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dimanche 7 août 2016

Des crêpes beurre sucre, du tourteau, des kouign ammans, des bulots et... du rhum ?


Oui, ma femme a fait de bien jolies photos, que j'ai allègrement subtilisées pour mon article :P

Une fois de plus, les vacances sont finies. Elles se sont finies en juillet cette année, ça nous promet un long été de boulot.

Mais projetons-nous plutôt sur ces deux semaines de vacances, qui se sont récemment achevées.

Cette année : Bretagne ! J'aime la Bretagne, et ces congés n'ont pas changé mon opinion, au contraire.
Nous avons fait quatre arrêts, ce qui représente autant de chances de trouver des cavistes et, avec un peu de chance, des bouteilles d'exception.

Carnac - Il y a à peine plus de menhirs que j'ai de bouteilles... dans mes rêves

Notre "périple" a commencé à Carnac cette année, ses alignements et... je dois avouer n'avoir pas eu la tête à écumer les rues de cette petite ville. Bon, en revanche, premiers fruits de mer du séjour, ça fait plaisir :)


Douarnenez pour continuer et ses kouign amanns hors du commun, les meilleurs des vacances (et je peux vous dire que j'ai eu de quoi comparer les jours suivants ^^).
C'est là que l'enquête a débuté. Au programme, deux cavistes, l'un ancien mais avec pour ainsi dire aucun rhum (et à des prix très élevés en plus) et l'autre plus moderne, avec une sélection plus que décente (presque toutes les séries Longueteau, JM, Compagnie des Indes et Rhums de Ced, plus pas mal d'autres bouteilles en tous genres), mais pas de bouteille exceptionnelle ; j'entends par-là, des choses qui ne se trouvent plus, comme des vieux millésimes martiniquais, des Velier ou d'autres embouteilleurs indépendants.

Douarnenez - Nous ne nous sommes pas lassés de passer sur ce pont pour en admirer la vue :)

Etape suivante, un petit village pas loin de Morlaix. C'est lors de la visite de cette dernière, que mon investigation a continué. J'avais repéré (merci internet) trois cavistes, tous proches les uns des autres dans la partie ancienne de la ville (très jolie par ailleurs).
C'est en prenant la direction du premier que j'en découvre un quatrième, malheureusement, pas une seule bouteille de rhum, seulement du vin (je n'ai rien contre le vin, j'aime même beaucoup ça, mais ce n'était pas l'objet de mes recherches).
Nous tombons sur le suivant, quelques dizaines de mètres plus loin. Je rentre, regarde aux alentours et tombe rapidement sur un relativement maigre rayon rhums. Au cas où, je demande tout de même si tout est là (je le fais toujours), mais devant la réponse affirmative du vendeur, je tourne les talons et sors (oui je lui ai quand même dit au revoir :p).

Pas de chance pour l'instant.

Troisième caviste, un peu plus intéressant, avec par exemple, des clairins. Cependant, rien qui ne soit introuvable sur Paris. Je passe donc mon chemin et me dis que ça ne sera pas pour aujourd'hui.
Eh bien, en dépit d'une dernière boutique encore mieux fournie (avec des HSE finition et du Caroni 15 ans entre autres choses), je ne m'étais pas trompé : ça ne sera pas pour aujourd'hui.

Morlaix (moi pas trop fort) - On peut monter jusqu'au premier étage du viaduc, pratique pour voir les cavistes de loin... ou pas.


Dernière étape des vacances, où nous sommes restés une semaine : Saint Jacut de la Mer. Je ne connaissais pas du tout et ça a été une excellente surprise. Sa principale qualité, selon moi : ses marées de très grande amplitude, qui permettent, à marée basse, de rejoindre des îles en marchant plus d'une heure sur le sable qui était recouvert d'eau quelques heures auparavant. Je ne vous dis pas les heures passées avec les enfants à pécher des crabes, des petits poissons et des crevettes, ni celles dédiées à la construction de châteaux de sable. J'ai rarement eu autant de courbatures que ces quelques jours ^^

Un Roudoudou très intéressé par ce homard rôti au beurre. Oui je me suis fait plaisir (surtout qu'avant il y avait un plateau de fruits de mer :D)
Ce n'est pas sur la presqu'île que vous aurez la moindre chance de trouver des bouteilles, il n'y a pas de caviste ^^
Il faudra aller dans les villes un peu plus grandes aux alentours, par exemple Dinard, voire Saint Malo. C'est précisément ce que j'ai fait :)

Saint Malo, j'étais assez excité à l'idée de voir la vielle ville, encerclée de remparts. Alors certes c'est beau, mais cela ressemble désormais plus à un musée, voire à un parc d'attractions pour touristes, dommage.
Un caviste dans cette partie fortifiée de la ville ; encore un qui n'a pas à rougir de sa sélection mais rien pour moi.
Sur le chemin du retour et à l'aide de mon téléphone, j'en ai visité deux autres. L'un comme l'autre n'avaient rien de bien folichon, et m'ont tous deux dit "Il n'y a pas de tradition ou de goût pour le rhum dans le coin, vous ne trouverez rien." Et ils n'eurent donc pas tort, puisqu'une fois de plus je suis rentré bredouille.


Un bon moment que j'y pensais
Avant de revenir à Saint Jacut, où m'attendait ma femme toute anginée qu'elle était, je me suis dit que j'allais jeter un oeil à Dinard. Nous y étions passé quelques jours plus tôt mais plus pour apprécier la ville (et accessoirement manger des fruits de mer ^^), que pour chercher du rhum.
Une fois plus, je regarde mon téléphone et je repère deux cavistes pas très loin du casino (non pas le supermarché).
Je trouve une place de parking à l'ombre non loin et laisse un Roudoudou assoupi dans la voiture.
A l'approche du premier, je me rends compte qu'il s'agit d'une franchise, du type Nicolas et c'est sans surprise que je ne trouve pas mon bonheur. En revanche, il me conseille d'aller voir un autre caviste, précisément celui que j'avais déjà repéré.

Boutique relativement ancienne à en croire son apparence. J'entre, salue les deux personnes en train de ranger de nombreuses bouteilles et commence à jeter un oeil. Sans aucun doute le choix le plus large sur tous les cavistes précédemment visités, avec par exemple, certains Silver Seal, dont un Hampden 1993, 20 ans d'âge. C'est celui-là même que j'avais goûté il y a un an et demi en Normandie lors du Salon de Louviers. Il m'avait alors fait une très forte impression et vu son prix, je n'ai pu résister.
Parmi les récentes, une des meilleures, à ne pas louper !
C'est en levant les yeux, que je vois tout en haut de l'étagère, trois boites de Demerara de chez Velier, un Uitvlugt 1996, un 1997 et un Diamond 1999 <S> (il en existe un autre, le <SVW>, que je préfère, car moins boisé). Mais pas de prix affiché, contrairement aux autres bouteilles. Je vais voir un des vendeurs et lui demande si les boites sont vides et, si elles ne le sont pas, si elles sont à vendre.
Il me répond qu'il les vend bien et qu'il doit regarder dans leur fichier informatique pour en connaitre le prix. Ces derniers étant raisonnables, je n'ai pas résisté et ai acheté le Uitvlugt 1997, en plus du Hampden (ainsi que de sympathiques terrines de produits de la mer :P).
Pendant ce temps-là, il m'explique qu'il lui est déjà arrivé de refuser des ventes sur ces bouteilles et que c'est pour cette raison que les prix ne sont pas apparents ; c'est au feeling qu'il décide ou non de céder ce genre de rhums.
Je ne dois donc pas être trop un connard ^^



C'est riche de ces deux bouteilles de dernière minute dans ma besace, que j'ai repris le chemin de notre location et, le surlendemain, de Paris :)


Mais bien sûr qu'il fait toujours moche en Bretagne :P

mercredi 22 juin 2016

Les dégustations : En compagnie... des Indes - partie 1


Ils ne seront pas tous dans le premier article parce que quand même, faut pas déconner, non mais oh, ça commence à bien faire !

Compagnie des Indes est un embouteilleur indépendant français, qui nous propose, depuis une paire d'années, bon nombre de singles casks ainsi que quelques blends.

Je vous propose de vous familiariser avec cette marque au travers de quelques notes de dégustations de leurs nouveautés.



Je sais, ce n'est pas une nouveauté :P
Mais débutons par un de leur classique, un des blends, qui, avec d'autres, constituent la colonne vertébrale de leur marque.

Compagnie des Indes - Caraïbes
Comme je le disais, il s'agit d'un blend, les trois rhums qui le composent viennent de la Barbade, de Guyane Anglaise et de Trinidad. Le vieillissement se fait pour partie sous les tropiques, puis en Europe. A noter qu'il y a (de manière assumée et annoncée) du sucre ajouté.

Au nez, nous sommes bien dans les anciennes colonies anglaises, avec un profil relativement lourd et expressif ; une certaine douceur l'accompagne.
Peut-être du fait de sa nature plurielle, il nous offre un bon nombre d'arômes, entre les fruits (surtout orange et abricot), de la vanille, qui va aller en prenant de plus en plus de place, un boisé mesuré, puis plus en retrait des notes de cuir et enfin, au dernier rang, une touche d'olive.
C'est complexe et gourmand mais pas très fin.

En bouche, on sent le sucre ajouté de par la douceur qui s'en dégage et sa texture est relativement "épaisse". Une bonne partie des arômes trouvés au nez sont également présents ici : fruits mûrs, cuir, vanille et toujours cette discrète olive. C'est gourmand et un peu plus de fraîcheur lui serait profitable.

La finale est assez longue, l'impression sucrée demeure. Les arômes qui vous accompagnent sont à nouveau sur la vanille, un boisé léger et ce mélange cuir-olive.

Voilà un rhum qui, à mon avis, permet de se frotter aux rhums de tradition anglaise, lorsque l'on vient du monde des rhums plus doux et le plus souvent de tradition espagnole. Oui, il a des défauts à mon goût, mais pour son prix, il fait le job !



Un mariage "contre nature"
Passons maintenant aux nouveautés, avec pour commencer, un autre blend pour le moins surprenant. Il associe deux pays qui n'ont que peu en commun dans le monde du rhum : la République Dominicaine et Trinidad.

Compagnie des Indes - Dominidad
Oui, vous avez compris : Dominicaine + Trinidad = Dominidad (ou Trinicaine mais je dois bien dire que ça sonne moins bien ^^).

Au nez, ce mélange semble porter ses fruits puisque là aussi c'est inédit : arômes légers et frais d'un côté et plus lourds de l'autre. Des fruits frais (pèche et melon) mais aussi du citron (très présent) sont aux côtés de notes fumées et d'un petit quelque chose d'iodé.

En bouche, l'alcool est un peu plus présent mais de manière mesurée. C'est son ascendance dominicaine qui domine ici avec des arômes légers. En outre, sa fraîcheur et son côté salin se confirment.

La finale est très différente de la bouche ; les notes empyreumatiques (fumées) reviennent et sont accompagnées de sucre brûlé. L'ensemble persiste longtemps.

Une création atypique mais pas dénuée d'intérêt où le nez surprend, où la bouche est un peu à la traine et où la finale est d'un seul bloc.



Oui les étiquettes ont pâti de leur périple en mer :P
Allons maintenant faire un tour en Guyane Anglaise et ses nombreux alambics. Celui qui nous intéresse est le Diamond et plus précisément son expression vieillie 12 ans et embouteillée par... surprise, Compagnie des Indes.

Au nez, il n'est pas timide avec un pruneau très expressif, légèrement voilé par des touches de vernis. Mais c'est bien plus complexe que cela : la mélasse et son côté réglissé exacerbe le pruneau tandis que des arômes de café, de bois et de noix apparaissent. Il est épargné d'excès de lourdeur par des notes de zest d'orange qui lui apportent une fraîcheur bienvenue. Pour finir, une pointe d'olive parvient à sa frayer un chemin au travers de tout le reste.

En bouche, il est sec et plus boisé, et l'alcool est bien dosé. Moins de complexité ici, avec une nette domination de la mélasse.

La finale assèche un peu la bouche de par son boisé et ses arômes sont chauds avec toujours une belle présence de cette réglisse/mélasse. Il offre une bonne persistance.

Il est intéressant ce Diamond, surtout son nez où il se passe beaucoup de choses. Pour moi il pèche ensuite par sa simplicité, mais permet de découvrir ce genre de rhums.


Oeil-vlourt

On reste en Guyane Anglaise mais on passe à un autre alambic avec son nom improbable (pour ne pas dire imprononçable) : Uitvlugt. Un rhum âgé de 18 ans.

Au nez, il est expressif et intense. On retrouve des caractéristiques de la Jamaïque (nous n'y sommes pourtant pas) mais pas seulement : la papaye très mûre, la poire et le poivre viennent s'y ajouter. Tout à fait intéressant.

En bouche, l'alcool se fait remarquer mais sans pour autant déséquilibrer l'ensemble. Le vernis revient, alors qu'un aspect végétal apparaît. Le poivre devient plus intense et certains fruits détectés au nez nous accompagnent.

La finale est très longue et continue à nous faire penser à un rhum de Jamaïque, avec des arômes torréfiés en plus.

Encore un rhum qui ne démérite pas, à l'intersection de la Guyane Anglaise et de le Jamaïque.



Et voilà, je vous avais pourtant dit que tous les rhums de la première photo n'apparaitraient pas dans ce premier article, alors ne faites pas vos étonnés

On termine donc cette série de quatre et nous en retrouverons dautres prochainement :)


dimanche 11 janvier 2015

2014, une année variée, diversifiée... bref, riche - Partie 1

Bonne année ! Mais surtout bonne santé, c'est important la santé, tout ça tout ça...


Avant de nous attaquer à cette année qui débute, c'est le moment de faire un point sur l'année qui vient de s'achever.
Pas question de vous faire un résumé exhaustif de ce qu'il s'est passé, d'autant que vous avez déjà eu droit à bon nombre d'articles vous narrant mes aventures tout au long de l'année.

Je me suis dit que j'allais vous parler de certains rhums que j'ai achetés en 2014 et qui me semblent assez important ou représentatifs de mes goûts du moment ainsi que de mon évolution rhumesque.



Haïti, l'autre pays du rhum
Janvier - "Sans clairin ni trompette"


Commençons donc par le commencement et attaquons cette rétrospective revisitée (avec du croquant et du fondant - pardon pour cette "blague" que personne ne comprendra et c'est tant mieux) par un rhum blanc, normal nous sommes au début, à l'origine ;)

Ou plutôt qu'un rhum, un clairin, le Sajous, mon tout premier "rhum" d'Haïti. Je me souviens qu'il m'avait impressionné de par son intensité aromatique, comme un rhum agricole blanc sous amphétamines. Il s'agit également de mon tout premier alcool non vieilli - le premier d'une série qui ne cesse de s'agrandir.

C'était une introduction à ces produits très brut et très nature ; je n'avais pas encore idée de ce à quoi pouvait ressembler un Casimir batch 1, c'est dire, à rien d'autre existant sur cette planète :D



Un rhum breton, ou presque ;)



Février - "Don Jose de la Vega de la Plancha una Cerveza por Favor"

Nous continuons notre voyage dans le temps avec un "petit" embouteilleur indépendant de qualité et français qui plus est : Whisky & Rhum. Cette maison rennaise nous propose sa gamme "L'Esprit", chaque référence étant présentée en brut de fût et en version réduite (à 46%).
J'ai acheté ce rhum du Panama en version full proof, ce qui lui donne clairement une profondeur et une pèche décuplées.

Ce qui m'a plu chez lui c'est son côté gourmand qui est contrebalancé par cette puissance amenée par ses 57.8° ; le parfait dessert/digestif. Moi qui ai toujours besoin d'une petite note sucrée après un repas, eh bien ce rhum peut faire remplir ce rôle. Sucré, long, noix de coco.
Tout ça à un prix raisonnable... Que demander de plus ? :)




La remplaçante :)
Mars - "Oh la Bielle bleue !"


Voilà encore une de mes premières bouteilles d'agricole. Je pense qu'avec le Depaz XO (mon premier agricole), c'est la bouteille qui m'a définitivement converti au style français.

Je parle ici du Bielle brut de fût 2003, qui est pour moi le meilleur de tous les rhums venant de cette distillerie (si on met de côté le 1994, 17 ans...). Il parvient à associer puissance et douceur, est exceptionnellement long et ne vous écœurera jamais ; oui votre bouteille risque de passer vite, la mienne s'est comme par magie retrouvée vide, plus tôt dans l'année.
Ajoutons à cela que vous pouviez facilement trouver cette bouteille à moins de 70€. Bon, malheureusement, depuis qu'il y a un nouveau distributeur en métropole, on ne la trouve plus à moins de 80€ chez nos cavistes, dommage.

Soulignons la qualité des blancs de cette distillerie également, leur 59° est vraiment très bon en ti punch (tout de même avec modération du fait du degré d'alcool).

Pour finir, il est à noter que cette bouteille est (et vraisemblablement restera) une des rares de Guadeloupe (ici Marie-Galante pour être précis) que je possède, préférant généralement les rhums de Martinique.




<3
Avril - "Vous êtes Velier ? Non je suis balance."

Je vous ai déjà rebattu les oreilles avec la bouteille qui suit.

Premier brut de fût, premier Velier, première grosse claque, premier rhum au nom improbable...
Vous l'aurez deviné, je veux parler de l'UF30E, bouteille presque impossible à trouver aujourd'hui.
Il s'agit ici de la troisième (et dernière - oui quand même, non mais parce qu'il ne faut tout de même pas exagérer) bouteille que j'ai pu me procurer (à l'occasion de la boutique éphémère Velier). C'est vraiment le genre de bouteille que vous voudrez doubler voire tripler dans votre cave afin d'en garder de côté pour vos vieux jours, même si, oui c'est un budget.

Rhum superlatif que celui-ci, avec plus de 60% d'alcool, une part des anges très élevée, une puissance, une évolutivité et une richesse hors du commun ; une bombe gustative !

Et si vous pensiez qu'UF30E est un nom étrange, sachez que la distillerie dont provient cette merveille est Uitvlugt en Guyane Anglaise ; vous devrez donc convenir que UF30E ce n'est pas si mal que ça comme nom ;)




To be continued...






dimanche 5 octobre 2014

Mon Rhum Live 2014 - Les dégustations

Ça fait déjà une semaine ; une semaine que j'ai passé une excellente après-midi au Whisky Live - mais pour le rhum :)


Je dois dire que j'y allais sans trop en attendre et ce pour plusieurs raisons.
Avant tout du fait que ce soit un salon - principalement - consacré au whisky mais également du fait du prix élevé du ticket d'entrée ; 40€ pour un jour pour un billet normal (et non pas un billet VIP). Je veux dire par là que je ne voyais pas vraiment comment ce prix allait être "justifiable" pour l'amateur de rhum que je suis.

J'avais tout faux et je vais vous expliquer pourquoi :D



Me voilà donc en route pour cet événement parisien, qui avait lieu cette année encore à la Mutualité dans le 5ème arrondissement. J'y vais le deuxième jour, le dimanche (ça dure jusqu'au lundi mais cette dernière journée n'est accessible qu'aux professionnels) et y retrouve un petit groupe d'amateurs de spiritueux.

Petite difficulté à l'entrée (non pas avec la poussette cette fois :P) étant donné qu'on ne peut pas avoir de sac avec soi (si ce n'est un truc modèle réduit, dans le genre sac à dos pour playmobil). Heureusement je n'avais rien de vital avec moi si ce n'est mon portefeuilles et mon appareil photo qui ont tous deux finis dans mes poches, alors que le sac, lui, s'est retrouvé au vestiaire (gratuit).

Nous voilà prêts à affronter la foule, armés de notre petit livret explicatif remis en échange du billet d'entrée. Bien foutu le livret en question. Il nous permet, entre autre, de voir que les alcools non-whisky sont au niveau -1 ; "Super, ils nous mettent à la cave..." ai-je pensé - oui il m'arrive d'être un peu bête.

Nous descendons la volée de marches et arrivons dans une pièce spacieuse et loin d'être bondée. On repère les lieux, avec les nouveaux Demerara par ici, les Clairins par-là, les agricoles à côté etc...

Et là ze couestionne : par quoi commence-t-on ? Notre réponse à cette question : plus ou moins suivre un chemin logique de dégustation, avec donc pour débuter les traditionnels (mais pas les monstres de Velier ;)).

L'Île Maurice bien représentée :)

Premier stand : New Grove. Si vous suivez mes aventures depuis le début, vous savez que leur 8 ans a été une de mes premières bouteilles et qu'il m'avait particulièrement plu à l'époque. C'était donc l'occasion d'y retremper mes lèvres mais aussi de goûter au reste de leur gamme, y compris le single cask, tiré à très peu d'exemplaires et qui me faisait de l’œil depuis bien longtemps.

On entame la dégustation par le blanc, agréable surprise ! Question rhums blancs, pour moi il n'y a pas photo, il y a ceux issus du pur jus de canne et... pas grand-chose d'autre. Mais là, je l'ai trouvé plus intéressant et aromatique que les autres traditionnels que j'avais pu goûter jusqu'alors ; toujours pas au niveau des agricoles pour autant, mais bien.
Nous avons fait l'impasse sur le spiced (sorte de rhum aromatisé et sucré dans la plupart des cas, destiné à la mixologie - terme pompeux pour dire "à faire des coktails") et sommes directement passé au 5 ans, en fait un assemblage de 5, 6 et 7 ans, les deux derniers étant là pour arrondir les angles. Il est encore jeune cependant et manque, pour moi, de rondeur et de complexité ; je suis certain que certaines personnes le préféreront au 8 ans, question de plaisir personnel (non, pas celui-là...).
Le 8 ans justement ; toujours agréable. Il est vrai que l'évolution de mes goûts m'a amené vers des rivages un peu plus puissants et complexes mais j'ai pu tout à fait comprendre pourquoi il m'avait plu à l'époque avec ce boisé bien présent.
Vient enfin le moment de déguster ce single cask (fût unique) tiré à très peu d'exemplaires, moins de trois cents je crois.
Et bien au final, légèrement déçu (mais j'en attendais sans doute trop). Bien qu'il soit vieilli 9 ans, je le trouve plus proche du 5 ans que du 8 ans. Le côté brut de fût (presque 50°) est sympa et lui donne encore plus de longueur mais je lui ai trouvé un côté trop jeune en bouche. Tant pis.


D'autres rhums italiens ; il n'y a pas que Velier dans la vie. Quoi que... ? :P
Second stand : Rum Nation.
Voilà un autre embouteilleur italien, oui il y a en plusieurs, les italiens sont plutôt bons en ce domaine. J'en ai quelques-uns à la maison mais encore aucun d'ouvert, voilà donc l'occasion de tester un peu leur gamme.
Là, je me dis, on va commencer par le blanc et finir par le Caroni ; tout faux !
Le Barbados anniversaire tout d'abord. On reconnait le style des Barbades que j'aime beaucoup, même si là je lui ai trouvé un manque d'intensité, un peu trop doux, pas sucré attention.
Voilà ensuite un Demerara (région de Guyane anglaise mais vous devriez le savoir depuis le temps que je vous en parle), le Solera N°14. Pas grand-chose de solera pour moi dans ce rhum - ce qui n'est pas forcément un mal. Un côté plus franc et moins subtil que le précédent avec des arômes plus marqués avec par exemple du tabac. Toujours pas vraiment mon truc, rien d'exceptionnel.
Le Caroni pour continuer, ces rhums de Trinidad si particuliers par lesquels je ne suis toujours pas entièrement convaincu. Eh bien celui de Rum Nation est plus abordable que les Velier. La principale différence : il est "sucré". Bon, ce n'est pas une bombe de sucre non plus mais il n'est pas sec comme ses homologues d'autres embouteilleurs. Pas mal donc.
Et enfin, ce Jamaïcain blanc. Avant de l'avoir dans le verre j'étais vraiment très surpris que le représentant de la marque nous suggère de finir par celui-ci, surtout après un Caroni, qui pour moi signifie souvent "saturation des papilles".
Bon... Il avait évidemment raison ce brave monsieur. Non seulement ce rhum non vieilli était-il légèrement plus fort en alcool que le Caroni mais ses arômes étaient tout bonnement hallucinants pour moi. Du jamais vu dans les rhums blancs traditionnels ; puissance, richesse, complexité, évolutivité. En deux mots : fort bien ! J'essaierai de le regoûter chez un caviste pour être définitivement fixé.

Aller simple pour la Thaïlande.
Bon on se dit qu'il est temps d'aller voir les créations Velier.
Mais en chemin, nous voilà attirés par un rhum d'une marque encore inconnue : Chalong Bay.
Nous nous y arrêtons et sommes abordés par les sympathiques personnes représentant la marque. Ils nous expliquent qu'il s'agit un rhum thaïlandais (ah quand même !), plus précisément distillé à Phuket (ah quand même !²) et que la canne à sucre est justement originaire du sud-est asiatique et qu'il est donc logique de produire du rhum de cette région du monde.
Nous dégustons et je suis surpris : des saveurs de rhum agricole, alors que sans avoir vérifié, je m'attendais à un rhum issu de mélasse. Je demande donc confirmation, et oui, voilà un rhum fait à partir de jus de canne. Et surtout, voilà un rhum pas mal du tout. Seul bémol en ce qui me concerne, un petit manque de puissance avec ses petits 40°.

Nous sommes curieux et posons pas mal de questions, voilà les quelques informations que nous avons pu glaner. Leur principal débouché est la Thaïlande et ils commencent toujours à s'attaquer au marché européen. Ils ont plein de projets, avec des versions plus fortes en alcool et des rhums vieillis - franchement, j'ai hâte :)


Nous ne pouvions pas faire l'impasse sur le stand d'à côté : Bielle.

Bielle est une distillerie de Guadeloupe, ou plus précisément de Marie-Galante. Toute la gamme en dégustation, ça promet. Connaissant le 2006 et le brut de fût 2003 (tout simplement excellent mais dont le prix a malheureusement récemment augmenté !), je décide de tester le blanc (à 59°, réputé pour faire les ti'punchs), l'Ambré, pas très intéressant et enfin le millésime 1998 (la carafe à droite sur la photo).
Je suis mitigé sur cette dernière. La puissance est bonne, le nez est intéressant, l'attaque en bouche est bien, mais voilà, la finale ne me plait pas et la finale c'est important, c'est ce qui dure... Je pense que cela vient du boisé, qui est trop marqué du fait du long séjour du rhum dans les fûts mais aussi de la nature du bois utilisé. J'ai déjà trouvé ce goût, qui n'est pas au mien, dans le Trois Rivières 8 ans, le Saint James 15 ans ou encore le Longueteau XO. Il va falloir que je me renseigne sur des potentiels points communs entre ces rhums.
Pour la petite histoire, juste hors champ sur la photo (à droite) était exposé le fameux Bielle millésime 1994, qui m'avait tellement séduit le jour où j'avais eu la chance d'y tremper les lèvres. Malheureusement, celle-ci n'était pas en dégustation :(


Prochain arrêt : Haïti. Et également le premier stand Velier. Depuis l'année dernière, l'embouteilleur italien propose trois clairins différents.
Le clairin est un alcool de canne à sucre. Son élaboration est tout à fait semblable à celle du rhum si ce n'est qu'il n'est pas raffiné après la fermentation. De plus, cette gamme est "plus que bio", puisqu'il n'y a aucun produit chimique utilisé sur la canne et que toute la récolte se fait à la main (et le transport par des bœufs). Ils sont embouteillés à leur dégré naturel.
Je connais bien ces trois clairins, puisque j'ai une bouteille de chaque de l'année dernière. Les trois ont des profils aromatiques bien marqués et très différents ; ils s'échelonnent du Sajous, le plus proche d'un rhum blanc agricole, jusqu'au Casimir, d'une intensité remarquable - certains amateurs ne jurent que par lui, je le trouve personnellement "trop". Ses arômes de truffe et de litchi "pourri" sont écœurants à mon goût. Et entre les deux, le Vaval, finalement mon préféré des trois, qui présente un bel équilibre.
Bon et bien, surprise, cette année, les revoilà, mais ce sont en fait de nouveaux millésimes et leurs identités gustatives en sont totalement modifiées. Aucune n'a l'exubérance du Casimir précédente version par exemple. En revanche pas de surprise, ils sont bons :D
Il va falloir que je les déguste à nouveau afin de me les (ré)approprier ; cela ne devrait pas trop me demander d'efforts ou de sacrifices ;)


Au moment où j'écris cette légende, je suis en train de finir ma bouteille :)
Sur le stand contigu sont présentés les "fameux" Rhum Rhum nés de l'association de plusieurs grands talents du monde des spiritueux : Bielle - Capovilla - Velier.
Je vous ai déjà parlé de certaines de ces bouteilles sur mon blog et je ne vais pas trop m'y attarder.
L'idée de Luca Gargano (l'instigateur du projet) était avant tout de créer une eau-de-vie de canne d'une très grande qualité, c'est pour ça qu'il a choisi Bielle (réputé pour ses excellents rhums et la qualité de leur canne à sucre) et Vittorio Gianni Capovilla, expert en eaux-de-vie de fruits (certaines de ses créations étant d'ailleurs également en dégustation au Whisky Live). Les savoir-faire conjugués de ces trois "associés temporaires" ont naturellement donné un résultat tout bonnement exceptionnel.
Le rhum blanc est un des meilleurs que j'ai pu goûter et est disponible en deux versions, la verte, réduite à 41° et la orange au degré naturel de 56°. C'est cette dernière qui vaut vraiment le détour, elle offre plus de complexité et de puissance que sa version "light".


Des langoustes...
Avec une telle matière première, vous ne serez pas surpris, les rhums vieillis sont de petites merveilles. Ils portent le nom poétique de Libération 2010 et Libération 2012 (il devrait y avoir un Libération 2015 en fin d'année prochaine), le précieux liquide étant libéré de son fût.
Le 2010, qui commence à être dur à trouver, n'était malheureusement pas dégustation, en revanche le 2012, lui aussi sous ses deux formes, était bien là.
Et là aussi ma préférence va au brut de fût (59.8°). La pierre à fusil et la poudre y sont très présentes et c'est ça que je lui trouve de si agréable. La bouteille n'est pas donnée, on se rapproche des 100€ mais je ne regrette vraiment pas mon achat d'il y a bientôt un an.
Quoi qu'il en soit, j'ai vraiment hâte de découvrir le prochain Libération !


Merci à Jean-François pour la photo (j'ai réussi à paumer les miennes...)

Nous y sommes ! Le moment d'aller goûter les nouveaux/futurs embouteillages de demerara de chez Velier.
Quatre étaient présentés et pas tous les mêmes que j'avais pu découvrir lors de mes visites à la boutique éphémère il y a plusieurs mois. Cependant au moins un point commun : dégustation faite par le passionné et très sympathique Daniele :)
Proposés aujourd'hui : un Diamond 1999, un Uitvlugt 1997 et deux blends, un Diamond & Port Mourant et enfin un Enmore & Port Mourant.
Ma préférence va à l'Uitvlugt, dans lequel je retrouve certains traits caractéristiques de ces Demerara que j'aime tant, si je devais le rapprocher d'autres, je dirais : mélange de l'Enmore 1995 et du Diamond 1981. Si je devais critiquer quelque chose, je dirais qu'il manque un peu d'originalité. Mais son équilibre me fera l'acheter sans aucun doute.
Le Diamond, à l'inverse, est celui qui m'a le moins convaincu. Y domine un goût de tabac, que j’apprécie par ailleurs lorsqu'il est présent en périphérie des caractéristiques principales ; ici, il est trop présent pour moi. Il y a aussi de la fumée (oui ça reste dans le thème ^^).
Je dois avouer ne pas me rappeler exactement les deux blends... Honte sur moi. Ce dont je me souviens, c'est que j'ai préféré le Enmore & Port Mourant. Dans tous les cas, je vais devoir regoûter tout ça ! :)
Une manière de résumer : j'ai préféré les non Diamond ^^


Les trois, avec pas mal d'infos. Et non, ceci n'est pas mon ombre, mais un effet artistique ! :P
On reste, pour finir, chez Velier, mais on change de pays ; à nous Trinidad !
Deux (au moins) futurs embouteillages vont sortir de la distillerie Caroni dans les mois (semaines ?) qui viennent. Un 1998 et un 2000.
Pour être plus précis, un single cask 2000, à 70°, nom d'un petit bonhomme en mousse ! Et un millésime 98, potentiellement embouteillé en brut de fût (64.5°) ainsi qu'en version réduite à 55°.
Peut-être est-ce moi qui me fait de plus en plus à la typicité Caroni, ou bien ces deux-là étaient-ils meilleurs que certains autres que j'ai pu goûter, quoi qu'il en soit, j'ai bien aimé.
J'y ai retrouvé les arômes Caroni mais avec plus de complexité. Maintenant, c'était la fin de journée et surtout la fin de dégustation, mes souvenirs sont... moins frais :D
Ils ont d'ailleurs apparemment eu beaucoup de succès dès le samedi, car les quantités restantes dans les bouteilles étaient vraiment minimes et du coup, pareil dans les verres, un peu dommage.


Conclusion des dégustations : vraiment très bien ! Pas mal de choses à tester, pas trop de monde aux stands et beaucoup de gens passionnés pour vous faire découvrir leurs produits.
C'est sûr, j'y retournerai l'année prochaine :)


lundi 14 juillet 2014

La ligne 4 ou ma route du rhum - 3ème arrêt : Château d'Eau

Et c'est reparti pour un tour de métro, toujours sur la ligne 4, avec une poussette qui se fait lourde et ça n'aide pas avec les nombreux escaliers. Trois petits arrêts et nous voilà à Château d'Eau, quartier parisien haut en couleur. Notre destination : la rue du Faubourg Saint-Denis, au numéro 54.


Julhès Paris

Tout en simplicité
Ne vous trompez d’entrée, la maison Julhès a des boutiques au 54, au 56 et au 58 J Celle qui nous intéresse est donc celle du 54. En effet c’est là que vous trouverez le plus grand choix de rhums, mais pas seulement, je vais y revenir.

Avant ça, vous l’attendez impatiemment : « Le Franchissement de la Porte ». Vous voyez le passage du Seigneur des Anneaux où la Compagnie tente d’ouvrir la porte menant à la Moria ?
Eh ben, ici c’est tout l’inverse, il n’y a pas de porte ! Le magasin est ouvert sur la rue, voilà qui fait plaisir à l’homme à la poussette que je suis J Même si après tout cet entrainement ça en est presque trop facile ^^
Le magasin en lui-même respire l’histoire, ici tout est en bois et ça en jette !
Une belle vitrine qui met en avant tous les produits de la boutique, et il y en a, puisqu’ici nous n’avons pas que du rhum, loin s’en faut.
Sur la droite et sur plusieurs mètres tout le long du mur, beaucoup de produits d’épicerie de qualité. La partie centrale est occupée par la charcuterie et le fromage. Sur votre gauche : des vins ; et il y en a des vins. Nicolas Julhès sera sans doute là pour vous donner des très précieux conseils sur leur cave.
Allons un peu plus loin vers le fond, où des reflets sur du verre attirent l’œil.


Nous y voilà : l’espace dédié aux spiritueux.
A gauche, surtout les eaux de vie de vin, avec des bouteilles d’Armagnac impressionnantes, certains millésimes étant particulièrement vieux. En face une très belle sélection de whiskys. A droite, le rhum (et pas loin les eaux de vie de fruits, le gin, la vodka etc…).
Là aussi vous aurez à faire à des passionnés, et qui ont une connaissance croisée de pas mal de spiritueux, il sera donc super sympa d'échanger et d’apprendre.
Outre la possibilité de discuter rhums (et autres), vous pourrez aussi déguster ; toutes les bouteilles ouvertes sont là pour ça et ça en fait pas mal. Mais n'y allez surtout pas avec de gros sabots, restez humble, ça aide.
Les prix pratiqués sont modiques et ça fait plaisir. Alors que certaines bouteilles auront vu leur prix monter (sur internet par exemple), ce n'est pas forcément le cas ici.


 Je n'ai découvert Julhès que plus récemment et on se rend compte que je cherchais alors déjà des Demerara de chez Velier (ces deux-là ne sont malheureusement plus disponibles chez Julhès depuis mon passage il y a plusieurs mois et j'ai eu beaucoup de chance de mettre la main dessus...).




Mes impressions à moi que j'ai :
- C’est mon approvisionneur en rhums le plus récent et je n’y suis allé que quatre fois, j’ai encore pas mal de choses à découvrir.
- Se faire conseiller par le vendeur du rayon fromages, qui connait plus de choses que vous en spiritueux ^^
- Eau de vie de poire de Cartron : essayez-la (voire achetez-la J), vous aurez l'impression de croquer dans  une poire, juste incroyable.
- Regarder toutes les autres merveilles dont cette institution regorge, alcool ou non.
- Le MG 9 ans est vraiment très bien et pas facile à trouver ailleurs à ce prix-là, alors si il en reste, vous savez ce qu'il vous reste à faire ;)
- L'atmosphère de "vieille maison parisienne" est super agréable
- Leur cave fait un peu effet de caverne d’Ali Baba dans mon esprit, juste dans mon esprit puisqu’elle n’est pas accessible au commun des mortels. J’aimerais bien me faire petite souris pour aller y faire un saut !




J’espère que ces visites de mes « fournisseurs » de rhums vont ont plu.

Si je devais conclure, je dirais : essayez les trois, ils valent tous le coup dans un style différent. Il n’y a pas longtemps je me suis même fait les trois dans la même journée (mais sans la poussette à vrai dire, honte sur moi !) et pas une seconde il y a eu l’ombre d’un début d’overdose :D


Et la conclusion de la conclusion : non, la poussette, ce n’est vraiment pas pratique dans le métro... :(