion !
Comment ? Pardon ? Ah... Ils n'ont pas gagné ? Ils ne sont fait pour le moins malmener par l'Allemagne ? Oui bon en fait j'avoue j'étais au courant, je vous rappelle que ma femme est allemande. Le hasard a même voulu que nous regardions la finale dans un château à boire du champagne (dure la vie hein :p), mon épouse m'ayant fait une fort agréable surprise ce w-e là. Merci mon Amour <3

Là où se cachent, principalement, les rhums agricoles.
Bref, cela ne v'a pas m'arrêter dans ma dégustation de cachaça. Rappelons rapidement que c'est un alcool uniquement distillé à base de vésou mais à degré moidre à la sorti de l'alambic. Elle est dans l'immense majeure partie des cas blanche (non-vieillie) et sert de base pour cocktails ; qui a dit caïpirinha ?

J'en ai goûté cinq si je ne m'abuse. Une qui se rapprochait franchement de certains rhums blancs agricoles, pas désagréable du tout donc. Une autre s'est faite remarquer par son léger côté fumé, intéressant. Une troisième avec un nez de poivre super agréable mais un peu décevante en bouche. Et enfin deux vieillies, une juste une paire d'années et la dernière six ans ; pas super intéressantes finalement, le vieillissement n'apportant pas grand chose et atténuant le côté jus de canne qui est pour moi l'intérêt principal des versions blanches.
Bouteille qui se remarque.


Au final m'a préférée a sans doute été la Kapoeira, avec un nez poivré et une bouche qui se rapproche de certains agricoles mais malheureusement en moins expressif/fougueux.


Mais je suis, pour l'instant, vraiment sur les dégustations pures et pas sur les cocktails, donc je passe mon tour sur la cachaça ; ça viendra sans doute un jour :)


Il y avait aussi une bouteille que je souhaitais goûter, ou plutôt goûter à nouveau, puisque quelques mois plus tôt j'avais eu l'occasion d'y tremper mes lèvres. Si je vous dis rhum étant l'assemblage entre du hors d'âge et trois millésimes : le 1976, le 1970 et le 1952. Et oui, vous avez tous trouvé (ou pas), il s'agit du Clément XO et sa jolie carafe. Cette seconde dégustation a confirmé mes souvenirs : très très bien !

La vitrine à merveilles !
Si vous avez l’œil, vous pouvez d'ailleurs apercevoir cette bouteille, sur la gauche de la vitrine (troisième étage).


A vrai dire, il y avait encore autre chose que j'avais pu goûter deux semaines auparavant (oui ça commence à faire pas mal).
Celui-ci je n'avais pas besoin de le retester et je voulais juste savoir si il restait encore une bouteille pour me la procurer. Si je vous dis rhum arrangé + marais salant + zone érogène, vous me dites ? Absolument, le Point G des rhums de Ced. Oui, je comprends que certains d'entre vous désirent quelques explications ; je vais le faire de tête.

Cette marque de rhums arrangés a été créée par Cédric Brement il y a maintenant quelques années, du côté de Nantes et rafle tous les prix et toutes les récompenses possibles ! La gamme est assez réduite (enfin huit quand même) mais va en s'étoffant. Ce qui pour moi en fait un bon produit est le parfait équilibre entre le rhum, les fruits et le sucre. Il en devient dangereux tant il est facile et agréable à boire. Une des leurs bouteilles phares est le rhum arrangé ananas victoria, sans doute le plus doux de la gamme. Est née dans l'esprit de Cédric Brement l'idée de prendre un petit nombre de ces bouteilles, environ 200, et de les "oublier" quelques temps dans un marais salant. Le double effet du soleil et des marées (avec l'eau de mer recouvrant les bouteilles) a eu des effets, que personnellement je trouve très intéressants : une douceur en bouche encore plus prononcée (mais pas au niveau sucre, au niveau alcool), un fruit encore plus présent et enfin une légère et subtile note iodée. Le point G est une bonne idée marketing puisque cette lettre fait référence à plusieurs mots dont "gabelle", l'impôt sur le sel mis en place au moyen-âge. Bref, bien que son prix soit un peu plus élevé que celui du reste de la gamme (35€ contre 28€), il vaut le coup et va très vite être compliqué à trouver, si ce n'est déjà le cas :)



Dernière étape du jour.
Je repars de là après une visite plus longue qu'initialement prévue et me mets en chemin vers la dernière ligne droite de mon marathon du rhum : Christian de Montaguère.

Si vous souhaitez faire partie de l'association contre les reflets intempestifs, faites moi signe...
Et c'est après exactement huit stations sur la désormais fameuse ligne 4 (:P) que j'arrive à bon port. C'est un Jerry, fringuant dans son tee-shirt de la Compagnie du Rhum (groupe de passionnés sur Facebook), qui m’accueille. Il remarque immédiatement l'absence de poussette et me dit que dans ces conditions, il est exclu qu'il s'occupe de moi ! :D

La boite à malices au centre de la pièce ;)

Après cette entrée en matière, je vais jeter un œil vers le recoin où se situent les célèbres Demerara de chez Velier pour voir ce qu'il reste et je suis assez agréablement surpris de voir qu'ils leurs en restent pas mal de différents et jette mon dévolu sur le Blairmont 1991, ma bouteille actuelle étant presque terminée.


Je me renseigne ensuite sur la disponibilité du HSE Small Cask, petite bouteille orange de 50 cl fort appréciable. Si vous suivez mes aventures, vous savez que c'est la bouteille que Freddy de A'Rhûm m'avait offert comme cadeau de mariage et qui a connu sa belle mort depuis. Et là bonne surprise à nouveau (enfin pas vraiment une surprise puisque je m'étais renseigné avant ^^), il y en avaient encore quelques-unes. Eh bien après mon passage il y en a eu une de moins et je crois savoir que quelques jours plus tard, elles avaient toutes disparues ;)


Une étagère qui fait rêver ! Avec les Saint James presque tout en haut à droite.
Pour finir ma visite et ce marathon, une petite dégustation s'imposait.
J'avais eu l'occasion de goûter, lors du Rhum Fest, les Trois Rivières et les Saint James, tous deux de Martinique, et j'étais alors reparti avec le 5 ans de chez Trois Rivières, qui m'avait beaucoup plu. Je souhaitais me refrotter au 8 ans ainsi que me rafraîchir la mémoire sur les Saint James qui m'avaient assez positivement marqués (surtout le 7 ans). Ce qui nous donne à la dégustation le Trois Rivières 8 ans, le Saint James 7 ans et le Saint James 12 ans. Ce sont ces deux derniers qui ont vraiment retenu mon attention, le premier étant fougueux et intense non sans être dénué de finesse et le second - naturellement - plus boisé mais sans masquer les épices et la fraîcheur de la canne. À ces intérêts gustatifs, il faut ajouter un autre argument de poids : leur prix est extrêmement attractif pour des rhums de cet âge-là. Je pense que je les goûterai à nouveau dans un future assez proche afin de déterminer lequel des deux a ma préférence et le rapatrier à la maison.
Comme quoi il faut savoir se détacher de certains a priori que l'on peut avoir sur certaines marques, puisque comme beaucoup d'entre vous j'imagine, Saint James représentait pour moi un rhum blanc de super marché...



C'est donc encore un peu plus chargé que je quitte les lieux et que je peux déclarer que ce marathon du rhum fut un franc succès !

Le résultat de la course et des courses ;)

Et j'ajouterai que ça aurait été une autre paire de manches avec une poussette ! :)

lundi 14 juillet 2014

La ligne 4 ou ma route du rhum - 3ème arrêt : Château d'Eau

Et c'est reparti pour un tour de métro, toujours sur la ligne 4, avec une poussette qui se fait lourde et ça n'aide pas avec les nombreux escaliers. Trois petits arrêts et nous voilà à Château d'Eau, quartier parisien haut en couleur. Notre destination : la rue du Faubourg Saint-Denis, au numéro 54.


Julhès Paris

Tout en simplicité
Ne vous trompez d’entrée, la maison Julhès a des boutiques au 54, au 56 et au 58 J Celle qui nous intéresse est donc celle du 54. En effet c’est là que vous trouverez le plus grand choix de rhums, mais pas seulement, je vais y revenir.

Avant ça, vous l’attendez impatiemment : « Le Franchissement de la Porte ». Vous voyez le passage du Seigneur des Anneaux où la Compagnie tente d’ouvrir la porte menant à la Moria ?
Eh ben, ici c’est tout l’inverse, il n’y a pas de porte ! Le magasin est ouvert sur la rue, voilà qui fait plaisir à l’homme à la poussette que je suis J Même si après tout cet entrainement ça en est presque trop facile ^^
Le magasin en lui-même respire l’histoire, ici tout est en bois et ça en jette !
Une belle vitrine qui met en avant tous les produits de la boutique, et il y en a, puisqu’ici nous n’avons pas que du rhum, loin s’en faut.
Sur la droite et sur plusieurs mètres tout le long du mur, beaucoup de produits d’épicerie de qualité. La partie centrale est occupée par la charcuterie et le fromage. Sur votre gauche : des vins ; et il y en a des vins. Nicolas Julhès sera sans doute là pour vous donner des très précieux conseils sur leur cave.
Allons un peu plus loin vers le fond, où des reflets sur du verre attirent l’œil.


Nous y voilà : l’espace dédié aux spiritueux.
A gauche, surtout les eaux de vie de vin, avec des bouteilles d’Armagnac impressionnantes, certains millésimes étant particulièrement vieux. En face une très belle sélection de whiskys. A droite, le rhum (et pas loin les eaux de vie de fruits, le gin, la vodka etc…).
Là aussi vous aurez à faire à des passionnés, et qui ont une connaissance croisée de pas mal de spiritueux, il sera donc super sympa d'échanger et d’apprendre.
Outre la possibilité de discuter rhums (et autres), vous pourrez aussi déguster ; toutes les bouteilles ouvertes sont là pour ça et ça en fait pas mal. Mais n'y allez surtout pas avec de gros sabots, restez humble, ça aide.
Les prix pratiqués sont modiques et ça fait plaisir. Alors que certaines bouteilles auront vu leur prix monter (sur internet par exemple), ce n'est pas forcément le cas ici.


 Je n'ai découvert Julhès que plus récemment et on se rend compte que je cherchais alors déjà des Demerara de chez Velier (ces deux-là ne sont malheureusement plus disponibles chez Julhès depuis mon passage il y a plusieurs mois et j'ai eu beaucoup de chance de mettre la main dessus...).




Mes impressions à moi que j'ai :
- C’est mon approvisionneur en rhums le plus récent et je n’y suis allé que quatre fois, j’ai encore pas mal de choses à découvrir.
- Se faire conseiller par le vendeur du rayon fromages, qui connait plus de choses que vous en spiritueux ^^
- Eau de vie de poire de Cartron : essayez-la (voire achetez-la J), vous aurez l'impression de croquer dans  une poire, juste incroyable.
- Regarder toutes les autres merveilles dont cette institution regorge, alcool ou non.
- Le MG 9 ans est vraiment très bien et pas facile à trouver ailleurs à ce prix-là, alors si il en reste, vous savez ce qu'il vous reste à faire ;)
- L'atmosphère de "vieille maison parisienne" est super agréable
- Leur cave fait un peu effet de caverne d’Ali Baba dans mon esprit, juste dans mon esprit puisqu’elle n’est pas accessible au commun des mortels. J’aimerais bien me faire petite souris pour aller y faire un saut !




J’espère que ces visites de mes « fournisseurs » de rhums vont ont plu.

Si je devais conclure, je dirais : essayez les trois, ils valent tous le coup dans un style différent. Il n’y a pas longtemps je me suis même fait les trois dans la même journée (mais sans la poussette à vrai dire, honte sur moi !) et pas une seconde il y a eu l’ombre d’un début d’overdose :D


Et la conclusion de la conclusion : non, la poussette, ce n’est vraiment pas pratique dans le métro... :(

mercredi 9 juillet 2014

La ligne 4 ou ma route du rhum - 2ème arrêt : Etienne Marcel

Reprenons le métro avec une (voire plusieurs) bouteille dans le caddie, heu, la poussette. Retour sur la ligne 4 pour quelques stations et un arrêt à Etienne Marcel. On débarque dans la rue du même nom que l’on prend tout droit. Attention, il faut suivre, « aller tout droit » ça sonne facile, mais la rue change deux fois de nom sur les 250 mètres que vous avez à parcourir, comme pour vous piéger : rue aux Ours puis rue du Grenier Saint Lazare. Rendons-nous au 34.


A’rhûm – Cave à rhum et épicerie fine

Sobre et classe à la fois
Vous pourrez aisément repérer la boutique grâce aux deux fûts disposés de chaque côté de la devanture et qui sont du meilleur effet. Évidemment les bouteilles exposées en vitrine annoncent la couleur, ou plutôt les couleurs : blanc et ambré :p
Nous voilà à la fameuse épreuve, que j’ai décidé désormais d’appeler, le franchissement de porte avec poussette (sans doute bientôt discipline olympique où je pense avoir toutes mes chances). Ma chance pendant plusieurs mois a été de me rendre à la boutique en journée et pas sur le week-end, autrement dit à des heures plutôt creuses, ce qui m’a presque toujours permis d’avoir de l’aide pour passer cette satanée porte (oui il semblerait d’ailleurs que le comité olympique pense également à faire une discipline par équipe de deux, avec une ouvreur et un pousseur).
Nous y voici ! Et là, on a l’impression d’être dans l’antre du rhum. Il y en a partout ! De nombreuses étagères entièrement remplies de bouteilles, elles-mêmes remplies de rhum, bien sûr.
On est tout de suite accueilli par l’un des compères : Freddy, le capitaine ou Aurélien, son second, et heureusement parce que l’on peut facilement être perdu devant une telle pléthore de flacons. Le côté « antre » est accentué par les dimensions du lieu, en effet, l’espace disponible est mangé par les bouteilles et les cartons, aussi les explications sur l’organisation du lieu sont les bienvenues et sont toujours données aux nouveaux visiteurs, non sans un côté didactique (qui restera présent sur le reste de la visite). On commence par les Antilles Françaises, puis on continue notre tour du monde du rhum région par région, pays par pays, il y en a partout ! J
Je n’oublie pas la petite étagère juste sur la droite en rentrant avec quelques produits gastronomiques, mais c’est plus un détail, l’accent étant vraiment mis sur mon alcool de prédilection (et il semblerait que ce ne soit pas que le mien).

La visite continue naturellement vers le fond de la boutique où sont rangées les rhums arrangés et autres ti’punchs. Mais il y a surtout, l’espace dégustation !
Cette partie reflète bien le côté bondé du magasin, en effet, imaginez une planche (épaisse et stable, rassurez-vous) posée sur plein de cartons (qui sont d’ailleurs pleins) et vous avez l’espace dégustation :D
Même si dit comme ça, cela peut sembler sommaire, cela ne m’a jamais empêché de pouvoir goûter plein de choses dans de bonnes conditions.
À la manière d’un barman, notre guide, va nous poser quelques questions (dont vous connaissez la teneur si vous avez lu les précédents articles, sinon, ben… lisez-les !) pour identifier nos goûts, nos préférences, nos envies du moment et notre budget. Une fois les informations récoltées, la dégustation pourra commencer jusqu’à ce que la bouteille parfaite soit identifiée. Je parlais du côté didactique un peu plus tôt, c’est une caractéristique qui va ponctuer toute la dégustation et qui permet de récolter des informations très intéressantes et de « s’instruire » sur le monde du rhum.

Quelques bouteilles achetées chez A'Rhûm qui ont été des étapes importantes dans mon histoire du rhum. Vous connaissez déjà bien l'UF30E et le Depaz ; le Plantation Guatemala est, pour moi, un des meilleurs rapports qualité/prix en traditionnel !




C’est le moment des considérations toutes personnelles à moi que j'ai :
- Les trois bouteilles juste au-dessus auront vraiment été importants dans ma découverte du rhum, merci de mes les avoir présentées.
- J’ai commencé mon apprentissage en ces lieux, qui resteront donc toujours spéciaux pour moi ;)
- Ici il n’y a que du rhum (ou presque), vous êtes là pour ça et pas autre chose.
- Les côtés didactique et apprentissage sont précieux, absorbez autant d’information que possible !
- Privilégiez les jours de semaine si vous en avez la possibilité et si vous êtes un peu pressés. Bon là, c’est vraiment mon avis et je dois admettre avoir été un peu habitué à ces moments privilégiés où je suis un des rares clients dans la boutique ce qui permet de papoter avec ces messieurs de chez A’Rhûm ; et je ne parle même pas de l'honneur de rester dans la boutique après la fermeture et la chance de parler rhum avec des "pointures" :)
- Ne vous laissez pas rebuter par la relative exiguïté des lieux.
- La manière dont est menée la dégustation est très bien faite : un verre par rhum, de l’eau entre chaque… Bref les conditions idéales.
- Je sais maintenant qu'il me faut vraiment ce La Mauny 1979 !
- Et pour finir, les poissons rouges c’est drôlement bien pour occuper un enfant :D


Retrouvons-nous bientôt pour le dernier arrêt sur la ligne du rhum :)