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dimanche 17 janvier 2016

Le Rhumaton, le retour - partie 1



Vous vous en souvenez sans doute, il y a presque un an et demi, je vous avais fait le récit de cette journée intense, dédiée à la visite de mes cavistes préférés.

Ce temps est assez lointain et je ne jouis plus du luxe de pouvoir passer des journées entières à écumer mes boutiques de prédilection. Il m'est déjà difficile d'aller en visiter un, c'est pour dire ^^

Oui mais voilà, le département dans lequel je travaille a eu la bonne idée de fermer une semaine entre Noël et le Nouvel An. Ma première réaction : "Ah ben merde, je manque déjà de jours de congé et en plus je suis forcé d'en utiliser cinq...". Mais après un moment, je me suis dit que cela serait l'occasion de passer du temps avec l'ex-occupant de la poussette et, pourquoi pas, de retourner chez quelques cavistes ;)

Et les cavistes, ce n'est pas ce qui manque. Impossible de tout caser sur une journée, à moins d'être tout le temps pressé et stressé. Un plan commence donc à germer dans mon esprit : étaler ces visites sur deux jours, l'un en compagnie de Roudoudou et l'autre sans.
D'ailleurs, voilà un autre obstacle à cette activité : mon fils est beaucoup moins accommodant depuis qu'il n'est plus dans sa poussette (à dormir :p). Bon, je le comprends, ce n'est pas passionnant d'être dans un endroit où rien n'est intéressant (sauf de potentiels biscuits ou un poisson rouge :)).

Passée cette entrée, de bonnes choses vous attendent
Parmi les boutiques dans lesquelles je souhaitais me rendre il y avait entre autre L'Adresse Gourmande, qui comme vous le savez, n'est pas la plus proche, je la garde donc pour le deuxième jour.
Je voulais commencer par Juhlès, car c'est là où je ne m'étais pas rendu depuis le plus longtemps. Pour finir, je me dis que je vais passer chez Christian de Montaguère le premier jour parce que juste à côté il y a deux boucheries super bonnes et je voulais manger une super entrecôte :D
Ce qui nous laisse donc A'Rhum pour le second jour.

Me voilà donc avec un plan !


Jour 1
Métro ligne 13, puis ligne 4 (la fameuse ligne du rhum :)) et un Roudoudou passionné par les tunnels du métro. On sort à l'air libre et on parcourt les quelques 300 mètres qui nous séparent de notre objectif.
Petite frayeur à l'approche de la boutique quand de loin j'ai cru qu'elle était fermée, fêtes de fin d'année tout ça. Mais non tout va bien. Je rentre et vois au fond de la boutique le sympathique responsable spiritueux que je connais un peu.
Une des premières choses qu'il me dit : "Je n'ai plus de Velier."
Alors oui, petite déception, je ne venais pas que pour ça mais avais un petit espoir. Pas grave, je scrute les étagères à rhums et remarque deux ou trois choses qui m'intriguent, et toutes en dégustation :)
Un rhum de Marie-Galante embouteillé par un embouteilleur indépendant pour commencer. Il s'agit d'un Bielle mis en bouteille par un vigneron, sous le nom de Saut de l'Ange (je crois mais je ne retrouve rien sur le net à son sujet, donc si je me plante et que vous avez le nom correct, n'hésitez pas ! ;)). Bref, pas mal. Je n'ai pas vraiment reconnu du Bielle cependant. La bouteille était presque vide et cela pourrait être intéressant d'y goûter à nouveau mais comme il s'agit d'un embouteillage assez confidentiel, ça risque d'être compliqué.

J'adore ces étagères, et pas uniquement pour ce qu'elles supportent :)
J'ai pu ensuite déguster ou redéguster quelques embouteillages de la Distillerie de Paris (donc de Juhlès). Si vous n'en avez goûté aucun, n'hésitez pas, certains sont atypiques et intéressants.
Cette fois-ci, mon choix c'est porté sur leur embouteillage jamaïcain, que j'ai trouvé pas mal. Un assemblage de plusieurs distilleries de l'île, typé jamaïcain sans être extrême. Un prix raisonnable (attention quand même il s'agit d'un 50cl), ça fera un cadeau pour la belle-sœur \o/
Ajoutez-y une discussion sur les enfants et sur le Cognac et voilà 45 minutes bien agréablement remplies et une première bouteille dans la besace.


Et c'est reparti pour la ligne 4, arrêt Saint Placide, destination finale : Christian de Montaguère.

Mais avant tout, passage obligé par une boucherie que j'affectionne énormément : Le Bourdonnec. Ce blog n'étant pas un blog sur le bœuf, je vais faire court. C'est un des rares bouchers qui travaille la viande maturée, une viande qui "pourrit" 90 jours dans une atmosphère particulière, ce qui développe son goût et la rend plus tendre. Une fois les parties vertes et bleues enlevées (oui je sais, ça ne fait pas forcément rêver ^^), le résultat est simplement hallucinant. Malheureusement, mais assez naturellement, il faut y mettre le prix. S'ils n'ont pas d'entrecôte de prête, vous trouverez votre bonheur parmi toutes leurs autres succulences ! :)
Mais voilà, ô tristesse, ils étaient fermés en cette dernière semaine de l'année... Heureusement, j'ai mon plan B, une autre boucherie, dans la rue de l'Abbé Grégoire celle-ci, plus traditionnelle mais à la qualité des produits irréprochable. À moi (ou plutôt "à nous" vu la quantité que Roudoudou en a mangé) l'entrecôte d'environ 600g, persillée à souhait.


J'avoue, je recycle cette photo d'un autre article :P
C'est donc équipé pour reprendre des forces au déjeuner, que je dévore les quelques mètres qui me séparent de la boutique de l'Art de vivre au Caraïbes. C'est Jerry qui m’accueille (c'est d'ailleurs lui qui m'avait parlé de cette seconde boucherie). On papote de choses et d'autres alors que je scanne les étagères à merveilles. Et je vois un rhum dont j'ai beaucoup entendu parler mais que je n'avais pas dégusté à ce jour, le Foursquare Port Cask Finish. Et juste à côté, de la même distillerie de Barbade : le Doorly's 12 ans. Je me dis qu'il y a une chance qu'un des deux soient en dégustation. Eh bien non... Les deux étaient ouverts ! Cool :)
Pour rester sur la même gamme de prix, et ajouter une troisième bouteille à cette dégustation, je demande si le La Mauny Signature est également à déguster, et c'est le cas, parfait.

On débute par le Doorly's 12 ans ; il est dans la droite lignée du XO et en est proche. Typique de la Barbade, un rhum sec, boisé, équilibré et aux arômes délicats. Pour un prix très attractif, une trentaine d'euros.

Le Port Finish ensuite (même distillerie : Foursquare), lui aussi pour une trentaine d'euros. On retrouve les caractéristiques de la Barbade mais avec la gourmandise en plus. En effet, il n'est pas dénué de douceur (sans être sucré) ni d'un certain fruité. Un rhum agréable, qui pourra faire la transition entre des rhums sucrés et d'autre plus secs, et qui pourra satisfaire autant les amateurs que les débutants.
C'est celui que j'ai ramené chez moi et il aura exactement cette double fonction. Là aussi une trentaine d'euros, décidément... Et, que ce soit l'un ou l'autre, ce sont des rhums sans aucun ajout. Richard Seale (patron de cette distillerie) est un fervent défenseur des "vrais" rhums, vierges d'additifs.

Le line up du jour
Fin de la dégustation avec un des derniers La Mauny sorti, le Signature. Je vous en ai déjà parlé dans cet article. Un VO (3 ans de vieillissement), qui n'a pas à rougir devant certains de ses grands frères et qui peut se déguster pur, ce qui est rare pour un "simple" VO. Bref, impression confirmée à cette seconde dégustation : une vraie complexité, une relative douceur et les repères agricoles bien présents.
Et là encore un petit prix !

Cette excursion chez Christian de Montaguère permet, une nouvelle fois, de montrer qu'il existe nombre de rhums de qualité à prix réduits. Ces trois-là en sont de parfaits exemples.


C'est ainsi que s'achève cette première journée.


dimanche 27 juillet 2014

Le Rhumathon

Bonjour à tous,


Il y a quelques semaines, je vous ai emmené sur ma route du rhum.
Et puis je me suis dit "Et si je passais par toutes ces boutiques en une journée ?".
Oui j'ai des idées bizarres.
Ça tombe bien, en ce moment mon w-e est sur le dimanche et le lundi, ce qui me laisse donc un jour de semaine pour visiter mes cavistes préférés (et donc avec pas grand monde, ce qui permet d'avoir les vendeurs pour soi - oui il m'arrive d'être un peu perso ^^).
Et comme tout événement sportif de portée internationale, il sera immortalisé par un nombre non négligeable de photographies !

Mon esprit enfiévré s'est mis à élaborer des plans pour pouvoir passer chez les trois dans la même journée mais sur un laps de temps "limité", parce que quand même j'ai aussi d'autres trucs à faire dans la vie ; oui je sais, c'est triste :p

Quoi qu'il en soit, le lundi en question se rapproche, je trépigne à l'idée d'y être et nous sommes prêts mon plan et moi !
Ce n'est que le matin même que je me rends compte que A'Rhûm et Christian de Montaguère n'ouvrent pas avant l'après-midi (14h30 pour le premier et 14h00 pour le second)... Voilà qui ne fait pas mes affaires et qui met mon plan de conquête du monde en péril !

Donc je m'adapte ; nouvelle organisation : Julhès en 1 (ils ouvrent à 10h00 :)), CdM en 2 et A'Rhûm en 3.

Bien évidemment, ça ne va pas se passer comme ça non plus :D


La station la plus lointaine de chez moi sur la ligne 4.

Midi et demi, départ de l'appart, direction Julhès.

Moi, j'adore cette entrée !

Une bonne demi heure plus tard, arrivée dans cette vénérable maison. Je me dirige tout de go dans le fond du magasin vers les spiritueux mais je ne vois aucun des deux vendeurs auxquels je suis habitué et qui connaissent bien leur rayon (dont ce fameux spécialiste en fromages qui en connait plus que moi sur les spiritueux ;)).
Mais très vite le caviste vins vient à mon aide. Je demande avant tout si je peux prendre quelques photos pour mon blog, ce qui ne pose pas de problème.


Je déguste ensuite deux "petits" rhums, dont le Fair Belize, qui m'avait beaucoup plu il y a un an et que j'avais acheté. Eh bien, il me plait toujours bien, il manque sans doute d'un peu de complexité, mais j'aime vraiment son boisé.

La majeure partie de leurs rhums (vous reconnaissez la bouteille pile au centre ?)


Je fais également un petit point sur ce qu'il leur reste en Velier, à savoir pas grand chose et puis j'y vais. Je prends une photo de la boutique depuis l'extérieur et je me rends compte que cette visite m'a pris bien moins longtemps que prévu et qu'il est trop tôt, les autres cavistes n'étant pas encore ouverts.



Que faire pour "tuer" le temps mais sans sortir du thème de la journée ?




Et c'est là que me vient l'idée folle d'intégrer une quatrième étape sur la ligne 4, également appelée "ma route du rhum" : La Maison du Whisky à Odéon (oui cette ligne 4 est vraiment bien achalandée dites donc ! :D).
Là aussi je voulais surtout voir si certains Demerara de Velier avaient survécu et il n'y avait en magasin que du Diamond (81 et les deux 96 si je ne m'abuse) dont je suis déjà suffisamment pourvu.

C'est là que j'ai fait la connaissance de Raoul, sympathique vendeur (même si je n'ai eu connaissance de son prénom que plus dans la journée) avec lequel j'ai pu parler de pas mal de choses, Velier, le monde du rhum, les prix qui montent, la tendance à suivre l'exemple du whisky ou encore d'autres embouteilleurs indépendants.

Je n'ai même pas eu le réflexe de prendre une photo de la boutique, ça sera pour autre fois...

Une foi dehors, me voilà donc du côté d'Odéon, il est environ 13h55 et là je me demande où je vais, le premier magasin qui ouvre ou alors le plus loin de chez moins pour finir par celui sur le chemin de la maison ? Après avoir buggé quelques minutes (certaines personnes ont dû se demander ce que ce charmant jeune homme faisant à rester planté là dans la rue comme un benêt :p).



Station synonyme de rhum depuis un bon moment dans mon esprit monomaniaque, même si cette fois, je n'ai pas pris le metro :)
Bref, je choisis la seconde option et me voilà en chemin pour A'Rhûm et comme j'ai une demi heure pour y arriver je décide donc de me faire le trajet à pieds ; je ne me plains pas, le chemin étant fort sympathique.


Après cette agréable balade, me voilà donc un peu en avance. Peu de temps après Freddy arrive et ouvre la boutique - bon je sais que ce n'était pas juste pour moi, mais ça m'a un peu donné cette impression et ce n'était pas désagréable ;)

Les fameux tonneaux qui montent la garde :)
Nous parlons de différentes choses et en arrivons naturellement vers le fond de la boutique pour la phase dégustation. Aujourd'hui au menu : cachaça.

En effet je n'avais encore jamais eu l'occasion de m'intéresser à cet alcool de canne à sucre brésilien, mais avec cette magnifique victoire de Brésil lors de la Coupe du Monde organisée sur place je me dis que c'est l'occasion !
Comment ? Pardon ? Ah... Ils n'ont pas gagné ? Ils ne sont fait pour le moins malmener par l'Allemagne ? Oui bon en fait j'avoue j'étais au courant, je vous rappelle que ma femme est allemande. Le hasard a même voulu que nous regardions la finale dans un château à boire du champagne (dure la vie hein :p), mon épouse m'ayant fait une fort agréable surprise ce w-e là. Merci mon Amour <3

Là où se cachent, principalement, les rhums agricoles.
Bref, cela ne v'a pas m'arrêter dans ma dégustation de cachaça. Rappelons rapidement que c'est un alcool uniquement distillé à base de vésou mais à degré moidre à la sorti de l'alambic. Elle est dans l'immense majeure partie des cas blanche (non-vieillie) et sert de base pour cocktails ; qui a dit caïpirinha ?

J'en ai goûté cinq si je ne m'abuse. Une qui se rapprochait franchement de certains rhums blancs agricoles, pas désagréable du tout donc. Une autre s'est faite remarquer par son léger côté fumé, intéressant. Une troisième avec un nez de poivre super agréable mais un peu décevante en bouche. Et enfin deux vieillies, une juste une paire d'années et la dernière six ans ; pas super intéressantes finalement, le vieillissement n'apportant pas grand chose et atténuant le côté jus de canne qui est pour moi l'intérêt principal des versions blanches.
Bouteille qui se remarque.


Au final m'a préférée a sans doute été la Kapoeira, avec un nez poivré et une bouche qui se rapproche de certains agricoles mais malheureusement en moins expressif/fougueux.


Mais je suis, pour l'instant, vraiment sur les dégustations pures et pas sur les cocktails, donc je passe mon tour sur la cachaça ; ça viendra sans doute un jour :)


Il y avait aussi une bouteille que je souhaitais goûter, ou plutôt goûter à nouveau, puisque quelques mois plus tôt j'avais eu l'occasion d'y tremper mes lèvres. Si je vous dis rhum étant l'assemblage entre du hors d'âge et trois millésimes : le 1976, le 1970 et le 1952. Et oui, vous avez tous trouvé (ou pas), il s'agit du Clément XO et sa jolie carafe. Cette seconde dégustation a confirmé mes souvenirs : très très bien !

La vitrine à merveilles !
Si vous avez l’œil, vous pouvez d'ailleurs apercevoir cette bouteille, sur la gauche de la vitrine (troisième étage).


A vrai dire, il y avait encore autre chose que j'avais pu goûter deux semaines auparavant (oui ça commence à faire pas mal).
Celui-ci je n'avais pas besoin de le retester et je voulais juste savoir si il restait encore une bouteille pour me la procurer. Si je vous dis rhum arrangé + marais salant + zone érogène, vous me dites ? Absolument, le Point G des rhums de Ced. Oui, je comprends que certains d'entre vous désirent quelques explications ; je vais le faire de tête.

Cette marque de rhums arrangés a été créée par Cédric Brement il y a maintenant quelques années, du côté de Nantes et rafle tous les prix et toutes les récompenses possibles ! La gamme est assez réduite (enfin huit quand même) mais va en s'étoffant. Ce qui pour moi en fait un bon produit est le parfait équilibre entre le rhum, les fruits et le sucre. Il en devient dangereux tant il est facile et agréable à boire. Une des leurs bouteilles phares est le rhum arrangé ananas victoria, sans doute le plus doux de la gamme. Est née dans l'esprit de Cédric Brement l'idée de prendre un petit nombre de ces bouteilles, environ 200, et de les "oublier" quelques temps dans un marais salant. Le double effet du soleil et des marées (avec l'eau de mer recouvrant les bouteilles) a eu des effets, que personnellement je trouve très intéressants : une douceur en bouche encore plus prononcée (mais pas au niveau sucre, au niveau alcool), un fruit encore plus présent et enfin une légère et subtile note iodée. Le point G est une bonne idée marketing puisque cette lettre fait référence à plusieurs mots dont "gabelle", l'impôt sur le sel mis en place au moyen-âge. Bref, bien que son prix soit un peu plus élevé que celui du reste de la gamme (35€ contre 28€), il vaut le coup et va très vite être compliqué à trouver, si ce n'est déjà le cas :)



Dernière étape du jour.
Je repars de là après une visite plus longue qu'initialement prévue et me mets en chemin vers la dernière ligne droite de mon marathon du rhum : Christian de Montaguère.

Si vous souhaitez faire partie de l'association contre les reflets intempestifs, faites moi signe...
Et c'est après exactement huit stations sur la désormais fameuse ligne 4 (:P) que j'arrive à bon port. C'est un Jerry, fringuant dans son tee-shirt de la Compagnie du Rhum (groupe de passionnés sur Facebook), qui m’accueille. Il remarque immédiatement l'absence de poussette et me dit que dans ces conditions, il est exclu qu'il s'occupe de moi ! :D

La boite à malices au centre de la pièce ;)

Après cette entrée en matière, je vais jeter un œil vers le recoin où se situent les célèbres Demerara de chez Velier pour voir ce qu'il reste et je suis assez agréablement surpris de voir qu'ils leurs en restent pas mal de différents et jette mon dévolu sur le Blairmont 1991, ma bouteille actuelle étant presque terminée.


Je me renseigne ensuite sur la disponibilité du HSE Small Cask, petite bouteille orange de 50 cl fort appréciable. Si vous suivez mes aventures, vous savez que c'est la bouteille que Freddy de A'Rhûm m'avait offert comme cadeau de mariage et qui a connu sa belle mort depuis. Et là bonne surprise à nouveau (enfin pas vraiment une surprise puisque je m'étais renseigné avant ^^), il y en avaient encore quelques-unes. Eh bien après mon passage il y en a eu une de moins et je crois savoir que quelques jours plus tard, elles avaient toutes disparues ;)


Une étagère qui fait rêver ! Avec les Saint James presque tout en haut à droite.
Pour finir ma visite et ce marathon, une petite dégustation s'imposait.
J'avais eu l'occasion de goûter, lors du Rhum Fest, les Trois Rivières et les Saint James, tous deux de Martinique, et j'étais alors reparti avec le 5 ans de chez Trois Rivières, qui m'avait beaucoup plu. Je souhaitais me refrotter au 8 ans ainsi que me rafraîchir la mémoire sur les Saint James qui m'avaient assez positivement marqués (surtout le 7 ans). Ce qui nous donne à la dégustation le Trois Rivières 8 ans, le Saint James 7 ans et le Saint James 12 ans. Ce sont ces deux derniers qui ont vraiment retenu mon attention, le premier étant fougueux et intense non sans être dénué de finesse et le second - naturellement - plus boisé mais sans masquer les épices et la fraîcheur de la canne. À ces intérêts gustatifs, il faut ajouter un autre argument de poids : leur prix est extrêmement attractif pour des rhums de cet âge-là. Je pense que je les goûterai à nouveau dans un future assez proche afin de déterminer lequel des deux a ma préférence et le rapatrier à la maison.
Comme quoi il faut savoir se détacher de certains a priori que l'on peut avoir sur certaines marques, puisque comme beaucoup d'entre vous j'imagine, Saint James représentait pour moi un rhum blanc de super marché...



C'est donc encore un peu plus chargé que je quitte les lieux et que je peux déclarer que ce marathon du rhum fut un franc succès !

Le résultat de la course et des courses ;)

Et j'ajouterai que ça aurait été une autre paire de manches avec une poussette ! :)

dimanche 6 juillet 2014

La ligne 4 ou ma route du rhum - 1er arrêt : Saint Placide

Bonjour et bienvenue sur la ligne 4 du métro parisien !


Nous ne ferons que trois arrêts : Saint Placide, Etienne Marcel et Château d'Eau. C’est l’ordre dans lequel ces stations se présentent lorsque je viens de Montparnasse.

Je pensais d'ailleurs faire une suggestion à la RATP pour supprimer les stations inutiles entre celles-ci, mais je ne suis pas sûr que ça passe :p



Nous débutons donc sur la rive gauche, premier arrêt : Saint Placide.
Arrivée rue de Rennes à la sortie du métro, quelques mètres à peine sur la rue de Vaugirard et hop virage à droite dans la rue de l'Abbé Grégoire ; allons voir au numéro 20.


Christian de Montaguère, l'Art de vivre aux Caraïbes.

Sympa le code couleur n'est-il pas ?
Une boutique au nom prometteur et la devanture nous confirme cette première impression, j’aime particulièrement le choix des couleurs : blanc et vert.
Voilà le moment toujours un peu périlleux de l'entrée dans un magasin avec une poussette et là il y a toujours deux cas de figure : un sympathique et disponible vendeur qui vient ouvrir la porte ou alors des contorsions, une jambe en opposition et quelques acrobaties. Et ici, à moins que la boutique ne soit bondée, on se situe dans le premier cas de figure. On arrive sur un rez-de-chaussée assez spacieux avec au centre de la pièce un cube qui fait office de table de dégustation et de réserve de bouteilles pour cette même dégustation, et je peux vous dire qu'il peut contenir plus qu'il n'y parait ! :)
A notre droite, un mur entièrement couvert de rhums vieux, agricoles dans un premier temps, puis traditionnels un peu plus loin. Pour l'une comme pour l'autre des deux familles il y a l'embarras du choix, mais avec une offre de rhums agricoles vraiment impressionnante.
En face, des produits gastronomiques des Caraïbes, des chocolats, des pâtes de fruits (excellentes !), des sauces, des plats cuisinés, du piment sous plein de formes (ce qui est tout à fait pour me plaire) et encore plein d'autres choses.
Ce n'est qu'après avoir regardé autour de moi que je me suis posé la question : où sont les rhums blancs ?
Réponse : au premier étage. Et oui, car il y a un étage, auquel on accède par un escalier dissimulé au fond du magasin. A ce premier étage, tout un tas de nouveaux trésors : les rhums blancs donc, mais aussi les rhums arrangés, des produits de beauté (oui des Caraïbes, vous commencez à saisir le principe ;)) et quelques livres et objets de déco.
A vrai dire, je n'ai pu profiter des produits du premier étage que de très rares fois, poussette oblige. Heureusement pour moi, le rez-de-chaussée est rempli de suffisamment de merveilles pour combler tout amateur de rhum.
Niveau conseils, l'équipe qui vous accueille n'est pas en reste et pourra vous guider dans vos achats de manière avisée.


Quelques bouteilles achetées sur place et qui sont emblématiques pour moi de mes acquisitions chez Christian de Montaguère (oui surtout de l'agricole ^^) :




Après cette présentation des lieux, voilà mes observations plus personnelles dans le désordre :

- Tentez des produits gastronomiques si vous êtes venu pour le rhum et inversement. Il y a des deux côtés de belles choses à découvrir.
- Ils ont un nombre de bouteilles ouvertes impressionnant, l'occasion de goûter plein de choses !
- Laissez-vous aller à l'Art de vivre aux Caraïbes, comme je le disais, découvrez tous les produits de ces îles paradisiaques, mais prenez aussi le temps de vous laisser bercer par la musique du cru et appréciez l'ambiance un peu plus intime du "salon" au premier étage.
- Si jamais votre première impression laisse à désirer, donnez-leur une seconde chance. Certains moments de la journée sont particulièrement chargés et la boutique bondée, il se peut aussi, tout simplement, que Christian ou Jerry aient une mauvaise journée pour une raison ou pour une autre. Cela est une exception, retournez-y J
- C'est super sympa après quelques visites et discussions de se faire tutoyer (moi je trouve !) :)
- Si vous êtes un visiteur curieux, humble et intéressé vous serez comblé. Il est plus intéressant pour n’importe quel vendeur d’avoir affaire à ce type de client plutôt que quelqu'un qui vient en disant : « Bonjour, je voudrais une bouteille de ça. Au revoir » et cela est donc le cas chez Christian de Montaguère. Bien sûr ils vont s’adapter à chaque client mais il y a beaucoup à « retirer » de votre visite si vous y venez ouvert d’esprit.
- Bielle 1994, aaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
- Les dentelles de coco sont une drogue pour mon fils (et donc peut-être pour le vôtre) ! :D
- Christian qui ouvre une bouteille rien que pour moi, que je puisse la déguster, ben ça fait drôlement plaisir (bon j’imagine bien qu'il ne l'a pas jetée ensuite et que d'autres ont pu en profiter, mais quand même :))
- Et pour finir, le savon jojoba/citronnelle est vraiment super agréable.


A bientôt pour notre prochain arrêt ;)

mercredi 25 juin 2014

"- Oh, juste une dédicace. - Vous voulez pas un rhum d'abord ?"

Samedi 19 avril, week-end de Pâques, météo variable.

Nous recevons quelques jours à la maison ma belle sœur et son mec. Ce samedi le plan c'est shopping du côté de rue de Rennes. Et là, assez naturellement, vous vous dites "Ah ben voilà une super journée en perspective !", je vous sais adeptes de l'ironie :p
Mais détrompez-vous, c'est également aujourd'hui qu'Alexandre Vingtier va dédicacer son livre 101 rhums à découvrir chez Christian de Montaguère. Là pour ceux qui connaissent un peu le coin, vous voyez tout de suite la proximité géographique entre la rue de Rennes et la Mecque de l'art de vivre aux Caraïbes.
Tout le monde se met d'accord sur les activités de l'aprem et je me retrouve seul (enfin pas vraiment puisque, comme vous vous en doutez, mon fils est là dans son véhicule de prédilection, également appelé "la charrette à rhum" :D).
Je suis juste censé aller à la boutique, acheter un exemplaire du bouquin, me le faire dédicacer et rejoindre les autres. Et moi-même je suis convaincu que ça va se passer comme ça. Quel naïf...

Je parcours les quelques centaines de mètres jusqu'au lieu de la dédicace et arrive à destination.
"Bonjour, ça va bien ?
- Oui et toi ? Et là-dedans ça va ? (s'adressant à Jonah dans la poussette)
- Bien, merci. Il est en haut pour la dédicace Alexandre Vingtier ?
- Heu ben non, il arrive d'ici une bonne heure théoriquement."

Et merde... Ben évidemment qu'il y avait un horaire ; il allait pas arriver à l'ouverture du magasin et rester là toute la journée à attendre les intéressés non plus.

"Ah ok, zut. Bon je vais peut-être pas attendre une heure quand même, surtout sil il a un peu de retard. Je repasserai à 16h00 pile, à tout à l'heure."

Après donc une petite pause shopping, je reprends le chemin de chez Christian et Jerry ^^

"Rebonjour, c'est encore moi.
- Il de devrait plus tarder, tu ne veux pas déguster un truc en attendant ?
- Ah ben si vous me prenez par les sentiments."
Et c'est parti :)

Plus d'agricole !
A cette époque, j'avais déjà un bon pied dans le rhum agricole et j'étais en phase découverte (j'y suis toujours à vrai dire). De plus, les médailles de Rhum Fest avaient été attribuées peut de temps auparavant et j'avais bien envie d'essayer le HSE V.S.O.P. et ses 4 ans syndicaux. On y ajoute le Depaz V.S.O.P. (mais de 6 ans quand même), on nous voilà avec, entre autre, ces deux bouteilles-là à déguster.

Bon, je ne me souviens même pas les autres que j'ai goûtées ce jour-là et c'est avec ces deux rhums que je suis reparti à la maison. Le Saint Etienne n'est pas encore ouvert (HSE = Habitation Saint Etienne), mais je me rappelle d'un bon équilibre entre le fût et le jus de canne et ça pour un prix abordable (46€).
Le Depaz, lui, m'a plus intrigué. J'ai retrouvé le côté très végétal et jus de canne qui m'avaient beaucoup plus sur le XO de la même maison, à tel point qu'en essayant de faire une comparaison entre celui que j'avais devant moi et celui à la maison (tout ça à l'intérieur de ma tête, si si, il s'en passe des choses là-dedans !), la différence ne m'a pas sautée aux papilles. Ce n'est que plus tard lorsque je les dégustais l'un à la suite de l'autre que j'ai pu apprécié le côté plus rond et moins "brut" du XO (mais ça reste de Depaz ! - dit-il de son air du gars qui peut lâcher ce genre de phrase en se disant que tout le monde comprend :D). Ce face to face m'a permis de faire encore plus monter le Depaz XO dans mon estime, c'est vraiment un très beau rhum. Il va falloir que je me renseigne sur leur très très haut de gamme moi !

N'oublions pas pourquoi je suis là : 101 rhums à découvrir.
Alexandre Vingtier arrive avec sa petite valise à roulettes et après avoir salué les personnes présentes, va s'installer à t'étage, dans l'espace "lounge".
Jerry se propose très gentiment de s'occuper de Roudoudou pendant que je vais au premier afin de pouvoir rencontrer l'auteur. Jerry a trouvé une bonne technique : rendre mon fils addict aux tuiles de coco :D

Je monte donc et me présente brièvement, Alexandre me demande un peu ce qu'il peut écrire et je dois avouer être en manque d'inspiration, en plus, même si le petit est entre de bonnes mains, ça fait bizarre de ne pas être avec lui. Je cherchais donc un truc pas trop con à dire tout en étant un peu stressé et pressé par le temps, et c'est là qu'est né "l'homme à la poussette" ou en tout cas, son nom :)
L'homme à la poussette est né :)