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dimanche 14 août 2016

Une journée bon pied, bon oeil (sur Marne)



Voilà une fois de plus ce que ça donne quand je n'ai pas d'inspiration pour le titre d'un article...

Un bien beau rebord de fenêtre.

Et de 1...
et de 2...
Une semaine après la fin des vacances, je me suis rendu à une soirée, à laquelle j'avais été invité quelques semaines plus tôt. Et encore je dis soirée, mais il s'agissait plus d'une journée entière ^^.
Journée dédiée au rhum et au partage entre amateurs.

Je n'ai rejoint les autres participants qu'en milieu d'après-midi, pour prendre congé vers minuit.
Je ne vous épargne pas le périple en transports en commun : une quinzaine de stations de trams, une dizaine de stations de métro et quelques stations de bus. Une heure et quart quand même, et encore ça c'était à l'aller, au retour, en loupant mon bus et en attendant le suivant, c'était plus proche des 1h45. Faut être motivé, ça tombe bien je l'étais :D

et de 3...
et de 4...

Je peux vous dire que ces sept heures passées à déguster et papoter parurent très courtes. J'ai pu goûter d'excellentes choses, dont certaines que je n'avais pas encore eu la chance de découvrir jusque-là. Il m'aurait cependant fallu quelques heures de plus pour faire un tour un peu plus large de l'impressionnante collection de notre hôte.


Oui, sans aucun doute, goûter un J.M. 1985 (ouverte pour l'occasion), un Saint James 1982 ou encore un Port Mourant 1975 de chez Berry Bros, c'est vraiment enrichissant et intéressant pour l'amateur que je suis.

et de 5...
et de 6...
Mais le véritable intérêt de ce genre d'évènement, c'est sans nul doute le partage, des discussions autour de cette passion commune. Passer plusieurs heures à papoter rhum (et les sujets sont nombreux) avec d'autres personnes tout aussi enthousiastes que soi, c'est le pied.

Sans la générosité de notre hôte un tel moment si agréable n'aurait pu être possible, alors un grand merci à lui, invétéré dénicheur de bouteilles égarées aux quatre coins de la France !


Pour ce qui du rhum, coups de cœur sur ce Saint James 1982, très complexe, très évolutif, que l'on peut garder un long moment dans son verre pour en apprécier toutes les facettes !
et de 7...
et de 8...
J'ai évidemment pu apprécier plein d'autres rhums d'exception (je comprends maintenant mieux la passion de certains pour J.M. :)), en agricoles mais aussi de Guyane Anglaise. J'ai même fait un rapide crochet sur un whisky, qui bien que bon (très très bon selon les connaisseurs du groupe), ne me détournera pas de mon amour pour la canne à sucre :).

Je voudrais remercier pêle-mêle plein de choses sans lesquelles cet après-midi/soirée, n'aurait pas été le même : LE mur, Ali Baba, le Caroni 1982 renversé, les merguez, les chats errants, Uber, Rihanna, la RATP, Jean-Michel le distillateur cubain de l'aile ouest, le liquide le plus rare : l'eau, le nez débouché, l'Affreux et sa main verte, le ketchup explosif...

Seul regret : avoir dû rentrer avant la fin et donc avoir dû louper quelques très bonnes choses de plus ^^

Et quelques Demerara...


dimanche 7 août 2016

Des crêpes beurre sucre, du tourteau, des kouign ammans, des bulots et... du rhum ?


Oui, ma femme a fait de bien jolies photos, que j'ai allègrement subtilisées pour mon article :P

Une fois de plus, les vacances sont finies. Elles se sont finies en juillet cette année, ça nous promet un long été de boulot.

Mais projetons-nous plutôt sur ces deux semaines de vacances, qui se sont récemment achevées.

Cette année : Bretagne ! J'aime la Bretagne, et ces congés n'ont pas changé mon opinion, au contraire.
Nous avons fait quatre arrêts, ce qui représente autant de chances de trouver des cavistes et, avec un peu de chance, des bouteilles d'exception.

Carnac - Il y a à peine plus de menhirs que j'ai de bouteilles... dans mes rêves

Notre "périple" a commencé à Carnac cette année, ses alignements et... je dois avouer n'avoir pas eu la tête à écumer les rues de cette petite ville. Bon, en revanche, premiers fruits de mer du séjour, ça fait plaisir :)


Douarnenez pour continuer et ses kouign amanns hors du commun, les meilleurs des vacances (et je peux vous dire que j'ai eu de quoi comparer les jours suivants ^^).
C'est là que l'enquête a débuté. Au programme, deux cavistes, l'un ancien mais avec pour ainsi dire aucun rhum (et à des prix très élevés en plus) et l'autre plus moderne, avec une sélection plus que décente (presque toutes les séries Longueteau, JM, Compagnie des Indes et Rhums de Ced, plus pas mal d'autres bouteilles en tous genres), mais pas de bouteille exceptionnelle ; j'entends par-là, des choses qui ne se trouvent plus, comme des vieux millésimes martiniquais, des Velier ou d'autres embouteilleurs indépendants.

Douarnenez - Nous ne nous sommes pas lassés de passer sur ce pont pour en admirer la vue :)

Etape suivante, un petit village pas loin de Morlaix. C'est lors de la visite de cette dernière, que mon investigation a continué. J'avais repéré (merci internet) trois cavistes, tous proches les uns des autres dans la partie ancienne de la ville (très jolie par ailleurs).
C'est en prenant la direction du premier que j'en découvre un quatrième, malheureusement, pas une seule bouteille de rhum, seulement du vin (je n'ai rien contre le vin, j'aime même beaucoup ça, mais ce n'était pas l'objet de mes recherches).
Nous tombons sur le suivant, quelques dizaines de mètres plus loin. Je rentre, regarde aux alentours et tombe rapidement sur un relativement maigre rayon rhums. Au cas où, je demande tout de même si tout est là (je le fais toujours), mais devant la réponse affirmative du vendeur, je tourne les talons et sors (oui je lui ai quand même dit au revoir :p).

Pas de chance pour l'instant.

Troisième caviste, un peu plus intéressant, avec par exemple, des clairins. Cependant, rien qui ne soit introuvable sur Paris. Je passe donc mon chemin et me dis que ça ne sera pas pour aujourd'hui.
Eh bien, en dépit d'une dernière boutique encore mieux fournie (avec des HSE finition et du Caroni 15 ans entre autres choses), je ne m'étais pas trompé : ça ne sera pas pour aujourd'hui.

Morlaix (moi pas trop fort) - On peut monter jusqu'au premier étage du viaduc, pratique pour voir les cavistes de loin... ou pas.


Dernière étape des vacances, où nous sommes restés une semaine : Saint Jacut de la Mer. Je ne connaissais pas du tout et ça a été une excellente surprise. Sa principale qualité, selon moi : ses marées de très grande amplitude, qui permettent, à marée basse, de rejoindre des îles en marchant plus d'une heure sur le sable qui était recouvert d'eau quelques heures auparavant. Je ne vous dis pas les heures passées avec les enfants à pécher des crabes, des petits poissons et des crevettes, ni celles dédiées à la construction de châteaux de sable. J'ai rarement eu autant de courbatures que ces quelques jours ^^

Un Roudoudou très intéressé par ce homard rôti au beurre. Oui je me suis fait plaisir (surtout qu'avant il y avait un plateau de fruits de mer :D)
Ce n'est pas sur la presqu'île que vous aurez la moindre chance de trouver des bouteilles, il n'y a pas de caviste ^^
Il faudra aller dans les villes un peu plus grandes aux alentours, par exemple Dinard, voire Saint Malo. C'est précisément ce que j'ai fait :)

Saint Malo, j'étais assez excité à l'idée de voir la vielle ville, encerclée de remparts. Alors certes c'est beau, mais cela ressemble désormais plus à un musée, voire à un parc d'attractions pour touristes, dommage.
Un caviste dans cette partie fortifiée de la ville ; encore un qui n'a pas à rougir de sa sélection mais rien pour moi.
Sur le chemin du retour et à l'aide de mon téléphone, j'en ai visité deux autres. L'un comme l'autre n'avaient rien de bien folichon, et m'ont tous deux dit "Il n'y a pas de tradition ou de goût pour le rhum dans le coin, vous ne trouverez rien." Et ils n'eurent donc pas tort, puisqu'une fois de plus je suis rentré bredouille.


Un bon moment que j'y pensais
Avant de revenir à Saint Jacut, où m'attendait ma femme toute anginée qu'elle était, je me suis dit que j'allais jeter un oeil à Dinard. Nous y étions passé quelques jours plus tôt mais plus pour apprécier la ville (et accessoirement manger des fruits de mer ^^), que pour chercher du rhum.
Une fois plus, je regarde mon téléphone et je repère deux cavistes pas très loin du casino (non pas le supermarché).
Je trouve une place de parking à l'ombre non loin et laisse un Roudoudou assoupi dans la voiture.
A l'approche du premier, je me rends compte qu'il s'agit d'une franchise, du type Nicolas et c'est sans surprise que je ne trouve pas mon bonheur. En revanche, il me conseille d'aller voir un autre caviste, précisément celui que j'avais déjà repéré.

Boutique relativement ancienne à en croire son apparence. J'entre, salue les deux personnes en train de ranger de nombreuses bouteilles et commence à jeter un oeil. Sans aucun doute le choix le plus large sur tous les cavistes précédemment visités, avec par exemple, certains Silver Seal, dont un Hampden 1993, 20 ans d'âge. C'est celui-là même que j'avais goûté il y a un an et demi en Normandie lors du Salon de Louviers. Il m'avait alors fait une très forte impression et vu son prix, je n'ai pu résister.
Parmi les récentes, une des meilleures, à ne pas louper !
C'est en levant les yeux, que je vois tout en haut de l'étagère, trois boites de Demerara de chez Velier, un Uitvlugt 1996, un 1997 et un Diamond 1999 <S> (il en existe un autre, le <SVW>, que je préfère, car moins boisé). Mais pas de prix affiché, contrairement aux autres bouteilles. Je vais voir un des vendeurs et lui demande si les boites sont vides et, si elles ne le sont pas, si elles sont à vendre.
Il me répond qu'il les vend bien et qu'il doit regarder dans leur fichier informatique pour en connaitre le prix. Ces derniers étant raisonnables, je n'ai pas résisté et ai acheté le Uitvlugt 1997, en plus du Hampden (ainsi que de sympathiques terrines de produits de la mer :P).
Pendant ce temps-là, il m'explique qu'il lui est déjà arrivé de refuser des ventes sur ces bouteilles et que c'est pour cette raison que les prix ne sont pas apparents ; c'est au feeling qu'il décide ou non de céder ce genre de rhums.
Je ne dois donc pas être trop un connard ^^



C'est riche de ces deux bouteilles de dernière minute dans ma besace, que j'ai repris le chemin de notre location et, le surlendemain, de Paris :)


Mais bien sûr qu'il fait toujours moche en Bretagne :P

dimanche 1 mai 2016

Putain, 2 ans !

Il n'y a pas que les rhums agricoles dans la vie...

Oui, cela fait maintenant deux ans que je vous saoule avec mes histoires perso.
D'un côté, je me dis que c'est assez court finalement et d'un autre côté, j'ai l'impression que cela fait déjà bien plus longtemps que ça. A tel point que j'ai du mal à me rappeler de "l'avant". C'est un peu idiot (je trouve), mais l'écriture du ce blog, intimement liée à mon expérience du Rhum, a été tellement intense et prenante, qu'elle fait désormais partie intégrante de ma vie.

Non seulement, comme je vous l'ai expliqué il y a un an, il m'a permis de vivre ma passion encore plus intensément mais il m'a aussi permis de rencontrer tellement de gens intéressants et passionnés.
Comme encore très récemment pendant le Rhum Fest à Paris. Je parle autant de certains professionnels (pour n'en citer que quelques-uns : Cédric Brément, Guillaume Ferroni, François Longueteau, Cyril  Lawson...) que d'autres amateurs comme moi.

Une seconde année également marquée par des lectures de plus en plus nombreuses sur la qualité dans le monde du Rhum ; ce que qualité veut dire, les dérives, les tentatives de mise en place de classification...
Tout le monde n'en est pas convaincu mais je suis persuadé que sans la mise en place et/ou l'application de certaines règles, le Rhum (oui ça fait beaucoup de Rhum avec un grand "R") ne pourra réellement évoluer de manière profonde et bénéfique.

C'est aussi une année où la "premiumisation" s'accélère, chaque marque veut avoir sa bouteille haut de gamme, sa carafe vendue à prix d'or.
C'est tout aussi vrai pour les rhums blancs que pour les vieux d'ailleurs.
Seulement voilà, sans les règles évoquées plus haut, compliqué (pour ne pas dire impossible) de connaitre la qualité de ces bouteilles et de savoir si elles valent leur prix.

J'avais aussi annoncé il y a un an que j'aurai moins de temps pour écrire et bien que ce soit vrai au vu du nombre d'articles écrits (quoi qu'il faudrait voir en fonction de la longueur des articles ^^), je vous ai quand même sorti 6 articles en un mois et demi - pour ceux qui sont nuls en maths, ça en fait un par semaine.

Deux ans durant lesquels, j'ai pu déguster, goûter, tester et boire énormément de choses ; tous les styles (mais pas trop de rons parce que bon faut pas déconner non plus :P), tous les âges, toutes les puissances, toutes les méthodes de distillation, toutes les matières premières... Et pourtant il en reste encore tellement à découvrir, et c'est tant mieux !
Cela devrait pouvoir m'aider à vous raconter ma vie pour encore quelques années ;)

... mais il y en a quand même de très bons ;)

dimanche 14 février 2016

Ces petites choses que l'on recherche... toujours



Il y a environ un an et demi, je vous avais parlé de ces rhums que je recherche ou plutôt que je recherchais à l'époque (non pas que j'ai tout trouvé...), ici-même.

Mais alors aujourd'hui, où en suis-je ?


Et bien j'ai pas mal avancé sur certains fronts et moins sur d'autres.

Les Daltons de 1979
Les millésimes 1979 pour commencer.
Voilà une catégorie où il y a eu du mouvement et où mes efforts ont payé. Que ce soient des contacts de particulier, des recherches sur internet ou encore des connaissances faisant jouer leur réseau, j'ai pu dégoter quelques jolies choses. Elles sont pour l'instant toutes fermées (si ce n'est le Malecon dont je vous parlais la dernière fois), puisqu'elles sont d'abord là pour être dans une collection. Je pense cependant ouvrir prochainement un La Mauny 1979 version carafe puisque j'en ai trouvé deux (et que je le sais être très bon, voire exceptionnel dans mon souvenir de chez A'Rhûm).

Il m'en reste malgré tout encore à trouver. Le Saint James et le La Mauny version bouteille (seconde version bouteille pour être précis ^^) sont normalement "dans les tuyaux" et devraient rejoindre mes étagères à merveilles d'ici quelques mois.
Une fois ces deux-là ajoutées à la collec, deux bouteilles manqueront toujours, le Depaz et la Favorite. J'ai vu le premier passer par-ci par-là mais jamais à vendre. L'autre en revanche - qui doit pourtant bien exister - demeure invisible.
Il y a ensuite deux jamaïcains de ma connaissance mais j'ai donné la priorité aux rhums de Martinique ; on verra donc plus tard.


Quelques bouteilles des années 90
Passons maintenant aux Demerara de chez Velier, ces fameux Demerara par Velier.
Si ce n'est les nouveaux embouteillages sortis, dont je me suis procuré une bouteille de chaque, il reste bon nombre de vieilles bouteilles qui me manquent.
Dans la catégorie "bonne pioche", j'ai tout de même pu mettre la main sur quelques bouteilles pas si simples à trouver, dont ce fameux Versailles dont je vous parlais dans mon précédent article sur le sujet. Désormais la seule possibilité d'obtenir ceux qui me manquent, c'est avant tout d'avoir de la chance (et pas qu'un peu) et vraisemblablement de mettre la main au portefeuilles, un gros portefeuilles bien rempli... Parmi ces manquantes : Albion 1989, Diamond 1988, Enmore 1998, La Bonne Intention 1998, Uitvlugt 1985, des vieux Port Mourant et j'en passe...
Là aussi une bonne partie est encore fermée, il n'est pas nécessaire d'en avoir trop d'ouvertes en même temps (j'en ai déjà bu cinq et en ai quatre autres d'ouvertes).

Moins faciles à trouver celles-là (et complètement dans le désordre sur cette photo ^^)

Voilà ce qu'il est en est pour mes rhums "de collection", mais mes recherches ne s'arrêtent pas là - et heureusement - puisque je cherche aussi des rhums pour découvrir de nouvelles choses, approfondir mes connaissances et plus globalement prendre du plaisir :D


Une nouvelle catégorie a fait son apparition, les rhums de Martinique de 1998, réputée comme étant une des meilleures années. J'ai eu l'occasion de goûter plusieurs de ces millésimes et j'ai beaucoup apprécié le Trois Rivières (fût du Missouri) ainsi que le Saint James. Pour le HSE il y a deux versions, la 50cl et la 70cl, cette dernière, plus ancienne (et moins âgée, puisque restée moins longtemps en fût), est la meilleure si l'on en croit la sagesse populaire.
J'ai désormais ces trois bouteilles et j'ai vraiment hâte de découvrir ce que ce HSE me réserve, en ayant entendu tellement de bien !
Je n'ai pas tellement apprécié le JM 15 ans en revanche, qui n'a pas été à mon goût avec ses arômes de bonbon, et comme par hasard c'est le plus facile à trouver :P
Le Bally, maison dont je ne suis pas fan mais dont je n'ai jamais goûté de vieux millésimes (qui apparemment valent vraiment le coup), a lui aussi trouvé une place sur mes étagères, on verra s'il commence à me réconcilier avec cette marque.
Il nous reste le Dillon dont je possède juste un échantillon et, en gros, on a fait le tour.
Vous l'avez compris, je suis moins à l'affût et moins assidu sur ce millésime.
Il n'est pas impossible que j'y revienne plus en détails dans un futur article ;)

Oui, de ce que j'ai pu goûter, il y a quelque chose de remarquable sur cette année 1998


Je continue aussi mon exploration des rhums de Jamaïque, d'autant plus depuis que j'ai goûté, parmi d'autres, au Silver Seal Hampden 1993, qui est une merveille et qui donne un excellent exemple de ce que ce pays peut produire de plus excentrique et de meilleur. Le problème ce n'est pas de trouver des rhums de Jamaïque (même si certaines bouteilles sont rares) mais plus de s'y retrouver.
Il y a plusieurs distilleries, dont Hampden, Long Pond, Monymusk ou encore Worthy Park, et un nombre impressionnant de bouteilles d'âge et de degré différents. Mais pour compliquer le tout, il y a beaucoup d'embouteilleurs indépendants qui en ont à leur catalogue, Silver Seal, Samaroli, Duncan Taylor, The Rum Cask, Cadenhead's, La Compagnie des Indes, Mezan, Bristol Classic et j'en passe.
J'essaye tant bien que mal d'avoir un grand nombre d'expressions différentes de ces distilleries, soit en bouteille soit en sample, afin d'apprendre mais cela reste un travail de longue haleine (oui je sais, on a vu plus dur que labeur :P).

4 distilleries et 5 embouteilleurs différents. Et il y en a beaucoup d'autres...

Il y a enfin Caroni. Aaahh Caroni... Je ne vais pas vous refaire pour la quinzième fois le récit de la découverte de cette distillerie fermée.
Comme vous le savez (si vous êtes un habitué de mon blog), mes débuts avec ces rhums si particuliers de Trinidad n'a pas été facile et il m'a fallu du temps pour m'y mettre et faire l'effort (là aussi c'est relatif) d'explorer plus avant cette si particulière distillerie.
On pourrait se dire q'il est bien plus simple de s'y retrouver que pour les rhums de Jamaïque, du fait que nous parlons ici d'une unique distillerie. Mais voilà... Non.
Non seulement il y a un nombre tout aussi impressionnant d'embouteilleurs indépendants mais il y en a un en particulier qui n'aide pas. Il s'agit d'un petit embouteilleur italien dont je ne vous ai jamais parlé, une société génoise appelée Velier, dont le patron, un certain Luca Gargano (jamais mentionné non plus sur mon blog) s'est mis en tête de rendre extrêmement compliqué la possibilité d'y comprendre quoi que ce soit. Des dizaines d'embouteillages, des millésimes déclinés sur plusieurs bouteilles, des heavy rums, des light rums, des étiquettes identiques mais certaines en couleur et d'autres en noir et blanc... Bref un beau bordel !
Blague mise à part, il faut vraiment s'y pencher pour savoir ce que Velier nous propose, mais ça vaut le coup (et je vous dis ça en y connaissant que très peu de choses).

Quelques 5 embouteilleurs parmi beaucoup d'autres et au centre, bien sûr, Velier :)


Voilà pour ce petit tour dans mes étagères à malice. Si jamais je fais un troisième article, j'espère avoir à vous présenter plein de nouvelles et jolies choses ;)



dimanche 24 janvier 2016

Le Rhumaton, le retour - partie 2



C'est remis de mes aventures de la veille (dégustations matinales, digestion d'un demi bœuf et exploration du métro), que je me prépare pour cette deuxième journée. Avec donc comme points de chute : L'Adresse Gourmande aux Clayes sous Bois et A'Rhûm dans le 3ème arrondissement de Paris.

C'est parti !


Jour 2
Il va falloir que je déménage pour m'en rapprocher :)
Je ne pars pas les mains vides. J'avais dit à Jérôme (le patron de l'Adresse Gourmande) que je lui ferai goûter de Chantal Comte Plantation de La Montagne Pelée (Depaz) Hors d'Âge ; je la glisse donc dans mon sac. En chemin je passe devant une boulangerie qui propose des kuign amann individuels et j'en mets un en poche (enfi, dans un sac, dans ma poche, je tiens quand même à mon blouson :p).

Cette fois-ci je suis prêt et après un trajet d'environ 45 minutes, j'arrive enfin aux abords de ce lieu d'échanges et de plaisir (non, pas ceux-là, bande de gros dégoûtants...).
Je suis comme d'habitude très bien accueilli (tous les clients le sont) et l'on commence à se lancer dans une longue discussion ponctuée de dégustations, qui durera une heure et demi.
Soyez avertis : quand vous mettez un pied à L'Adresse Gourmande et que vous êtes un passionné, le temps s'écoule différemment, il passe beaucoup plus vite !
Des discussions captivantes sur des bouteilles et des distilleries, des dégustations variées et des produits au top (autant solides que liquides). Paradoxalement (ou pas), il faut savoir y prendre son temps. Pour apprécier pleinement ce que cette boutique et votre hôte ont à vous offrir, il ne faut pas être pressé, et c'est tant mieux.

Une partie des rhums...
Côté dégustation, je restais dans mon optique de trouver des bouteilles de qualité à prix modique et je me suis mis en tête de faire un tour du côté des rhums blancs (agricoles bien évidemment).
Beaucoup de très bons produits et un choix large. Parmi ceux que je veux goûter une nouvelle fois pour affiner mon avis, il y a le Bielle Canne Grise et le Fighting Spirit Blue de Chantal Comte. Seul le second est en dégustation mais sur les conseils du maître des lieux je lui laisse me verser quelques centilitres du rhum Toucan pour accompagner le Chantal Comte.
Je lui verse en parallèle un petit verre du Depaz tout juste sorti de ma besace (qui a été drôlement apprécié :)).

Je prends mon temps et apprécie les arômes de ces deux rhums pendant presque 45 minutes avant de les porter à mes lèvres. Le Toucan supporte la comparaison au départ, et j'ai redécouvert ce rhum agricole de Guyane Française. Cependant après un moment, il développe des arômes floraux - qui plairont à certains - que je n'apprécie pas trop sur les rhums blancs.
Le Figthing Spirit (distillerie du Simon en Martinique), lui, est resté sec, fruité, sur la canne bien sûr durant toute la durée de la dégustation, il ne "s'altère" pas.

Je n'ai normalement pas de remords à utiliser des rhums blancs premiums pour réaliser mes ti-punchs, et bien cela serait peut-être le cas avec celui-là.
Il est un peu cher puisque vendu chez les cavistes aux alentours des 45€, mais je dois bien admettre qu'il les vaut. Sans aucun doute un des meilleurs agricoles blancs sur le marché !

J'ai redécouvert le Toucan, qui n'est vraiment pas mal, mais le Fighting Spirit Blue est exceptionnel !
C'est quelques minutes avant de prendre congé, que je me suis retrouvé avec un nouveau verre dans la main. Un autre rhum blanc au nez plus que prometteur, un nez complexe et gourmand à la fois, frais et intense, un nez tout simplement exceptionnel. Malheureusement la bouche ne tient pas la distance, surtout au niveau de sa longueur, ses arômes disparaissant bien trop vite. Une impression mitigée donc sur ce rhum de Taïti, le rhum Mana'o. Bien content d'avoir pu y goûter après avoir lu pas mal de choses à son sujet. J'ai même pu repartir avec un petit sample, merci Jérôme ! :)

Mais tout ça ne nous dit pas avec quelle bouteille à petit prix je suis reparti. Eh bien, j'ai jeté mon dévolu sur le Bielle Canne Grise, qui m'avait fait forte impression lors du Whisky Live et que Jérôme m'a conseillé. Et je sais que tôt ou tard, j'aurai dans mon armoire à malices ce Figthing Spirit Blue !

Bon, ce n'est pas tout ça mais si je reste plus, je loupe mon train. Je prends donc congé en remerciant mon hôte pour tout et prends le chemin de la quatrième et dernière étape de ce rhumaton.


Une bonne heure plus tard, nous y voilà : A'Rhûm.

Vue tellement familière :)
Durant le trajet, je me rends compte que j'ai la dalle (le kouign amann a aidé, mais il me faut plus de gras et de sucre ! :D). Qu'à cela ne tienne, je rentre dans la boutique où je suis accueilli, non pas par Freddy mais par son vendeur.
Je lui explique mon idée de trouver un rhum petit budget mais typique d'une origine. Après avoir passé un bon nombre de rhums en revue, je me rends compte que ce n'est pas si simple ; il y en a que j'ai déjà, d'autres que je connais et je ne n'apprécie pas ou pas assez pour me les procurer.

La faim me rattrape et je demande s'il y a des endroits sympas où manger un morceau dans les environs. Sur ses conseils je me dirige vers le bistrot du coin. Je rentre et sur qui je tombe ? Freddy et Jean-Luc Braud, grand professionnel des spiritueux (et accessoirement le prof que j'ai eu pendant deux jours lors d'une formation sur le rhum en octobre dernier).
Je m'installe avec eux et participe gaiement à la conversation sur Rhum avec un grand "R" et tout ce qui peut tourner autour.
J'en profite pour commander une crème brûlée (oui ça n'aura pas été le jour des repas les plus équilibrés :D).

Des rhums commerce équitable !

Une fois que tout le monde a fini, nous retournons à la boutique. Alors que je m’apprête à m'obstiner dans les rhums à petits prix, le maître des lieux me parle du rhum Fair Belize 8 ans (brut de fût à 62%) créé exclusivement pour A'Rhûm. Il se trouve que j'avais pu y goûter quelques semaines auparavant en compagnie d'autres amoureux du rhum et qu'il m'avait plu.

Je cède donc bien volontiers à sa proposition de le déguster. Il ne sera pas seul, puisque je me retrouve également avec un verre du 10 ans juste à côté. Et alors que Freddy me parle de "son" rhum, je le déguste tranquillement. C'est bon et l'alcool est exceptionnellement bien intégré ! Il me fait part de son avis sur la similitude qu'il peut exister entre ce brut de fût de Belize et certains rhums de Guyane Anglaise dans la veine Velier, dont il est également grand amateur. Sur le moment, je n'ai pas vraiment ressenti ce lien qui aurait pu exister.
Mais le hasard a voulu qu'un collègue de travail me fasse goûter, à l'aveugle, ce rhum Fair, une semaine après mon passage chez A'Rhûm. Eh bien, j'ai d'abord pensé avoir affaire à un Guyana brut de fût... Comme quoi il sait de quoi il parle le Freddy :D

Vous ne serez sans doute pas étonnés de savoir que je suis donc reparti avec un bouteille, brisant ainsi la série d'achats de bouteilles à petits prix ^^



Au final, me voilà avec une belle série de rhums très variés, ainsi que quelques petites gourmandises ;)

Un bilan très positif et une expérience, que j'espère pouvoir renouveler d'ici dans moins d'un an :)

Le fruit de dures journées de "travail" ;)

dimanche 17 janvier 2016

Le Rhumaton, le retour - partie 1



Vous vous en souvenez sans doute, il y a presque un an et demi, je vous avais fait le récit de cette journée intense, dédiée à la visite de mes cavistes préférés.

Ce temps est assez lointain et je ne jouis plus du luxe de pouvoir passer des journées entières à écumer mes boutiques de prédilection. Il m'est déjà difficile d'aller en visiter un, c'est pour dire ^^

Oui mais voilà, le département dans lequel je travaille a eu la bonne idée de fermer une semaine entre Noël et le Nouvel An. Ma première réaction : "Ah ben merde, je manque déjà de jours de congé et en plus je suis forcé d'en utiliser cinq...". Mais après un moment, je me suis dit que cela serait l'occasion de passer du temps avec l'ex-occupant de la poussette et, pourquoi pas, de retourner chez quelques cavistes ;)

Et les cavistes, ce n'est pas ce qui manque. Impossible de tout caser sur une journée, à moins d'être tout le temps pressé et stressé. Un plan commence donc à germer dans mon esprit : étaler ces visites sur deux jours, l'un en compagnie de Roudoudou et l'autre sans.
D'ailleurs, voilà un autre obstacle à cette activité : mon fils est beaucoup moins accommodant depuis qu'il n'est plus dans sa poussette (à dormir :p). Bon, je le comprends, ce n'est pas passionnant d'être dans un endroit où rien n'est intéressant (sauf de potentiels biscuits ou un poisson rouge :)).

Passée cette entrée, de bonnes choses vous attendent
Parmi les boutiques dans lesquelles je souhaitais me rendre il y avait entre autre L'Adresse Gourmande, qui comme vous le savez, n'est pas la plus proche, je la garde donc pour le deuxième jour.
Je voulais commencer par Juhlès, car c'est là où je ne m'étais pas rendu depuis le plus longtemps. Pour finir, je me dis que je vais passer chez Christian de Montaguère le premier jour parce que juste à côté il y a deux boucheries super bonnes et je voulais manger une super entrecôte :D
Ce qui nous laisse donc A'Rhum pour le second jour.

Me voilà donc avec un plan !


Jour 1
Métro ligne 13, puis ligne 4 (la fameuse ligne du rhum :)) et un Roudoudou passionné par les tunnels du métro. On sort à l'air libre et on parcourt les quelques 300 mètres qui nous séparent de notre objectif.
Petite frayeur à l'approche de la boutique quand de loin j'ai cru qu'elle était fermée, fêtes de fin d'année tout ça. Mais non tout va bien. Je rentre et vois au fond de la boutique le sympathique responsable spiritueux que je connais un peu.
Une des premières choses qu'il me dit : "Je n'ai plus de Velier."
Alors oui, petite déception, je ne venais pas que pour ça mais avais un petit espoir. Pas grave, je scrute les étagères à rhums et remarque deux ou trois choses qui m'intriguent, et toutes en dégustation :)
Un rhum de Marie-Galante embouteillé par un embouteilleur indépendant pour commencer. Il s'agit d'un Bielle mis en bouteille par un vigneron, sous le nom de Saut de l'Ange (je crois mais je ne retrouve rien sur le net à son sujet, donc si je me plante et que vous avez le nom correct, n'hésitez pas ! ;)). Bref, pas mal. Je n'ai pas vraiment reconnu du Bielle cependant. La bouteille était presque vide et cela pourrait être intéressant d'y goûter à nouveau mais comme il s'agit d'un embouteillage assez confidentiel, ça risque d'être compliqué.

J'adore ces étagères, et pas uniquement pour ce qu'elles supportent :)
J'ai pu ensuite déguster ou redéguster quelques embouteillages de la Distillerie de Paris (donc de Juhlès). Si vous n'en avez goûté aucun, n'hésitez pas, certains sont atypiques et intéressants.
Cette fois-ci, mon choix c'est porté sur leur embouteillage jamaïcain, que j'ai trouvé pas mal. Un assemblage de plusieurs distilleries de l'île, typé jamaïcain sans être extrême. Un prix raisonnable (attention quand même il s'agit d'un 50cl), ça fera un cadeau pour la belle-sœur \o/
Ajoutez-y une discussion sur les enfants et sur le Cognac et voilà 45 minutes bien agréablement remplies et une première bouteille dans la besace.


Et c'est reparti pour la ligne 4, arrêt Saint Placide, destination finale : Christian de Montaguère.

Mais avant tout, passage obligé par une boucherie que j'affectionne énormément : Le Bourdonnec. Ce blog n'étant pas un blog sur le bœuf, je vais faire court. C'est un des rares bouchers qui travaille la viande maturée, une viande qui "pourrit" 90 jours dans une atmosphère particulière, ce qui développe son goût et la rend plus tendre. Une fois les parties vertes et bleues enlevées (oui je sais, ça ne fait pas forcément rêver ^^), le résultat est simplement hallucinant. Malheureusement, mais assez naturellement, il faut y mettre le prix. S'ils n'ont pas d'entrecôte de prête, vous trouverez votre bonheur parmi toutes leurs autres succulences ! :)
Mais voilà, ô tristesse, ils étaient fermés en cette dernière semaine de l'année... Heureusement, j'ai mon plan B, une autre boucherie, dans la rue de l'Abbé Grégoire celle-ci, plus traditionnelle mais à la qualité des produits irréprochable. À moi (ou plutôt "à nous" vu la quantité que Roudoudou en a mangé) l'entrecôte d'environ 600g, persillée à souhait.


J'avoue, je recycle cette photo d'un autre article :P
C'est donc équipé pour reprendre des forces au déjeuner, que je dévore les quelques mètres qui me séparent de la boutique de l'Art de vivre au Caraïbes. C'est Jerry qui m’accueille (c'est d'ailleurs lui qui m'avait parlé de cette seconde boucherie). On papote de choses et d'autres alors que je scanne les étagères à merveilles. Et je vois un rhum dont j'ai beaucoup entendu parler mais que je n'avais pas dégusté à ce jour, le Foursquare Port Cask Finish. Et juste à côté, de la même distillerie de Barbade : le Doorly's 12 ans. Je me dis qu'il y a une chance qu'un des deux soient en dégustation. Eh bien non... Les deux étaient ouverts ! Cool :)
Pour rester sur la même gamme de prix, et ajouter une troisième bouteille à cette dégustation, je demande si le La Mauny Signature est également à déguster, et c'est le cas, parfait.

On débute par le Doorly's 12 ans ; il est dans la droite lignée du XO et en est proche. Typique de la Barbade, un rhum sec, boisé, équilibré et aux arômes délicats. Pour un prix très attractif, une trentaine d'euros.

Le Port Finish ensuite (même distillerie : Foursquare), lui aussi pour une trentaine d'euros. On retrouve les caractéristiques de la Barbade mais avec la gourmandise en plus. En effet, il n'est pas dénué de douceur (sans être sucré) ni d'un certain fruité. Un rhum agréable, qui pourra faire la transition entre des rhums sucrés et d'autre plus secs, et qui pourra satisfaire autant les amateurs que les débutants.
C'est celui que j'ai ramené chez moi et il aura exactement cette double fonction. Là aussi une trentaine d'euros, décidément... Et, que ce soit l'un ou l'autre, ce sont des rhums sans aucun ajout. Richard Seale (patron de cette distillerie) est un fervent défenseur des "vrais" rhums, vierges d'additifs.

Le line up du jour
Fin de la dégustation avec un des derniers La Mauny sorti, le Signature. Je vous en ai déjà parlé dans cet article. Un VO (3 ans de vieillissement), qui n'a pas à rougir devant certains de ses grands frères et qui peut se déguster pur, ce qui est rare pour un "simple" VO. Bref, impression confirmée à cette seconde dégustation : une vraie complexité, une relative douceur et les repères agricoles bien présents.
Et là encore un petit prix !

Cette excursion chez Christian de Montaguère permet, une nouvelle fois, de montrer qu'il existe nombre de rhums de qualité à prix réduits. Ces trois-là en sont de parfaits exemples.


C'est ainsi que s'achève cette première journée.


dimanche 13 septembre 2015

Le Canada ça ne vaut pas l'Italie (en tout cas niveau rhum ;)) - partie 2


Bon les échantillons, c'est vu.


Vous vous en doutez, qui dit "visiter un pays" (même deux puisque qu'il y avait une semaine aux US), dit "chercher des bouteilles de rhum local".
C'est donc ce que j'ai fait.

On m'avait dit qu'il y aurait peu de chance que je trouve quoi que ce soit d'intéressant au Québec.
Malheureusement ça s'est vérifié.
Il faut savoir qu'au Québec, la vente d'alcool est régie par l'Etat et vous ne pourrez pas trouver grand-chose (quelques bières et quelques vins) en dehors des magasins de l'enseigne étatique : SAQ.

On se rattrape sur ce qu'il y a de bon :) Dédicace à mon co-dégustateur :)
Autant ils ont pas mal de whiskys du Canada, autant niveau rhums, c'est un peu le désert. Non seulement ils n'ont pas de rhum élaborés sur place mais ils n'ont pas non plus grand chose d'autre... :/
J'en ai visité plusieurs, à Montréal et dans d'autres plus petites villes et le constat est le même partout : rien à acheter (pour moi en tout cas).


Je comprends la détresse des québécois amateurs de rhum !


Bon, après une bonne semaine, nous avons quitté le Québec et sommes arrivés en Ontario.
Plein d'espoir, je me suis naïvement dit que j'aurai peut-être plus de chance dans cette partie anglophone du Canada.
Bon je me suis rapidement rendu compte que là aussi, la vente de spiritueux ne se fait quand dans la chaîne de magasins tenue pas... l'Etat... ben ouais :(
La seule chose qui change, c'est le nom, nous ne sommes plus à la SAQ mais chez LCBO (oui ça m'a fait penser au nom d'un sandwich de chez McDo :x).
J'ai même demandé à plusieurs vendeurs dans un magasin de Toronto s'ils avaient connaissance de rhums produits au Canada mais ils n'ont pas pu m'aider (si ce n'est en m'indiquant un Demerara - de Guyane Anglaise donc - qu'ils pensaient venir de leur pays...).

Ce n'était pas cette maison-là mais j'aime bien celle-ci aussi :P

Après une clavicule cassée (les lits sont très hauts dans certains hôtels de Toronto...), un passage aux urgences le lendemain dans la ville de Niagara on the Lake, une visite des chutes le surlendemain, nous voilà à la frontière avec les Etats-Unis juste derrière le Rainbow Bridge.
Direction notre première maison où nous passerons deux nuit. Super jolie maison d'ailleurs !

Je jette un œil dans certains magasins susceptibles de receler des bouteilles de rhum et je me rends compte que trois choses : le vin est ici à prix abordable (contrairement au Canada, où l'on ne trouve rien en dessous de 10$, environ 6,50€) et ça c'est bien. Il n'y a pas de rhum intéressant. Et enfin ils ont des boissons faiblement alcoolisées, de type cocktail, qui se boivent plutôt pas trop mal :)


A ce moment-là, j'ai déjà en tête la possibilité de trouver quelque chose à l'aéroport de Montréal, sait-on jamais... Autrement dit, je commence à désespérer :/


Nous revoilà en voiture pour nous rendre à notre avant dernière étape aux US. On arrive là-bas et sommes très bien accueillis par la maîtresse des lieux, qui nous indique que faire dans la région (surtout avec des enfants), ainsi que où faire les courses : tel magasin pour la viande (et on en a fait des barbecues :D) et le poisson, tel autre pour les produits de base et enfin tel dernier pour l'alcool, avec nous dit-elle une belle sélection de vins, tant mieux !

Inconnues au bataillon - pas pour longtemps ;)
On dépose les sacs et on part faire les courses : viande, épis de maïs, viande, chips, viande, légumes, viande, jus d'orange...

Les solides sont dans la voiture, il est temps d'aller faire un tour aux liquides.
C'est sans grand espoir que je rentre dans le magasin et que je me dirige vers le rayon des rhums. Je vois immédiatement que le choix est un plus éclectique quand dans les boutiques canadiennes.
C'est alors que je m'approche que je vois deux bouteilles qui ne me disent strictement rien, jamais vues, inconnues au bataillon. Je ne m'emballe pas et regarde bien tout le rayon, je demande même au patron si tous leurs rhums sont bien là (c'est le cas). Je me rends rapidement compte, que seuls ces deux bouteilles me sont inconnues.
Je décide donc de m'y intéresser de plus près. Il s'agit d'un rhum blanc et d'un rhum vieux, la version vieillie du premier. Ils nous viennent de Californie et... sont faits à base de pur jus de canne et non de mélasse ! C'est ce qui termine de me décider et je les embarque (sans compter le pirate squelette qui orne la bouteille :D).

J'ai trouvé mes bouteilles de rhum, youpi \o/

C'est autour d'un feu avec les propriétaires de notre maison, sous un ciel étoilé comme j'en ai rarement vu et un verre de vin (géant) dans la main, pour une soirée plus qu'agréable, que cette journée s'est achevée. Pas mal ;)

...


Vous vous en doutez, ce n'est pas à l'aéroport que j'ai trouvé quoi que ce soit d'intéressant, bon de toute manière avec mes deux bouteilles de rhums californiens j'étais déjà à la limite légale d'alcool pour revenir en France.




Voilà, la fin de ces presque trois semaines de vacances, qui resterons, avec ou sans rhum, dans les mémoires ! En tout cas dans la mienne :D

dimanche 6 septembre 2015

Le Canada ça ne vaut pas l'Italie (en tout cas niveau rhum ;)) - partie 1



Les vacances d'été... On les attend onze mois durant, tous les ans ; et à peine commencées qu'il faut déjà penser à la rentrée. Deux, trois, voire quatre semaines qui passent bien trop vite. Il ne tient qu'à nous d'en profiter au maximum et de les rendre les plus intenses et riches possibles.

Et le Canada pour ça, c'est vachement bien !
Certes c'est maintenant terminé, mais les enfants et nous avons vécu de très beaux et mémorables moments, avec dans le désordre et de manière tout à fait incomplète :
les Chutes du Niagara, la pèche aux écrevisses, Toronto, rendre visite à la famille, des écureuils de toutes les couleurs, le monstre du Loch Ness en carton, une clavicule cassée pour Roudoudou, un gigantesque verre de vin (voire deux) autour du feu, un super musée/parc.
Mais aussi des attaques de moustiques, de bien jolies routes, des bonnes bières, du Stockbrot, un Lac à la Loutre, des animaux sur le bord de la route (pas tous morts :p) et au final parmi les meilleures vacances que j'ai passées :)


Et le rhum dans tout ça ?


Eh bien pas très présent le rhum, et ce n'est pas bien grave. Pas très présent ne veut pas dire absent non plus, vous vous en doutez bien ;)

Tout d'abord des échantillons (ou samples) - on ne va quand même pas partir les mains vides !
J'en ai un bon paquet à la maison et les emmener en vacances semble être un excellent moyen de les découvrir. J'en avais pris une dizaine avec moi, chacun de 5cl.
Je n'en suis même pas venu à bout, deux sont encore plein, tandis que les huit autres ont été achevés lors de ma dernière soirée à Montréal avec la famille.
Parmi ces rhums, des choses intéressantes et d'aDos Madéras, Trois utres... hmmm... moins.

J'avais volontairement pris des choses très différentes dont un certain nombre susceptibles de plaire à des novices (plutôt douces donc).

Pas de découverte parmi ces bouteilles, en ce qui me concerne. Les "meilleures" avaient déjà été dégustées par votre serviteur lors de différentes occasions.
Je pense par exemple au Dos Maderas PX 5+5 que je n'avais pas eu l'occasion de goûter depuis longtemps mais qui a gardé son charme. Alors oui c'est doux mais nous sommes loin du schéma ennuyeux "caramel/vanille". Ici, nous sommes sur les fruits confits, le tabac, la noix...
Sans grande surprise, il aura beaucoup plu aux autres dégustateurs :)

Le Summum 12 ans (finition Cognac) fût également à leur goût et un peu moins au mien, tant il est dominé par l'amande. Le caramel est là aussi mais c'est cette amande omniprésente qui prend le pas sur tout le reste.


 

Un autre 12 ans ensuite mais d'une autre trempe, le Trois Rivières. L'assistance n'a pas été conquise, ce que je peux comprendre, étant donné que l'agricole n'est pas le type de rhum le plus facile à appréhender.

J'avais pu le goûter lors du Rhum Fest, et cette nouvelle dégustation apporte quelques nouveaux éléments, surtout au nez, puisqu'il y a pas mal de fruits : pomme, légère pèche et une certaine vivacité apportée par un petit quelque chose de fruits rouges.
Ensuite en bouche, le fût prend le dessus, avec le tabac et un côté tannique. Après un bon moment le bois mouillé (que je commence à voir comme une signature Trois Rivières) fait une apparition discrète en association avec la canne.


Pour finir un arrangé de Ced, le Banane Cacao.
Comme vous les savez déjà, j'aime les produits de Cédric Brément, mais je me méfie des impressions données par les échantillons sur les rhums arrangés, car d'expérience il arrive qu'un des éléments prennent le pas sur l'autre/les autres, sans que j'arrive vraiment à m'expliquer pourquoi.
C'est un des rhums de Ced que je n'avais pas encore eu l'occasion de tester et je l'ai trouvé bon mais avec une banane que j'aurais aimé faire plus jeu égal avec le cacao (même si la banane rôtie au nez est bien sympathique :)). Définitivement à retester.


Les rhums moins mémorables maintenant.

Le Nine Leaves - Almost Spring pour commencer. J'aime bien le blanc, j'aime bien celui vieilli en fût de chêne américain, mais là, il y a un souci.
Au nez, l'alcool est présent, marqué. On a l'impression d'être sur une eau de vie de prune qui aurait été récoltée trop jeune (acidité). Le boisé est présent avec un léger côté soufré et une vague odeur de vin complète l'ensemble.
En bouche, l'alcool n'est pas très bien intégré et on est à nouveau sur une impression de fruit vert.
La finale est relativement courte et revient sur cette eau de vie.
Bon... Voilà...
Ça n'enlève rien au mérite et à l'intérêt des autres bouteilles de ce rhum japonais, mais là, ça fait erreur de parcours selon moi

Le Oksen macéré cannelle maintenant. Ce n'est pas qu'il n'est pas bon, mais c'est qu'il est... cannelle. Mais alors, CANNELLE ! En fait je ne sais pas à quoi sert ce "rhum". Je le trouve trop sec et pas assez sur le rhum pour le boire tout seul. Du coup, peut-être en ingrédient de cocktail, mais alors pas trop, parce que c'est vraiment intense.


Si vous savez compter, vous avez du vous rendre compte qu'il en manque deux. Un autre rhum arrangé, que je dois regoûter car la vanille avait pris le dessus et Mermaid, qui est un rhum infusé, que je dois déguster à nouveau également, la première impression ayant été plutôt positive.