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dimanche 2 octobre 2016

Mon Rhum Live 2016 - partie 1




Les dates du Whisky Live à Paris cette année ne sont pas bien tombées ; j'avais un week-end avec des amis en Bourgogne, week-end qui a été loin d'être de tout repos.
Du coup, je fais une croix sur le samedi et pense y passer environ deux heures le dimanche, avant de pouvoir y passer plus de temps le lundi.
Ça, c'est mon plan. Pas franchement étoffé comme plan mais c'est tout ce que j'ai.

C'est dans un triste état de fatigue très avancée, que j'arrive donc dimanche à la Cité de la Mode et du Design dans le 13ème arrondissement de Paris, là où tout va se passer.
Je retrouve mon camarade de crime à l'intérieur et direction l'espace rhums, qui fait plus ou moins la même taille que l'année passée et on y retrouve les mêmes acteurs.
Je n'ai qu'un billet découverte, donc pas d'espace VIP ou de bar collector pour moi cette année (je me suis rattrapé le lundi, rassurez-vous, puisque l'espace réservé aux acheteurs de billets à plus de 100€ sur le w-e, est ouvert à tout le monde lors de la journée réservée aux professionnels).

Et là comme d'hab, on se pose la question : "On commence par quoi ?". Bien qu'il soit tentant de tester les nouveaux Caronis de Velier, cela ne semble pas être le plus avisé d'un point de vue survie des papilles.
On ml'a donne, que je ne sais pas quoi faire avec :x
Et c'est là qu'on tombe sur un rhum inconnu au bataillon, à consonance hispanique. Bon, ça n'augure pas grand-chose de bon, vous connaissez mes goûts, mais ça se tente. Ah ben non en fait, ça ne se tente pas vraiment, ce rhum cubain, qui répond au nom de Pacto Navio, ne présente à peu près aucun intérêt. Voilà vraisemblablement un rhum de plus distillé à très haut degré d'alcool auquel des arômes ont été rajoutés.
Bref, comment bien commencer mon expérience Whisky Live...

Je me dirige ensuite vers le stand Plantation, afin de rester sur des bouteilles à faible degré d'alcool. Mais voilà, c'était sans compter sur une nouveauté de la maison Ferrand : la gamme Extrême. Il s'agit en fait de single casks brut de fûts. Ma première réaction a été : "Voilà une bonne chose que Plantation se mette à faire ça en plus de leur gamme habituelle."
Cela s'est-il vérifié à la dégustation ? Eh bien plutôt, je dois dire. Ils n'ont pour l'instant que deux références (pas encore commercialisées) : un Barbade et un Sainte Lucie.
Le premier est un Foursquare, et comme tous les autres Foursquare brut de fûts de que j'ai pu goûter, c'est bon. Ils se ressemblent sensiblement les uns les autres et sont donc tous agréables, sans être révolutionnaires. Nous avons donc de la vanille, de la coco, du tabac, du bois et un côté grillé ; ça fonctionne bien.

Le Sainte Lucie est lui plus atypique et je n'aurais jamais pensé à cette île à l'aveugle. Le nez est sur des notes empyreumatiques à tendance fumée. La bouche, sèche, reste sur cette même impression mais une certaine gourmandise apparait sur la finale où la vanille vient troubler son profil assez monolithique. Intéressant car atypique mais ce n'est pas trop mon truc, je trouve qu'il lui manque quelque chose.

Après une intéressante conversation avec Alexandre Gabriel sur la transparence dans les spiritueux, nos pas nous mènent vers nos Antilles Françaises.


Ici version verte : brut de colonne 
C'est en Martinique que nous nous arrêtons, chez Neisson, petite distillerie dont il n'est plus nécessaire de faire l'éloge (Même si ce n'est pas si simple ; pour moi les blancs et les très (très) vieux et/ou les millésimes valent le coup, mais leur gamme de vieux "basique" je n'accroche pas du tout).

Nouveauté cette année, le premier blanc agricole bio ! Il n'y a pour l'instant que très peu de bouteilles, étant donné que les parcelles ayant reçues le label bio sont encore bien petites. Ils ont la volonté d'augmenter la surface dédiée à la culture de canne bio mais cela demande beaucoup de temps et pas mal d'argent.
Bref, ce tout nouveau rhum blanc est pour l'instant disponible en deux versions, à 66% et à 55%.
Seule la version brut de colonne étant disponible, nous demander à la goûter.
Quel nez ! La canne dans toute sa richesse. Des arômes terreux, légèrement huileux, végétaux et une légère acidité viennent complimenter cette canne fraîche. Vraiment magnifique. A noter que mon frère lui a trouvé un franc côté "légume vert bouilli", du genre épinard (non il n'était pas bourré, en tout cas pas encore :p).
Malheureusement, la suite de la dégustation n'est pas au niveau (il faut dire qu'il n'est pas aisé de rester aussi haut). L'alcool est incroyablement bien intégré mais ce rhum se fait moins expressif en bouche et sur la finale, qui n'en est pas moins très longue.

J'ai alors eu comme une soudaine envie d'aller déguster l'Intense de Karukera (le stand étant tout proche), afin de comparer ces deux rhums blancs pur jus. Eh bien là où le nez est clairement un cran en dessous, la bouche est en revanche plus explosive. Il est aussi un peu plus simple que le Neisson.
Conclusion : oui ce sont deux grands rhums blancs mais aucun des deux n'est parfait et vous devrez y goûter pour trouver votre préféré.

Comme nous étions sur le stand Karukera, il était tout naturel de déguster leurs deux nouveautés : un millésime 2008 et un 2009.
Ce 2008 a connu un double vieillissement, d'abord dans des fûts neufs, de manière assez courte (je ne saurais dire combien de temps exactement), ce qui va apporter des tannins. C'est ensuite qu'il sera mis en fût de Cognac pour la plus grande partie de son vieillissement.
Au nez, il est délicat sur l'amande et la réglisse. En bouche la texture est veloutée et il est assez fin ; on y trouve à nouveau de la réglisse mais aussi du sucre roux. La finale est longue et apporte un côté torréfié et fumé. Pas mal ce rhum ma foi.

Du nouveau chez Karukera
Le 2009 (Select Casks) est un assemblage de 13 fûts (tous ayant contenu du cognac au préalable). A noté qu'il sera disponible à 45% alors que la bouteille présentée au salon était, elle, à 55%.
Au nez, nous avons bien un rhum pur jus, sur les fruits à coque, les épices douces, le noyau de cerise et le bois. Il est bien équilibré même si l'alcool se sent. En bouche malheureusement, je l'ai trouvé trop sur l'alcool justement, alors que la finale est longue et dominée par le bois.
Moi qui suit normalement nettement en faveur des versions brut de fût, j'ai été intéressé de voir que ce rhum gagnerait sans doute à être réduit à 45%.


Voilà les belles !
Et c'est alors que, la journée approchant de la fin, nous sommes allés voir Velier et ces nouveaux caronis dont tout le monde parle.
Le "ciao" obligatoire à Daniele et c'est parti.
La version réduite à 57.18% pour commencer - à noter que ce degré d'alcool correspond au degré traditionnel des navy rums qui étaient emportés sur les bateaux de la marine britannique, en deçà duquel la poudre à canon qui en aurait été imbibée n'aurait plus été inflammable.
Un nez très gourmand qui offre des arômes de vanille, de fruits à coque (noix et amande), ainsi que du caramel et une discrète, très discrète empreinte caroni.
Et là je me retrouve comme un benêt puisque je n'ai pas écrit de commentaire sur le bouche dans mes notes :x Mais on va faire comme si de rien n'était et continuer.
La finale, elle, est un tantinet plus caroni mais toujours gourmande avec ses notes de vanille et de sucre roux.

La version full proof - à 70.1% tout de même - sera le prochain rhum sur la liste et le dernier pour cette journée.
On y retrouve la même gourmandise au nez, mais elle est ici encore exacerbée : une pâte à gâteau à la vanille et aux éclats de fruits à coque... Un régal pour les narines (à condition de ne pas enfourner le nez dans le verre). Ce que l'on a en plus du réduit, ce sont de discrètes notes torréfiées et de tabac. Très très agréable et délectable.
La bouche se fait plus Caroni que le nez ou que la bouche de la version à 57% (d'après ce que j'ai écrit, mais comme je n'ai rien écrit pour la bouche de ce dernier il ne me reste plus qu'à me faire auto-confiance, on n'est pas dans la panade... ^^).
La finale, est bien entendu interminable et associe typicité caronienne et gourmandise avec surtout la vanille, qui contrairement à d'autres caronis, est ici loin d'être écœurante.


C'est là que je m'arrête pour cette première partie. Restera tous les rhums des 60 ans de la Maison du Whisky plus quelques autres. Et ça en fait un paquet...


dimanche 4 octobre 2015

Mon Rhum Live 2015 - partie 1


Voilà une rentrée chargée ! Logique, c'est la rentrée :P

Des événements chez les cavistes avec la visite des représentants des distilleries et la présentation de leurs nouveautés mais aussi des événements de plus grande échelle, avec le salon de Berlin à venir, celui de Spa en Belgique d'ici quelques jours et bien sûr, et c'est celui qui nous intéresse ici, le Whisky Live à Paris..

Devrait être exceptionnel !
Cette année ce salon aura pris ses quartiers sur les quais de Seine à la Cité de la Mode dans le 13ème arrondissement. C'est sur trois jours - deux pour le public et un réservé aux professionnels - que ce rendez-vous immanquable s'étend ; bien assez de temps pour faire le tour de tous les rhums présentés, mais sans doute pas des whiskys, ça tombe bien, c'est le rhum qui m'intéresse :)

Quand vous décidez d'aller sur un tel événement, il faut faire des choix, surtout quand le prix est aussi élevé : 70€ pour une journée (ajoutez-y 30€ de plus pour avoir un billet VIP).
Heureusement pour moi, j'ai pu avoir une place pour la journée pro, ce qui m'a permis de n'acheter qu'un seul ticket (non VIP) pour le dimanche. Deux jours ça suffit, surtout que l'offre en rhums y est nettement moins importante que pour le Rhum Fest.
Quand ils étaient encore à 45%

Autre facteur de choix dont il faut tenir compte : les master class. Certaines sont planifiées pour le samedi et d'autres pour le dimanche, s'il y en a une que vous ne voulez pas manquer (par exemple celle animée par Luca Gargano et Dave Broom - au hasard :p), alors le choix est vite fait. Comptez tout de même quelques dizaines d'euros en plus pour y assister.

Oui le w-e peut vite revenir cher si vous vous laissez emporter :)
Aaahh ces vieux agricoles millésimés...
D'autant plus que cette année aussi, un bar collector était à la disposition des visiteurs. Il vous permet de goûter à des rhums d'exception pour quelques euros. Vous avez le choix : de vieux Demerara de chez Velier, des millésimes martiniquais ou encore d'intéressantes curiosités.
Il faut savoir se contrôler ! L'année dernière j'avais pris un verre de Skeldon 1978 et je m'étais rendu compte que c'est une erreur que de vouloir le déguster sur place, on n'a pas le temps et les conditions ne sont pas les meilleures ; du coup j'avais apporté mes petits échantillons vides afin de pouvoir ramener chez moi ces rhums d'exception et prendre mon temps pour les apprécier à leur juste valeur.
Je me suis "moyennement" restreint et suis reparti avec trois samples : un Bally 1992, un Saint James 1982 et Barbancourt de la vieille époque. Ils ont rejoint ma collection d'échantillons et seront bus dans un futur plus ou moins proche.



Bref pour moi c'est dimanche et lundi.
Et avant de vous en faire le compte-rendu, je vais être obliger de vous narrer mon plus gros FAIL du salon.

Lundi : journée pro. J'ai vu sur le programme que Luca (et Dave Broom) vont refaire une matserclass à 14h30 (en plus de celle de samedi) et je compte bien y aller. Cependant je ne vois pas de méthode de réservation sur le site et je décide donc de me renseigner le matin même pour ne pas manquer ça.
Entre deux dégustations, j'essaye donc d'obtenir des infos mais Daniele ne sait pas et les quelques personnes de LMDW (La Maison du Whisky, qui organise l'événement) que je croise ne savent pas non plus. En deux mots : ça n'avance pas...
Un peu plus tard je croise une connaissance qui m'apprend que toutes les places ont déjà été réservées et qu'il n'y a donc pas moyen d'y assister. Je suis triste :(
Je me fais une raison, continue de découvrir quelques jolis rhums et puis décide de rentrer chez moi. A ce moment-là il est 14h25, lorsqu'en chemin vers la sortie je passe devant la pièce où sont organisées les master class. Il y a la queue devant (les chanceux qui ont pu avoir d'une manière ou d'une autre une place) et je me décide à aller voir les deux hôtesses à l'entrée qui vérifient les noms pour leur demander la marche à suivre afin d'avoir une place. Elles m'expliquent que l'option était disponible sur internet mais qu'il est désormais trop tard (oui je m'en doutais hein). Cependant, elles m'expliquent qu'avec les habituels désistements j'ai peut-être une chance de gratter une des dernières places. Je vais donc me positionner en fin de file d'attente et alors que la queue diminue je sens mes chances augmenter et reprends espoir.
Plus que cinq personnes devant moi, puis plus que trois, une de plus rentre. Nous ne sommes plus que trois à attendre. Je vois les hôtesses scruter la salle afin de trouver des places restantes, et elles en trouvent ! Deux...
Voilà, voilà... Dégoûté je suis et je resterai pendant quelques heures (je le suis encore un peu à vrai dire ;()

Ça, c'était la dernière étape de mon expérience Whisky Live 2015, heureusement il y en a eu un paquet d'autres avant ça et de bien meilleures.


La nouvelle tête des bouteilles de la gamme Plantation

Histoire de commencer par du "doux" qui ne marque pas trop le palais, direction Plantation et la dégustation de plusieurs bouteilles dont les quatre suivantes.
Barbados 2001 pour commencer, un rhum au nez assez prometteur, sur la vanille, les fruits confits et un léger côté poudre à canon. Le tout baigné dans une impression de douceur. En bouche, c'est plus simple et l'impression de douceur se confirme alors que la finale, assez longue, est dominée par la vanille.
Une bouteille et un oeil ;)
Le Jamaica 2001 ensuite. Je vous en ai déjà parlé (je crois) ; je le trouve bien, particulièrement pour ceux qui ne connaissent pas encore les rhums de Jamaïque et qui veulent s'y initier. En effet, il associe la typicité de cette origine à la douceur, ce qui le rend plus abordable.
Santa Lucia 2004 pour continuer. Il remplace le 2003 et il n'y a pas de révolution d'un millésime à l'autre. Il est dominé par des arômes empyreumatiques et envahit le palais instantanément dès qu'il est pris en bouche. D'une certaine manière il est encore plus marqué que son prédécesseur et son arôme fumé est encore plus présent.
Les rhums Plantation ont cet intérêt que les novices peuvent découvrirent pas mal de choses sans que ce soit un trop gros changement avec les rons d'entrée dans cet univers rhumesque. Que ce soient les arômes des rhums jamaïcains, des notes plus boisées ou encore brûlées.

Pour finir, j'ai eu le plaisir de goûter le Plantation Pineapple, ce fameux rhum infusé à l'ananas, pas disponible sur le marché européen. J'ai beaucoup entendu parler de ce rhum et c'est la première fois que j'ai pu le déguster ; sa réputation est-elle usurpée ? Eh bien non. Le nez est impressionnant d'ananas, il donne l'impression d'avoir le fruit sous le nez. La bouche est du même acabit et est plus sèche que l'on pourrait s'y attendre. Enfin, contrairement à ce que j'ai pu entendre, la finale est loin d'être courte et prolonge donc cette expérience saisissante.



On change de destination pour aller à Belize avec la compagnie aérienne Fair.
Voilà une marque intéressante à plus d'un titre : certifiée commerce équitable, aucun ajout à leurs rhums et... de bons produits :)
Ils n'ont pas beaucoup de bouteilles à leur arc et l'une des raisons à cela est qu'il est très compliqué de faire des rhums suivant les règles du fair trade. Originellement ils avaient un rhum de 5 ans de la Jamaïque (distillerie Worthy Park) et un autre de 5 ans de Belize (distillerie Travellers). Malheureusement la commercialisation du jamaïcain a dû s'arrêter car la certification commerce équitable ne pouvait plus être assurée.
Du coup, ils ont continué de proposer le 5 ans de Belize (nez assez gourmand puis sec en bouche sur la vanille, le bois et les épices) mais en ont également sorti plus récemment une version de 10 ans d'âge et enfin une 11 ans au degré alcoolique plus élevé (pas brut de fût mais à la réduction moindre).
Ce 10 ans a un nez plus complexe, plus profond (plus "grave" d'une certaine manière) et ajoute du fruit. Cette impression est confirmée en bouche et la finale est plus longue sur une vanille grasse assez plaisante.
Deux bouteilles et un cycliste :P
Le 11 ans - nouveauté sur le salon - est pour moi le meilleur des trois. L'année de vieillissement supplémentaire et ses 50.7% lui donnent un nez sec et gourmand (un côté gâteau très flatteur) ainsi que de légères notes de tabac. En bouche cette impression sèche et gourmande se confirme et c'est vraiment quelque chose que j'aime bien. La finale est longue sur le bois, les fruits à coque et la vanille. Une réussite.



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English version



My Rum Live 2015 - part 1


Here we go, a busy rentrée. Well, normal, it is the rentrée :p

Apart from several events at liquor stores where representatives from various distilleries are presenting their new products, we have as well events on a bigger scale; the upcoming Salon in Berlin, in a few days the one from Spa in Belgium and of course the one that is most interesting around here: the Whisky Live in Paris...
Should be exceptional!

This year the Show takes place on the banks of the Seine, at the Cité de la Mode in the 13th arrondissemnt to be more precise. The 3 days event – 2 days are open for everyone and one is reserved for professionals – leaves enough time to explore all present rhums – probably isn’t it enough to discover all whiskys, but that is none of my concern, it´s the rhum that matters here :)

If you decide to visit this event, choices are to be made, especially as it´s quite pricey; 70€ for one day (add 30€ if you´re up for a VIP ticket).
As I had the chance to get a ticket for the professional day, I was good to get just a one day pass (not VIP) for Sunday. 2 days are really enough, especially as the selection of rhum is not as rich as it´s for the Rhum Fest.
When they were still 45°
Another thing you have to keep in mind when making your ticket choice: the masterclasses.  Some are exclusively on Saturdays, others only on Sundays and if there is one you don´t wanna miss (for instacne the one lead by Luca Gargano and Dave Broom – random example :p), you're choice is an no brainer. However, count some more euros if you want to assist to a class.

Yes, the weekend budget can be reached quite fast if you get carried away :) Not helping with this issue neither is that the collectors bar is open to everyone. You have the occassion to try some exceptional rums for not that expensive... and again choices to make: the old Demerara rums from Velier, the old vintages from Martinique or even more interesting rarities... it takes a lot to actually remain in control of yourself.
Aaahh these old vintages...
Last year I took a glass of Skeldon 1978 and I realized that was a mistake to drink it right there on the spot; there is not enough time and the conditions are not the best; so this year I brang some empty little bottles to bring samples of these exceptional rums home to take my time to appreciate them the way they deserve it.

With some selfcontrol and restriction I went home with 3 little samples: a Bally 1992, a Saint James 1982 and Barbancourt from the old times. They joined my collection of samples and will be drank in a more or less near future.

However, I chose sunday and monday for my visit and before I am giving you a better insight view on my experiences and encounters, I am forced to talk about my biggest FAIL of the weekend:

Monday, Pro-Day: I saw in the programm that Luca (and Dave Broom) will do a Masterclass at 14:30 (on top of the one scheduled for Saturday) and I thought: great! Let's go!
As I didn´t see an option to sign up online, I decided to sign up the very morning for not to miss it.
Between two tastings, I tried to get some information regarding this matter but Daniele didn´t know more about it and the people I met from the LMDW (La Maison du Whisky, which is organising the event) neither... in two words (or 7): I did not really move forward here.
A bit later I met a friend who told me to my big surprise that all places were already taken and that there is no way that I can assist the masterclass. I am sad and spent 30 minutes crying in the restroom.
I pulled myself togher and continued to try some nice rums and then decided to go home. At this point it´s 14:25, on my way to the exit I am passing by the room where the masterclasses are taking place. I burst into tears. There is a queue (the lucky ones who got a place one way or another) and I decided to have a talk with the 2 hostesses that are checking the names before letting one enter the class. They are explaining that there was actually a sign up option on internet but now it´s unfortunatelly too late (well.. really?!). But: they tell me as well that there might be a chance to grab one of the last places if I queue. So, I queue and with the queue getting smaller my hopes are getting higher. And higher. And higher... 5 people before me... 3 now, another one gets in, 2 in front of me, we are 3 human beings united with big hopes. The hostess checks the room to see how many places are left and she finds some! 2! Disgusted and despaired I am the one left behind.

This was acutally my last story from the Whisky Live 2015 and luckily some good (and better) stuff happened before this final event.


The new look

I started with not too strong/marked rums in order to begin „slow“ and not to burn my palet from the start. Plantation is a good pick.
Beginning with Barbados 2001, a rhum that is rather promising in the nose, vanilla, candied fruit and a litte bit of gunpowder, all bathing in an impression of softness. In the mouth it´s more simple but the soft impression gets confirmed with a quite long finale, dominated by vanilla.
Next: Jamaica 2001. I believe I talked about it already in another article; I find it nice, especially for the people that don´t know yet the jamaican rums yet and who wanna try it. Actually, it associates the typical jamaican identity with sweetness, which creates an interesting and easy to appreciate mix.
The 3rd bottle I wanna talk about it the Santa Lucia 2004. It´s subsituting the 2003 and there is no revolution from one to the other. It´s dominated by the empyreumatic aromas and takes the palet over instantely when having it in the mouth. In a way it´s even „stronger“ than the 2003 with the smoky aroma being more present.
A bottle and an eye
The Plantation rhums are interesting for beginners because they can help them discover aromas that aren’t in the rons that are usually the stepping stone in this world.

To end this Plantation journey, I had the pleasure to try the Plantation Pineaple, the famous pineapple infused rum (unfortunately not available in europe). I heard a lot about it and it was the first time I could try it, does it deserve its reputation? Well, yes! It´s impressively pineapple in the nose; it gives you the impression you have actually the fruit under your nose. In the mouth it's the same but more dry than you could expect. Contrary to what I heard, the final is far from being short and prolongs this striking experience.


We are changing the destination and heading to Belize on the Fair airlines.
That is an interesting brand for several reasons : fair trade certified, nothing added to their rums and... good products J
They don’t have so many different bottles, one reason for that being that it is very complicated to have rums respecting the fair trade rules. Originally they were proposing a 5 year old from Jamaica (Worthy Park distillery) and a 5 year old from Belize (Travellers distillery). Unfortunately thecommercialisation of the Jamaican one had to stop because it couldn’t be fair trade anymore.
However, now they don’t only have the 5 years from Belize (tasty nose with a dry mouth on vanilla, wood and spices) but also a 10 years version as well a the just released 11 years with a higher alcohol level.
This 10 year old has a more complex nose, deeper and adds some fruit to the mix. This impression is confimed once in the mouth and the finish is longer on a pleasant on rich vanilla.

Two bottles and a bicycle
The 11 years – brand new on the Whisky Live – is, for me, the best of the three. The additional year aging and the 50.7% are giving it a tasty and dry nose (something of a cake smell) as well as light tobacco notes. On the palet, this dru-and-tasty impression is confirmed and that’s really something I like. The finish is long and marked by the cask, nuts and vanilla. Nice one!

dimanche 29 mars 2015

La Martinique, la Guadeloupe... et Louviers - Partie 2



La suite.





Après une petite pause larves - ou pas (même si rétrospectivement, j'aurais dû essayer, mais ça m'est passé de la tête), je reprends mon périple.


Deux étapes assez rapides ensuite.

Leur cuvée 20ème anniversaire.
Plantation pour commencer. Une demi-douzaine de bouteilles était en dégustation.
La gamme Plantation (Cognac Ferrand) est très large. Elle est divisée en deux, les bouteilles trouvables "partout" et leurs éditions limitées. Ils proposent en fait aux cavistes de créer des embouteillages venant de fûts uniques venant d'un peu partout dans le monde et créent ainsi une sorte d'exclusivité (étiquette noire, contre étiquette blanche pour les bouteilles "normales").
De manière générale, je trouve leurs rhums assez sucrés (parfois trop). Je connais déjà bien leur Guatemala et leur Jamaïque, que je trouve intéressants et agréables.
J'ai donc voulu en tester un autre : le Sainte Lucie. Et bien il ne fait pas partie des trop doux. Il est plus puissant, que ce soit en intensité gustative ou en impression d'alcool. Il offre la singularité d'être très empyreumatique (arômes brûlés, grillés, fumés...), ce qui est définitivement quelque chose qui m'attire.


Sainte Lucie à gauche et Sainte Lucie au centre
On continue avec un stand où étaient présents des rhums de traditions espagnole et anglaise, de différentes distilleries, distribués par Dugas.

Je connaissais la plupart des bouteilles proposées, avec par exemple l'Admiral Rodney (de Sainte Lucie aussi), qui est une de bouteilles qui, il y a quelques temps maintenant, m'a fait passer de rhums doux à des rhums plus boisés.
Mon choix s'est donc porté sur le 1931 (de Sainte Lucie, décidément...).
Peut-être en attendais-je trop, quoi qu'il en soit je n'ai pas été séduit, ne lui trouvant rien de particulier ou d'intéressant, sans être mauvais pour autant.


Pour finir cette tournée de dégustation, direction la table CBH, distributeur sur le territoire français de rhums de différentes parties du monde.
Il y a par exemple la gamme El Dorado. Provenant de Guyane Anglaise ou Guyana, ces rhums sont déclinés en plusieurs âges, le 12 ans, le 15 ans, le 21 ans et d'autres plus vieux, qui atteignent des prix très élevés. Je ne vais pas m'attarder sur Demerara Distillers Limited, qui est l'entreprise qui produit ces rhums ou sur le pays dont ils sont issus, je l'ai déjà assez fait sur ce blog en parlant des fameuses bouteilles Velier. Cependant, si vous êtes intéressés pour en savoir plus, je vous invite à lire le travail de titan publié à cette adresse :
http://barrel-aged-thoughts.blogspot.fr/p/the-demerara-distilleries-english.html
Prévoyez du temps, la quantité d'information (et donc les recherches menées pour les compiler) est tout simplement au-delà de ce que je peux imaginer !

Bref, je connais bien le 12 ans, puisqu'il s'agit de mon premier amour, un rhum assez sucré et très facile à boire.
Je dois à nouveau goûter le 15 ans, n'ayant pas une image très précise de son profil.
Je trouve ces bouteilles assez classes personnellement.
En revanche, j'ai pu déguster le 21 ans, pour la première fois, et je dois avouer avoir séduit. Comme un benêt, je n'ai pas pris de notes de dégustation sur celui-ci mais dans mon souvenir, c'est un rhum complexe, qui offre beaucoup de pistes gustatives différentes. Définitivement à tenter à nouveau dès que l'occasion se présente !

Il y a aussi le rhum de Martinique, récemment ressuscité : Héritiers Madkaud. La distillerie a fermé il y a de nombreuses années mais la marque a été reprise par les héritiers de la famille il y a environ 6 ans. Ils proposent pour l'instant un blanc et un VSOP (4 ans).
Nous sommes sur un agricole AOC, ce qui devrait donc me plaire.
Et le blanc confirme : un bon agricole où le jus de canne est bien présent et qui se caractérise également par des notes poivrées et épicées. Vraiment pas mal.
J'ai été un peu moins enthousiasmé par leur vieux, qui ne m'a pas "offert" grand-chose.
En revanche, étant donné la matière première, je dois dire être impatient de découvrir leur XO à sortir !


La Jamaïque très bien représentée !
J'ai fait l'impasse sur quelques stands, ne pouvant malheureusement pas rester trop longtemps.
Je ne suis par exemple pas passé (en tout cas pour déguster) à la table où quelques agricoles étant présents les connaissant déjà.

Je regrette un peu ne pas être passé voir la Compagnie des Indes, mais j'aurai l'occasion de les déguster j'en suis sûr.


Pour finir, un mot sur le Hampden (distillerie de Jamaïque) de chez Silver Seal : exceptionnel. Voilà c'était un mot.
Pour vous en dire un peu plus, c'est un rhum réalisé dans la tradition jamaïcaine, avec une fermentation très longue et une distillation sur des alambics.
Ces deux principes d'élaboration (ainsi que d'autres), créent un rhum d'une richesse hors du commun ; complexe, puissant, intense, long, original... TOUT pour plaire.

Merci à Florent pour l'échantillon que j'ai pu rapporter à la maison ! Je vais le savourer :)




C'est ainsi que s'achève mon aventure normande. La tête pleine d'expériences et de rencontres, bref, un moment très sympathique.

Et merci à ma femme qui, non seulement m'a conduit au retour, a pris les photos mais surtout m'a supporté tout le week-end ! :)





dimanche 18 janvier 2015

2014, une année variée, diversifiée... bref, riche - Partie 2

On continue la rétrospective de mon année rhumesque 2014 avec trois bouteilles mortes de leur belle mort et une quatrième, pas encore ouverte.



La remplaçante est déjà là ;)
Mai - "Dommage que ce ne soit pas un Navy Rum..."

On ne change pas une équipe qui gagne et je recommence donc pas un jeu de mots pourri :D

Je n'ai que quelques bouteilles de rhum dans ma cave, qui ont été achetées à l'aveugle, celle-ci en est une (ou plutôt "en était une", dans la mesure où celle-ci aussi s'est soudain retrouvée vide, quelques six mois après avoir été achetée). Certaines m'ont déçu et mon pari a été perdu, c'est loin d'être le cas ici. Pour moi ce rhum est un classique que l'on se doit d'avoir à la maison. Non seulement il plaira aux amateurs, mais les novices le trouveront également à leur goût. Et puis la forme de cette bouteille sera forcément du plus bel effet dans votre cave.

C'est une sorte de quintessence des rhums de la Barbade, un alcool sans prétention mais qui tape parfaitement juste.
Il est intéressant de noter que Foursquare Distillery produit des rhums où il n'y a aucun ajout de sucre et s'inscrit donc dans une démarche de respect du produit et de transparence vis-à-vis du client.
Ajoutez enfin que vous pourrez trouver ce rhum pour moins de 30€ sur internet et vous comprendrez sans peine que j'ai très récemment remplacé ma première bouteille - RIP.



R.I.P.
Juin - "Une Plantation en Jamaïque... Et, heu, de quoi exactement ?"

Après le R.L. Seales, voilà une autre bouteille qui plaira autant aux initiés qu'aux débutants.

La gamme Plantation (maison Cognac Ferrand) nous offre un choix très vaste de rhums venant de toutes les régions du monde (ou presque) productrices d'alcool de canne. Ils sélectionnent des fûts dont ils finiront de faire vieillir le contenu en France, dans des tonneaux ayant au préalable contenu du Cognac.

J'ai pu goûter pas mal de leur produits et je ne suis pas fan de tout, certains de leurs rhums étant trop sucrés pour moi. Cependant il y en a deux qui ont trouvé leur place dans ma collection : le Guatemala et le Jamaïque.
Ce dernier allie parfaitement la fougue et le côté "alcooleux" (sans être fort) de certains rhums de cette Île avec la douceur qui caractérise les rhums de la gamme. Le résultat est fruité, très peu marqué par le bois, doux tout en gardant une typicité de la Jamaïque, bref une réussite. Le prix est tout aussi doux puisque pour une quarantaine d'euros il sera à vous.



R.I.P.²
Juillet - "HSE = Hyper Soyeux et Expressif ?"

Changement total de registre, nous passons d'un rhum vieux à un rhum blanc et d'un rhum de mélasse à un rhum agricole. Tant qu'à faire, ne faisons pas les choses à moitié et allons du côté de l'AOC et donc de la Martinique, définitivement là où sont faits les rhums agricoles que je préfère.
Parmi toutes les distilleries martiniquaises, il y en a plusieurs que j'apprécie particulièrement (Depaz, J.M, Trois Rivières, Clément, Neisson...) dont HSE. Il se trouve d'ailleurs que c'est la maison dont je possède le plus de rhums dans mon armoire à malice.

Penchons-nous particulièrement sur leurs blancs millésimés et plus précisément sur leur millésime 2010, celui qui rentre dans cette rétrospective 2014.
L'idée même de blanc millésimé peut en surprendre plusieurs d'entre vous, pourtant certaines distilleries en proposent depuis désormais plusieurs années (les "Canne Bleue" de chez Clément par exemple), en plus de leurs blancs plus "basiques".
Il est vraiment intéressant de goûter la différence d'un millésime à l'autre.

En ce concerne HSE, ils produisent un de ces rhums blancs premium tous les 3 ans (avant le 2010 il y avait donc le 2007). La raison pour laquelle ils n'en font pas plus souvent est simple et exceptionnelle à la fois : la réduction alcoolique (le passage du degré d'alcool à la sortie de la colonne de distillation à celui de mise en bouteille, ici 50°) se fait extrêmement lentement, sur une durée de trois ans !
Le résultat est un liquide avec plus de texture que la plupart des autres rhums blancs, il en est presque "visqueux".
Vous pouvez le déguster nature, il est très bon, mais là où selon moi il prend toute son ampleur c'est en ti punch ; c'était à ce moment-là de ma découverte du rhum, simplement le meilleur rhum pour ti punch que j'avais pu boire.



Une de mes plus belles prises à ce jour :)
Août - "Le perfide Albion - ou pas"

Et à nouveau un grand écart puisque nous passons à un rhum vieux traditionnel et brut de fût qui plus est.

Voilà un de ces vieux Velier/Demerara qui sont si durs à trouver. Comme vous le savez tous - puisque vous avez tous lu avec attention les articles sur mes vacances en Italie - j'ai réussi à dégoter cette magnifique bouteille cet été dans le pays de Luca Gargano.

Comme vous pouvez le voir elle est encore fermée mais j'ai pu mettre la main sur un échantillon de cette merveille, que je suis en train de déguster pour vous en parler :)

Premièrement à l’œil, on voit clairement ce disque vert à la surface du liquide qui caractérise les vieux spiritueux mais il semble moins marqué par le bois que certains de ses confrères de Guyane Anglaise.
Le nez, superbe, nous révèle des arômes de coco (lait de coco), de bois, de pruneau et en arrière-plan d'amande. Le tout restant d'une grande fraîcheur tout est promettant de la gourmandise.
La bouche est tout aussi magnifique. Rappelons qu'il est "seulement" à 46.4° mais cela ne l’empêche en rien d'être très expressif. C'est avant tout le lait de coco qui domine (ce qui est tout à fait pour me plaire) et le fût suit de près sans être trop présent. Il y a également un petit quelque chose de poivré, sur le poivre vert.
La finale nous redonne le pruneau détecté au nez, accompagné par le boisé qui se fait plus présent les secondes passant. Vient mettre en valeur ce duo, un léger goût de tabac à rouler.
Ben putain ce que c'est bon !
Quelques minutes plus tard, persiste ce goût de pruneau assez nettement et le verre vide, lui, se fait de plus en plus tabac.

Eh bien, après cette première dégustation, je suis encore plus heureux de lui avoir mis le grappin dessus à celle-là :D




To be continued...



mercredi 9 juillet 2014

La ligne 4 ou ma route du rhum - 2ème arrêt : Etienne Marcel

Reprenons le métro avec une (voire plusieurs) bouteille dans le caddie, heu, la poussette. Retour sur la ligne 4 pour quelques stations et un arrêt à Etienne Marcel. On débarque dans la rue du même nom que l’on prend tout droit. Attention, il faut suivre, « aller tout droit » ça sonne facile, mais la rue change deux fois de nom sur les 250 mètres que vous avez à parcourir, comme pour vous piéger : rue aux Ours puis rue du Grenier Saint Lazare. Rendons-nous au 34.


A’rhûm – Cave à rhum et épicerie fine

Sobre et classe à la fois
Vous pourrez aisément repérer la boutique grâce aux deux fûts disposés de chaque côté de la devanture et qui sont du meilleur effet. Évidemment les bouteilles exposées en vitrine annoncent la couleur, ou plutôt les couleurs : blanc et ambré :p
Nous voilà à la fameuse épreuve, que j’ai décidé désormais d’appeler, le franchissement de porte avec poussette (sans doute bientôt discipline olympique où je pense avoir toutes mes chances). Ma chance pendant plusieurs mois a été de me rendre à la boutique en journée et pas sur le week-end, autrement dit à des heures plutôt creuses, ce qui m’a presque toujours permis d’avoir de l’aide pour passer cette satanée porte (oui il semblerait d’ailleurs que le comité olympique pense également à faire une discipline par équipe de deux, avec une ouvreur et un pousseur).
Nous y voici ! Et là, on a l’impression d’être dans l’antre du rhum. Il y en a partout ! De nombreuses étagères entièrement remplies de bouteilles, elles-mêmes remplies de rhum, bien sûr.
On est tout de suite accueilli par l’un des compères : Freddy, le capitaine ou Aurélien, son second, et heureusement parce que l’on peut facilement être perdu devant une telle pléthore de flacons. Le côté « antre » est accentué par les dimensions du lieu, en effet, l’espace disponible est mangé par les bouteilles et les cartons, aussi les explications sur l’organisation du lieu sont les bienvenues et sont toujours données aux nouveaux visiteurs, non sans un côté didactique (qui restera présent sur le reste de la visite). On commence par les Antilles Françaises, puis on continue notre tour du monde du rhum région par région, pays par pays, il y en a partout ! J
Je n’oublie pas la petite étagère juste sur la droite en rentrant avec quelques produits gastronomiques, mais c’est plus un détail, l’accent étant vraiment mis sur mon alcool de prédilection (et il semblerait que ce ne soit pas que le mien).

La visite continue naturellement vers le fond de la boutique où sont rangées les rhums arrangés et autres ti’punchs. Mais il y a surtout, l’espace dégustation !
Cette partie reflète bien le côté bondé du magasin, en effet, imaginez une planche (épaisse et stable, rassurez-vous) posée sur plein de cartons (qui sont d’ailleurs pleins) et vous avez l’espace dégustation :D
Même si dit comme ça, cela peut sembler sommaire, cela ne m’a jamais empêché de pouvoir goûter plein de choses dans de bonnes conditions.
À la manière d’un barman, notre guide, va nous poser quelques questions (dont vous connaissez la teneur si vous avez lu les précédents articles, sinon, ben… lisez-les !) pour identifier nos goûts, nos préférences, nos envies du moment et notre budget. Une fois les informations récoltées, la dégustation pourra commencer jusqu’à ce que la bouteille parfaite soit identifiée. Je parlais du côté didactique un peu plus tôt, c’est une caractéristique qui va ponctuer toute la dégustation et qui permet de récolter des informations très intéressantes et de « s’instruire » sur le monde du rhum.

Quelques bouteilles achetées chez A'Rhûm qui ont été des étapes importantes dans mon histoire du rhum. Vous connaissez déjà bien l'UF30E et le Depaz ; le Plantation Guatemala est, pour moi, un des meilleurs rapports qualité/prix en traditionnel !




C’est le moment des considérations toutes personnelles à moi que j'ai :
- Les trois bouteilles juste au-dessus auront vraiment été importants dans ma découverte du rhum, merci de mes les avoir présentées.
- J’ai commencé mon apprentissage en ces lieux, qui resteront donc toujours spéciaux pour moi ;)
- Ici il n’y a que du rhum (ou presque), vous êtes là pour ça et pas autre chose.
- Les côtés didactique et apprentissage sont précieux, absorbez autant d’information que possible !
- Privilégiez les jours de semaine si vous en avez la possibilité et si vous êtes un peu pressés. Bon là, c’est vraiment mon avis et je dois admettre avoir été un peu habitué à ces moments privilégiés où je suis un des rares clients dans la boutique ce qui permet de papoter avec ces messieurs de chez A’Rhûm ; et je ne parle même pas de l'honneur de rester dans la boutique après la fermeture et la chance de parler rhum avec des "pointures" :)
- Ne vous laissez pas rebuter par la relative exiguïté des lieux.
- La manière dont est menée la dégustation est très bien faite : un verre par rhum, de l’eau entre chaque… Bref les conditions idéales.
- Je sais maintenant qu'il me faut vraiment ce La Mauny 1979 !
- Et pour finir, les poissons rouges c’est drôlement bien pour occuper un enfant :D


Retrouvons-nous bientôt pour le dernier arrêt sur la ligne du rhum :)

lundi 30 juin 2014

Un rhum... allemand ?!

"Ma femme est allemande.
- Et alors, qu'est-ce que tu veux que ça nous fasse ?
- Ben attendez une minute, que je vous parle de...
- Non mais arrête un peu. C'est quoi le rapport avec le rhum ? Hein ?
- J'y viens, une seconde. Ma femme est donc allemande, ce qui me donne l'occasion de me rendre en Allemagne plusieurs fois par an, dans la Ruhr, région sur-industrialisée jusque dans les années 70 où elle a été heurtée de plein fouet par la crise de 1973. Et depuis plein d'usines ont fermé. Ce qui est étonnant c'est que cette région est super verte, y'a des forêts partout, loin de ce que l'on imagine.
- Heu, tu fais pas un peu du hors-sujet là quand même ?
- Si, et alors, c'est mon blog ! Si j'ai envie de parler deux minutes de l'Allemagne, je peux quand même !
Mais vous n'avez pas tort. Je vais y venir."


Donc lors de ma dernière visite, j'ai eu l'occasion de chercher des cavistes à Bochum et Herne. A cette période-là j'étais surtout à la recherche de Demerara de chez Velier (oui certes, toujours aujourd'hui :P) et j'avais l'espoir secret de trouver un caviste avec quelques bouteilles de derrière les fagots, qui aurait apprécié que je l'en débarrasse pour une modique somme.

Bon, je ne vais pas vous donner de faux espoir, je n'en ai pas trouvé :(
Mais j'ai trouvé du rhum quand même !



La Ruhr \o/
Premier arrêt : Bochum.
*Petite musique désuète et voix off sentant la naphtaline* Ville de 365000 habitants, 16ème ville la plus peuplée d'Allemagne, datant du 9ème siècle, lorsque Charlemagne établit à la jonction de deux routes commerciales...

Oui bon j'arrête :D

Bref Bochum où ma belle-sœur a pu nous indiquer un caviste franchement bien achalandé mais surtout en vins et en whisky. Je fais le tour de la (très jolie) boutique et trouve le rayon, un peu petit à mon goût, des rhums. Outre certains classiques essentiellement de tradition espagnole (Zacapa et autre Millionario par exemple), il y avait une très belle collection de bouteilles de la gamme Plantation dont 3 single casks que je n'avais pas encore eu l'occasion de goûter.
Plantation est la marque de rhum de la maison Cognac Ferrand. Leur démarche est la suivante : leurs rhums, qui viennent de plusieurs pays des caraïbes, sont d'abord vieillis et amenés "à maturité" dans leur pays d'origine. Ils sont ensuite emmenés en France et vont être affinés dans de petits fûts ayant préalablement servis au vieillissement de cognac enfin d'amener quelque chose de nouveau au rhum. Ils ont beaucoup de références différentes (une bonne vingtaine je crois, y compris certains single casks).
Vraiment un gamme intéressante Plantation

C'est alors qu'un vendeur s'approche et me propose son aide - en allemand. Je demande en un allemand approximatif si il parle anglais, il me répond que oui. Premier bon point ^^
On commence à parler un peu ; je demande quand même s’il n'a pas un Velier à la cave, mais ce n’est pas le cas. Je lui enlève son bon point ! Que je ne vais pas tarder à lui rendre quand il m'explique qu'il est possible de déguster. Je vais donc en profiter pour découvrir deux single casks de chez Plantation, celui de Cuba et... un autre dont je ne me rappelle pas ; la seule chose dont je me souviens c'est qu'il était trop sucré à mon goût.
Le cubain en revanche a un côté légèrement fumé très plaisant. Ça n'a pas vraiment été un coup de cœur mais ils étaient tellement sympa chez ce caviste que je suis reparti avec (et deux bouteilles de vin tant qu'à faire :)). Je ne l'ai pas encore ouverte mais je suis assez curieux de voir si elle correspond au (vague) souvenir que j'en ai.


Le lendemain, direction Herne, autre ville du coin. Nous sommes samedi matin et la journée verra apparemment une sorte de célébration de quelque chose, avec une sorte d'énorme banquet pour fêter ça sur une grande place piétonne. Sur tout le tour de cette place, plein de boutiques mais surtout, deux cavistes.
Je passe rapidement sur le premier, qui premièrement n'avait pas de Velier, deuxièmement ne proposait pas de dégustation et troisièmement qui n'avait que des rhums légers et doux de tradition espagnole.

Je vais moins vite passer sur le second :)
La bouteille en question
Je rentre dans l'échoppe, appelée Barrique (déjà je pars avec un a priori positif), accompagné de mon interprète (merci Nele ;)).
Quelques observations dès mon entrée : beaucoup de "fontaines" à différents alcools, un fût qui trône au milieu de la pièce et une absence de bouteilles de ma connaissance.
Après avoir salué le maître des lieux, il nous explique sa démarche : il importe des fûts de plusieurs alcools et les vieillit une année supplémentaire dans des fûts à lui en Allemagne (ce qui lui permet d'ailleurs d'apposer sur ses bouteilles une étiquette avec indiqué "Whisky von Herne" par exemple).
Je lui demande donc ce qu'il a comme rhum et il en a de plusieurs pays : Jamaïque, Martinique, Guyana... Et il se trouve qu'il a une bouteille du Guyana d'ouverte. Certes il était 10h00 du mat, mais ça ne m'a pas empêché d'accepter son offre de dégustation et puis après tout, on dit que le matin est le meilleur moment pour ça étant donné que les aliments de la journée n'ont pas encore pur avoir une influence sur le goût.

Bref, je déguste donc et j'aime bien. Il a cette saveur de poudre à canon/pierre à fusil que j'apprécie beaucoup, il est boisé et sec. Je décide donc d'acheter la bouteille et il me dit ensuite qu'il a aussi une version brut de fût mais malheureusement pas disponible à la dégustation. Je me suis beaucoup tâté et ai finalement décidé de ne pas la prendre, vu que je n'avais pas pu la goûter (oui je pense avoir été un peu bête sur ce coup).

Pour la petite anecdote, il avait aussi une soixantaine de bouteilles de whisky qu'il était certain de toutes vendre le jour même, et ça été le cas.

"Gold of the caribbean inside", mouais...

Peu de temps après être rentré sur Paris, j'ai ouvert la bouteille et j'ai été un peu moins emballé mais sans être vraiment déçu non plus. Deux semaines après je fais un sample (échantillon dans une petite fiole de 5 cl) pour un pote amateur de whisky. Le lendemain il me rapporte la fiole à moitié pleine, en me disant qu'il n'a pas pu la finir tellement il était soufré à tendance œuf dur, ce qui m'a franchement surpris.

Le soir même, je rentre chez moi et je déguste une nouvelle fois ce rhum allemand, comme pour contredire les critiques entendues dans la journée...

...pour avoir, malheureusement, pas mal de souffre.