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dimanche 24 avril 2016

Mon Rhum Fest 2016 - partie 3


Nous revoilà au Rhum Fest pour ce dernier article sur l'édition 2016 de cet événement immanquable.


Au programme du jour : trois distilleries. Trois styles. Trois traditions. Et pour chacune, trois finitions (ou presque).
Et pour finir ce banquet gustatif, quoi de plus naturel que de terminer par... le dessert :)

Quelques-uns des rhums découverts

Les finitions, cette pratique, de plus en plus répandue, consiste, après le vieillissement principal (le plus souvent dans un fût de bourbon), à transvaser le rhum dans un fût ayant contenu un autre alcool (en général vin ou spiritueux) pour une durée comprise, la plupart du temps, entre 9 mois et un an. L'idée étant de lui apporter des caractéristiques gustatives supplémentaires ; que ce soit de la rondeur, un boisé particulier ou encore des notes propres à cet autre alcool (par exemple de calvados ou de whisky tourbé).



Tout d'abord, allons au Panama avec la marque Abuelo; oui on va parler de rons, une fois n'est pas coutume.
Je me répète mais, à mon goût, les rhums de tradition espagnole sont souvent un peu plats quand ils ne sont pas trop sucrés. Alors oui c'est un peu un raccourci et je suis loin d'avoir goûté tout ce qui est proposé sur les étals des cavistes. De plus, si je me base sur mon propre exemple, ce sont souvent les rhums qui permettent d'entrer dans cet univers des eaux de vie de canne, mais qui après des explorations plus poussées, deviennent progressivement moins intéressants.
Tout ça pour dire qu'Abuelo, reste un des rons que je trouve encore agréables. Oui, il y a du caramel et de la vanille mais aussi un boisé présent et des notes de tabac. Le tout n'est pas noyé dans le sucre, même s'ils sont doux ; le 12 ans de la marque en est le parfait exemple.

Abuelo a décidé de travailler trois finitions. Les trois sont annoncées à 14 ans de vieillissement en fût de bourbon plus une année de finition. Cependant comme c'est ici la méthode solera qui est utilisée, je ne me prononcerai pas avec certitude sur l'âge des ces rhums.

Mais voyons plutôt ce qu'elles donnent à la dégustation, je vais les comparer à ce 12 ans que je connais bien et souligner les différences.

Les voici les grands-pères

Sur les conseils de la jeune femme sur le stand, on débute par la finition en fût de xérès, Olorosso pour être précis.
Cette année supplémentaire de vieillissement lui apporte des arômes de pruneau mais aussi une plus surprenante note cendrée. Le tout est assez frais.
En bouche et sur la finale, rancio, vanille et orange dominent. 
Voilà donc une finition qui apporte un vrai plus tout en conservant les marqueurs habituels.

On se laisse guider par la "maîtresse des lieux" et on continue avec la finition Cognac (Napoléon).
Au nez, en plus des traditionnels arômes, nous avons des épices douces et des fruits à coque, l'ensemble étant assez vif.
La bouche est très proche du 12 ans tandis que la finale est plus boisée (voire légèrement tannique) et discrètement fumée.
Une finition moins présente mais avec un boisé pas désagréable.

Et pour finir, le Porto.
Ces sont l'amande et la cerise qui sont ici à noter sur le nez.
A nouveau les fruits à coque en bouche tandis que le tabac est très marqué sur la finale.
Une finition assez gourmande mais qui, à mon avis, est moins intéressante.


Des hauts et des bas pour ces finitions. Rien de révolutionnaire mais des choses intéressantes tout de même. Et aussi, je les espérais un peu moins sucrés.



Après le style espagnol, allons voir les anglais avec la marque New Grove de l'Île Maurice.

Des finitions en véritable bois d'arbre :D
Si vous lisez mon blog depuis le début, vous savez que j'ai apprécié cette marque à travers leur 8 ans. Nouveauté de cette année, des... finitions ! C'est bien, vous suivez. Et des finitions qui nous sortent des classiques de l'exercice.
Avant de les évoquer une par une, parlons de leurs points communs. Elles ont tous huit ans, dont un an de finition et ils sont tous à 47°, ce qui est assez rare pour être souligné.
Ce qui est tout aussi inhabituel ce sont les fûts choisis : Moscatel, pourquoi pas, mais merisier et acacia, fallait oser.
Ma foi, le résultat, ou plutôt, les résultats, sont assez concluants.
Ils ont en commun un boisé relativement marqué voire tannique (même si différent de l'un à l'autre) ainsi qu'un côté épicé et poivré, sans oublier une finale qui dure un bon moment.
Les trois sont intéressants mais celui qui m'a le plus emballé est le finition Moscatel (vin blanc doux nous venant d'Espagne). Il m'a paru plus équilibré  et plus gourmand que ses deux camarades. La grosse différence vient de ses notes vanillées et torréfiées.
Là aussi, regoûter aux trois dans des conditions plus posées serait intéressant.



Un belle brochette

Nous avons fait les rons et les rums, passons maintenant aux rhums.
C'est avec HSE, précurseur dans le domaine des finitions, que nous allons nous pencher sur le style français. Nous connaissons ces "finitions du monde" depuis quelques années maintenant, non seulement ils proposent occasionnellement de nouveaux fûts, mais également de nouveaux millésimes sur des finitions déjà proposées par le passé.
Pour faire plus clair : nouveau millésime pour le finition Sauternes et une nouvelle finition Porto.
Et n'oublions pas deux autres nouveautés dont nous allons aussi parler.


Violet
Commençons par la nouveauté nouvelle, la finition Porto, enfin disponible dans nos contrées.
J'avais pu le déguster au salon Dugas en octobre dernier mais je suis bien content d'avoir pu m'y frotter à nouveau.
Sur le nez, ce qui me frappe avant tout c'est l'équilibre. Les notes boisées, épicées et de fruits secs marchent parfaitement et l'ensemble reste frais.
En bouche, l'attaque est assez douce, même si la bouche devient légèrement astringente. L'alcool est bien dosé et on reconnait ce boisé HSE, qui caractérise la plupart (je ne dis pas "tous", parce que bon je n'ai pas goûté TOUT ce qui est sorti de cette habitation non plus) de leurs rhums vieux.
La finale, longue, reste sur ce boisé mais des touches d'amande apparaissent et amènent de la gourmandise. Une pointe empyreumatique apporte un peu plus de complexité.
C'est confirmé, il me plait :)

Blanc
Le millésime 2005 de la finition Sauternes maintenant (le précédent était le 2003).
Il est proche du 2003, pas de doute. On retrouve ce boisé marqué, qui apporte plusieurs impressions gustatives, que ce soit le tabac ou un bois, que je qualifierais de bois jeune ou blanc (oui je sais, il n'y a sans doute que moi qui comprends, mais c'est déjà ça ! :p), en plus de ce "boisé HSE". Contrairement à ce que certaines personnes peuvent penser, cette finition n'apporte pas de sucre, mais plus un boisé différent et de la complexité.

Orange
On sort des finitions pour parler d'un autre rhum ou un travail a été fait sur le fût. Il s'agit du Small Cask et là aussi d'un nouveau millésime, le 2007 succédant au 2004 (qui était vraiment très bien).
Au nez, on a quelque chose de chaud et de gourmand, sur les fruits secs et les fruits à coque. Des arômes de poivre et d'orange se distinguent également et la finale est longue, épicée et boisée. A noter que dans le verre vide ce sont les notes de tabac qui dominent sans partage.
Pour voir si différence il y a entre les deux millésimes, il faudrait vraiment les déguster côte à côte (si quelqu'un le fait je suis intéressé d'entendre ses conclusions :)).

Noir
On finit en beauté avec la nouvelle Cuvée de la Confrérie, justement de chez HSE (oui j'essaye parfois de suivre  un semblant d'ordre logique quand j'écris :P). Il s'agit d'un brut de fût (le premier de la marque), qui titre à 52.2% et qui a beaucoup fait de bruit sur le salon.
Un nez fruité, orangé mais aussi boisé. Un nez gourmand et relativement rond malgré (ou grâce ^^) à son degré.
En bouche, on garde ces impressions de gourmandise boisée (oui c'est une nouvelle expression). Il est puissant et offre un bel équilibre. Une légère astringence en fin de bouche se fait sentir, pas désagréable.
La finale est longue et épicée, et des notes torréfiées apparaissent.
Celui-là je veux y regoûter !




Avant de définitivement fermer ce livre Rhum Fest 2016 (un petit livre :p), un dessert ! Un crochet par les Rhums de Ced'.
Je vous ai déjà parlé du sieur Brément et de ses créations (et de son point G ;)). Sa gamme s'étoffe et il n'a de cesse de travailler à créer de nouvelles références originales. Cette année n'aura pas fait exception puisqu'il offrait sur son stand, en plus des classiques, trois nouveautés. Un rhum arrangé, un punch et un rhum épicé.
Le rhum arrangé allie la framboise à la fleur d'hibiscus. Il est doux et s'équilibre bien entre velouté et acidité. Je ne connaissais pas le goût de la fleur d'hibiscus mais mon voisin de dégustation a été frappé par la netteté de ses arômes.

Le Ti'planteur Ananas, lui, c'est simple : piña colada. Ananas et coco, douceur et gourmandise. Un petit régal.
Une belle triplette
Pour finir, le Ti'spiced.
Je dois dire, avant d'en parler, que je ne suis pas un grand fan des rhums épicés (ou spiced rums). Je leur trouve bien souvent une épice trop dominante qui l'emporte sur tout le reste ; souvent la cannelle d'ailleurs. Autre problème récurrent : trop de sucre. Bref, pas la panacée.
Et alors ça donne quoi un spiced à la sauce ti Ced' ? Eh ben ça donne du bon !
Un vrai équilibre entre les dix ingrédients (ouais quand même), que ce soit au nez ou en bouche. Cédric m'a dit quels sont les ingrédients en question mais je ne vais pas me risquer à tenter de tous les énumérer. Seul bémol, sur la finale, après quelques instants c'est surtout le clou de girofle qui prend le dessus. Malgré cela, je pense tout simplement qu'il s'agit du meilleur rhum épicé que j'ai pu goûter.
Bien joué Cédric !



Voilà, c'est fini (sur un air de chanson connu). Je peux être fier de moi, j'ai tout fait tenir en "seulement" trois articles... :P

A l'année prochaine !



Retrouvez les deux premières parties :
Mon Rhum Fest 2016 - partie 1
Mon Rhum Fest 2016 - partie 2


jeudi 9 juillet 2015

Mon Rhum Fest 2015 - partie 4 (oui c'est la dernière !)



Continuons sur nos purs jus français. Je suis allé faire un tour chez différentes distilleries dont je connais la plupart des produits, mais concernant lesquels je voulais me rafraîchir la mémoire ou bien déguster une bouteille encore méconnue (de moi).


Je cherchais une rime en "az" mais c'était trop naze...

Depaz pour commencer, où j'ai dégusté trois des quatre références représentées. Bon, j'aime tout :)
Le blanc est très sec et puissant, et bien sûr la canne. Il est bon mais il manque peut-être d'un petit quelque chose qui le distinguerait d'autres blanc agricoles.
L'élevé sous bois a été une jolie découverte. Je dois avouer ne pas boire d'ambrés/paille, élevés sous bois, mais l'idée d'un rhum à mi chemin entre un blanc et un vieux m'intéresse et celui-ci a bien les caractéristiques des deux univers, pas mal.
J'ai fait l'impasse sur le VSOP que je connais bien et suis passé au XO (que je connais bien aussi mais c'était pas gourmandise). Toujours aussi bien... Je comprends pourquoi c'est ce rhum qui m'a fait sauter le pas vers les agricoles et je suis bien content d'avoir une bouteille en réserve !

Karukera ensuite, où j'ai redécouvert leur blanc, 100% canne bleue, pur jus très sympa où l'attaque dissimule le côté sec de ce rhum. Je suis ensuite passé à la Cuvée Christophe Colomb, haut de gamme - hors millésime - de la marque, que je n'avais encore jamais eu l'occasion de goûter. Je l'ai trouvé très sec et épicé, super agréable. Le bois et le côté sec marqueront la finale, qui aurait pu être un peu plus longue. Une belle découverte.

Elle ne correspond pas au texte, je sais :P
Neisson, qui avait son stand juste à côté de Karukera, n'allait pas s'en tirer comme ça ! J'ai eu envie de me refaire une opinion sur leur fameux blanc à 52.5%. J'en avais une bonne impression mais je l'ai redécouvert malgré tout, encore meilleur que dans mon souvenir. Encore un autre blanc pour mon armoire à merveilles ? Pas impossible ;)
On reste en Martinique, avec Trois Rivières et leur "nouvelle" gamme, que j'avais eu l'occasion de goûter à la rentrée dernière sur le salon Dugas Club Expert (je vous en parlais dans cet article).
Cependant, deux références étaient disponibles au Rhum Fest, que je n'avais pas pu goûter au salon Dugas : le Cuvée Princesse (j'ai un échantillon à la maison et je n'aime pas - je le dégusterai à nouveau en le laissant reposer bien plus longtemps dans le verre pour voir si cela change quelque chose) et leur 12 ans, encore jamais testé. En deux mots, le nez est extrêmement plaisant mais la bouche est trop boisée à mon goût. Cela ne lui enlève pas ses qualités et c'est un très bon produit qui plaira beaucoup à certains.
Saint James enfin, qui fête cette année ses 250 ans d'existence !
Avant tout je dois dire que j'aime bien cette marque, qui souffre à mon avis d'une image médiocre du grand public alors que certains de leurs produits sont vraiment très bons. Comme le Fleur de Canne, par exemple, blanc premium de la marque, qui se distingue par des arômes poivrés et des notes d'agrumes (encore un autre blanc sur mes étagères à l'avenir ? Oui peut-être bien :p). Après avoir précisément bu quelques centilitres de ce dernier, je voulais passer au Cuvée Excellence et surtout au millésime 1999, dont on m'avait dit le plus grand bien quelques jours auparavant. Oui, eh bien, non. Je n'ai même pas pu les goûter. En effet, peu de temps après mon arrivée sur le stand, alors que je prenais mon temps pour redécouvrir ce blanc, un groupe de commerciaux en costumes s'est présenté et la personne de l'autre côté de la table m'a totalement oublié... Je me suis pourtant montré patient, ai essayé d'attirer l'attention du maître des bouteilles, mais non, rien n'y a fait, aussi après de longues minutes, je suis parti ailleurs. Mais ça m'a drôlement énervé ! Bref, tant pis pour moi et tant pis pour lui !


Rapide passage chez Issan pour saluer et féliciter les créateurs de ce rhum. J'ai eu la bonne surprise de voir que suite à mon article les concernant, ils m'avaient mis de côté un citron vert afin que je puisse essayer leur rhum avec un zeste ! Très délicate attention, merci beaucoup :D


Des bouteilles très reconnaissables
Mes pas me mènent ensuite vers le stand Mezan, autre embouteilleur indépendant.
On commence par le commencement, à savoir leur Jamaica XO, leur entrée de gamme, mais déjà bien typé Jamaïque. Une bonne manière de découvrir cette île de rhums.
On continue par leur Jamaica 2005 (de chez Worthy Park). Le nez est plus doux, plus gourmand et plus boisé, avec un déficit d'arômes jamaïcains. Qu'à cela ne tienne, on les retrouve en bouche avec en prime d'agréables notes brûlées.
La Guyane Anglaise ensuite avec deux expressions bien différentes l'une de l'autre. Le Guyana 2005 (Port Mourant), avec un nez épicé et iodé et une bouche boisée et grillée. Puis le Guyana 2003 (Versailles) dont le nez est plus végétal avec des touches d'amande et une bouche moins expressive mais là aussi une finale sur le brûlé.
Il est intéressant de noter à ce moment que j'ai trouvé à ces quatre rhums des notes empyreumatiques appréciables certes mais qui n'aident pas forcément à bien différencier une bouteille de l'autre.
Un Don José 2006, du Panama pour continuer ; un rhum plus dans la tradition espagnole et donc plus gourmand et avec des arômes de caramel. Moins mon truc.
Et pour finir, me voilà sur un Caroni 1996. Au nez, les arômes habituels de Caroni se font discrets et un côté mentholé fait son apparence. En bouche cependant, aucun doute, on est bien sur cette fameuse distillerie disparue de Trinidad. Des notes florales viennent compléter ce profil. Pas mal dans l'ensemble même si je lui aurais préféré quelques degrés de plus.


Le nouveau design des Ti Arrangés de Ced'
Pour terminer mes dégustations et ce récit : direction les rhums arrangés de Ced !
Il y a de fortes chances que vous connaissiez déjà les Ti arrangés de Ced, vous avez d'ailleurs pu en entendre parler sur ce blog, ici-même, lorsque je vous ai présenté son Point G (oui je sais ça fait bizarre de lire ça comme ça :p).
Cette fois-ci, j'ai pu (re)déguster deux classiques de sa gamme et essayer une nouveauté.
Le Mangue-Passion d'abord ; la mangue est présente mais plus comme une base, un arrière-plan, alors que la passion, plus volatile, apporte fraîcheur et vivacité. C'est bon :)
Pomme-Gingembre ensuite. Là aussi belle association et bons dosages, on débute sur la gourmandise d'une pomme caramélisée pour transitionner (oui je viens d'inventer ce mot) vers le gingembre qui vient donner un petit coup de peps et rend la finale très longue.
Une bien belle bouteille :)
La nouveauté de chez Cédric que je voulais tester était son Ti-Punch. Vous l'aurez compris, j'aime le ti-punch, j'adore le ti-punch, je vénère le ti-punch ! J'étais donc très curieux de voir ce qu'une préparation en bouteille pouvait donner et un peu inquiet des dosages (beaucoup de ti-punchs que l'on peut boire dans des bars ou en soirée sont, à mon avis, trop sucrés/citronnés). Inquiétude infondée puisque la volonté de Cédric était justement d'avoir une boisson "sous-dosée" pouvant être rectifiée aux goûts chacun ; pas trop de sucre, pas trop de citron vert (pour moi ça va ;)). Il faut ajouter à cela que le rhum utilisé est vieilli quelques mois, ce qui lui amène un petit quelque chose en plus (et là j'espère ne pas dire de bêtise). Bref, il faut croire que tout ce que touche ce monsieur est une réussite.
En parlant de réussite, revenons à son Point G. Seulement un peu plus de 200 bouteilles avaient été produites l'année dernière et elles ont disparues en quelques semaines, laissant sur leur faim de nombreux amateurs. Eh bien, réjouissez-vous, car une nouvelle fournée est en préparation ! J'en connais un qui va s'en reprendre une (au moins ! :D).


Ouf ! S'en est terminé de cet interminable compte-rendu de mon aventure Rhum Fest 2015 (et encore j'ai fait l'impasse sur une petite partie de mes notes, ça en faisait juste trop ^^).
J'espère ne pas vous avoir assommé avec toutes ces notes de dégustation. Autant en les vivant et en prenant des notes cela ne m'a pas paru trop long, autant à l'écriture de ces lignes...
J'en ai parlé un peu sur le premier article de la série, mais je veux encore dire un mot sur l'organisation de l'événement, qui dans l'ensemble était tout simplement, au top. Je n'ose même pas imaginer le casse-tête et les (trop) nombreuses journées de travail qu'un tel salon doit représenter...


Et donc : merci infiniment Anne et Cyrille pour cette dernière édition et rendez-vous l'année prochaine !

dimanche 15 février 2015

C'est que ça prend de la place tout ça...



Si comme moi, vous avez commencé à acquérir des bouteilles de rhum depuis un moment, que vous dépensez trop pour votre passion et que vous ne faites pas les choses à moitié, alors vous êtes quelqu'un de bien ; mais surtout vous manquez de place pour ranger vos trésors liquides !


De la mélasse et encore de la mélasse.

Il y a quelques années, mes seules bouteilles de rhum (3 ou 4) étaient perdues au beau milieu de celle de vodka, whisky, porto, manzana et autre gin (cette fameuse bouteille de mauvais gin, qui a survécu à bon nombre de soirées et qui sera là pendant encore un bon moment...) dans un placard quelconque.

Et puis, il y a presque deux ans, j'ai attrapé ce virus de l'alcool de canne ! Là ça a commencé à sérieusement se compliquer niveau rangement.
Vous devez à ce moment-là faire face à plusieurs difficultés, telles que la place elle-même, l'organisation de vos bouteilles ou encore les négociations avec madame (ou monsieur) pour les mettre en valeur (et donc les mettre en plein milieu du salon ;)).

Je vais vous donner quelques astuces pour vous aider dans cette situation compliquée.


Tout d'abord, faites des choix.

Elles sont bien sécurisées, entre la grille et l'éléphant de garde
Vient un moment où vous n'aurez tout simplement plus la possibilité d'exposer toutes vos bouteilles sans que votre appartement ne ressemble au caviste du coin (même si ce caviste imaginaire aurait sacrément bon goût :D). Vous allez donc devoir choisir quelles bouteilles vous souhaitez exposer, généralement les meilleures/plus jolies, parce que quand même ça en jette !
Le meuble vitré est sans doute la meilleure option (et une des seules). Moderne ou ancien, c'est selon vos préférences et vos moyens ; j'ai la chance d'avoir les deux.
L'étagère achetée ou faite maison remplira également parfaitement cet office.


Choisissez bien la pièce où vos stockez vos bouteilles !

La chambre des enfants, par exemple n'est sans doute pas le meilleur endroit pour ça. Trop de risque de casse bien sûr ! Et accessoirement, mettre de l'alcool à portée de vos gamins n'est pas la meilleure chose à faire :P
La salle de bain n'est pas bonne pour la conservation : trop de changements de température pour le liquide et d'humidité pour les étiquettes.
La cuisine en bien trop dangereuse, votre rhum à 5000€ (moi, je n'en ai pas mais vous, je n'en doute pas ;)) risque de se retrouver dans un plat cuisiné par votre mari ou votre femme en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
Attention à la chambre d'amis ! Ou plutôt attention aux amis que vous allez héberger dans cette chambre : vous allez devoir choisir uniquement des amis qui ne boivent pas d'alcool sous peine de voir vos bouteilles se vider sans vous ^^
La salle de séjour apparaît être le meilleur choix à tous points de vue.


En haut

Bon, vous avez votre pièce et votre meuble, bien joué !


Maintenant vous allez devoir vous posez la question de l'organisation de vos bouteilles.

Par style (français, anglais ou espagnol), par provenance (même chose que le précédent mais en plus poussé), bouteille ouverte ou bouteille fermée, taille des bouteilles ou encore couleurs des étiquettes (et alors, pourquoi pas ?! :D), vous avez des possibilités.




En bas
J'ai personnellement opté pour une solution proche de la première option. Dans mon armoire ancienne, j'ai les rhums de mélasse et dans le meuble plus moderne, les rhums de jus de canne.
Comme ça je sais où trouver quoi, et mine de rien ça aide lorsque l'on commence à avoir une tripotée de bouteilles.


Le souci : l'étagère à rhums agricoles offre une contenance limitée et ma réserve de Martinique ne cesse d'augmenter et de prendre une part plus importante dans ma collection. Je dis de Martinique car c'est sans nul doute de là que viennent la majeure partie de mes rhums élaborés à base de vesou (avec quelques bouteilles de Guadeloupe et d'autre d'Haïti, les fameux clairins). En deux mots : elle est pleine et me voilà bien dans la bagasse :(


Des espagnols (du moins au premier plan)
Du côté des industriels, j'ai récemment réorganisé tout ça et mis les - quelques - rhums de tradition espagnole ensemble (Guatemala, Puerto Rico, Pérou, République Dominicaine et autre Panama). Ce sont définitivement ceux que j'apprécie le moins ; ils sont trop doux/simples/sucrés/caramel à mon goût.

Les rhums de tradition anglaise, eux, sont de l'autre côté (Barbade, Jamaïque, Trinité-et-Tobago et bien sûr, Guyane Anglaise avec les rhums que vous savez ;)).

Là j'ai encore un peu de place, ça se remplit moins vite côté mélasse que côté agricole, ou plutôt, je triche, vous allez voir pourquoi sur les photos suivantes ^^.


Mais voilà, à un moment vous voudrez avoir quelques bouteilles en double, voire plus, histoire d'avoir des réserves. C'est alors mission impossible pour faire rentrer ça dans vos armoires et sur vos étagères. Vous allez donc devoir ruser.

Un Bally et un Cadenhead perdus derrière des pulls :D

Mon truc à moi : utiliser des espaces imprévus. J'avais trop de place dans mon placard à vêtements et maintenant, je manque de place pour mes vêtements. Ils se sont faits coloniser par mes bouteilles.

Mes autres alcools ont carrément été relégués à un endroit caché à la vue de tous et ne voient que très rarement la lumière du jour (non, ils ne sont pas dans mes toilettes...).

Et un Malecon perdu au milieu des Demerara de Velier :)
J'ai dû enlever un paquet de trucs pour que les bouteilles soient visibles, des dossiers (qui n'ont rien à faire là non plus...), des pulls et un jogging.
La profondeur du placard est là pour faire marcher votre imagination fertile :D
Et sinon, je pense que je viens d'écrire la plus longue légende de photo de l'histoire des légendes de photo !

Et ce n'est pas fini ! Ou allez-vous mettre vos rhums arrangés et vos samples ?!
Personnellement j'ai dû réquisitionner encore un autre petit placard pour ces derniers.

Des Ti'arrangés de Ced' bien sûr et quelques autres faits maison, plus un magazine bien connu dans le fond :)


Il y en a partout ! Et je suis bien content ! Ma femme sans doute un peu moins et elle est bien gentille de me laisser faire ;)






dimanche 27 juillet 2014

Le Rhumathon

Bonjour à tous,


Il y a quelques semaines, je vous ai emmené sur ma route du rhum.
Et puis je me suis dit "Et si je passais par toutes ces boutiques en une journée ?".
Oui j'ai des idées bizarres.
Ça tombe bien, en ce moment mon w-e est sur le dimanche et le lundi, ce qui me laisse donc un jour de semaine pour visiter mes cavistes préférés (et donc avec pas grand monde, ce qui permet d'avoir les vendeurs pour soi - oui il m'arrive d'être un peu perso ^^).
Et comme tout événement sportif de portée internationale, il sera immortalisé par un nombre non négligeable de photographies !

Mon esprit enfiévré s'est mis à élaborer des plans pour pouvoir passer chez les trois dans la même journée mais sur un laps de temps "limité", parce que quand même j'ai aussi d'autres trucs à faire dans la vie ; oui je sais, c'est triste :p

Quoi qu'il en soit, le lundi en question se rapproche, je trépigne à l'idée d'y être et nous sommes prêts mon plan et moi !
Ce n'est que le matin même que je me rends compte que A'Rhûm et Christian de Montaguère n'ouvrent pas avant l'après-midi (14h30 pour le premier et 14h00 pour le second)... Voilà qui ne fait pas mes affaires et qui met mon plan de conquête du monde en péril !

Donc je m'adapte ; nouvelle organisation : Julhès en 1 (ils ouvrent à 10h00 :)), CdM en 2 et A'Rhûm en 3.

Bien évidemment, ça ne va pas se passer comme ça non plus :D


La station la plus lointaine de chez moi sur la ligne 4.

Midi et demi, départ de l'appart, direction Julhès.

Moi, j'adore cette entrée !

Une bonne demi heure plus tard, arrivée dans cette vénérable maison. Je me dirige tout de go dans le fond du magasin vers les spiritueux mais je ne vois aucun des deux vendeurs auxquels je suis habitué et qui connaissent bien leur rayon (dont ce fameux spécialiste en fromages qui en connait plus que moi sur les spiritueux ;)).
Mais très vite le caviste vins vient à mon aide. Je demande avant tout si je peux prendre quelques photos pour mon blog, ce qui ne pose pas de problème.


Je déguste ensuite deux "petits" rhums, dont le Fair Belize, qui m'avait beaucoup plu il y a un an et que j'avais acheté. Eh bien, il me plait toujours bien, il manque sans doute d'un peu de complexité, mais j'aime vraiment son boisé.

La majeure partie de leurs rhums (vous reconnaissez la bouteille pile au centre ?)


Je fais également un petit point sur ce qu'il leur reste en Velier, à savoir pas grand chose et puis j'y vais. Je prends une photo de la boutique depuis l'extérieur et je me rends compte que cette visite m'a pris bien moins longtemps que prévu et qu'il est trop tôt, les autres cavistes n'étant pas encore ouverts.



Que faire pour "tuer" le temps mais sans sortir du thème de la journée ?




Et c'est là que me vient l'idée folle d'intégrer une quatrième étape sur la ligne 4, également appelée "ma route du rhum" : La Maison du Whisky à Odéon (oui cette ligne 4 est vraiment bien achalandée dites donc ! :D).
Là aussi je voulais surtout voir si certains Demerara de Velier avaient survécu et il n'y avait en magasin que du Diamond (81 et les deux 96 si je ne m'abuse) dont je suis déjà suffisamment pourvu.

C'est là que j'ai fait la connaissance de Raoul, sympathique vendeur (même si je n'ai eu connaissance de son prénom que plus dans la journée) avec lequel j'ai pu parler de pas mal de choses, Velier, le monde du rhum, les prix qui montent, la tendance à suivre l'exemple du whisky ou encore d'autres embouteilleurs indépendants.

Je n'ai même pas eu le réflexe de prendre une photo de la boutique, ça sera pour autre fois...

Une foi dehors, me voilà donc du côté d'Odéon, il est environ 13h55 et là je me demande où je vais, le premier magasin qui ouvre ou alors le plus loin de chez moins pour finir par celui sur le chemin de la maison ? Après avoir buggé quelques minutes (certaines personnes ont dû se demander ce que ce charmant jeune homme faisant à rester planté là dans la rue comme un benêt :p).



Station synonyme de rhum depuis un bon moment dans mon esprit monomaniaque, même si cette fois, je n'ai pas pris le metro :)
Bref, je choisis la seconde option et me voilà en chemin pour A'Rhûm et comme j'ai une demi heure pour y arriver je décide donc de me faire le trajet à pieds ; je ne me plains pas, le chemin étant fort sympathique.


Après cette agréable balade, me voilà donc un peu en avance. Peu de temps après Freddy arrive et ouvre la boutique - bon je sais que ce n'était pas juste pour moi, mais ça m'a un peu donné cette impression et ce n'était pas désagréable ;)

Les fameux tonneaux qui montent la garde :)
Nous parlons de différentes choses et en arrivons naturellement vers le fond de la boutique pour la phase dégustation. Aujourd'hui au menu : cachaça.

En effet je n'avais encore jamais eu l'occasion de m'intéresser à cet alcool de canne à sucre brésilien, mais avec cette magnifique victoire de Brésil lors de la Coupe du Monde organisée sur place je me dis que c'est l'occasion !
Comment ? Pardon ? Ah... Ils n'ont pas gagné ? Ils ne sont fait pour le moins malmener par l'Allemagne ? Oui bon en fait j'avoue j'étais au courant, je vous rappelle que ma femme est allemande. Le hasard a même voulu que nous regardions la finale dans un château à boire du champagne (dure la vie hein :p), mon épouse m'ayant fait une fort agréable surprise ce w-e là. Merci mon Amour <3

Là où se cachent, principalement, les rhums agricoles.
Bref, cela ne v'a pas m'arrêter dans ma dégustation de cachaça. Rappelons rapidement que c'est un alcool uniquement distillé à base de vésou mais à degré moidre à la sorti de l'alambic. Elle est dans l'immense majeure partie des cas blanche (non-vieillie) et sert de base pour cocktails ; qui a dit caïpirinha ?

J'en ai goûté cinq si je ne m'abuse. Une qui se rapprochait franchement de certains rhums blancs agricoles, pas désagréable du tout donc. Une autre s'est faite remarquer par son léger côté fumé, intéressant. Une troisième avec un nez de poivre super agréable mais un peu décevante en bouche. Et enfin deux vieillies, une juste une paire d'années et la dernière six ans ; pas super intéressantes finalement, le vieillissement n'apportant pas grand chose et atténuant le côté jus de canne qui est pour moi l'intérêt principal des versions blanches.
Bouteille qui se remarque.


Au final m'a préférée a sans doute été la Kapoeira, avec un nez poivré et une bouche qui se rapproche de certains agricoles mais malheureusement en moins expressif/fougueux.


Mais je suis, pour l'instant, vraiment sur les dégustations pures et pas sur les cocktails, donc je passe mon tour sur la cachaça ; ça viendra sans doute un jour :)


Il y avait aussi une bouteille que je souhaitais goûter, ou plutôt goûter à nouveau, puisque quelques mois plus tôt j'avais eu l'occasion d'y tremper mes lèvres. Si je vous dis rhum étant l'assemblage entre du hors d'âge et trois millésimes : le 1976, le 1970 et le 1952. Et oui, vous avez tous trouvé (ou pas), il s'agit du Clément XO et sa jolie carafe. Cette seconde dégustation a confirmé mes souvenirs : très très bien !

La vitrine à merveilles !
Si vous avez l’œil, vous pouvez d'ailleurs apercevoir cette bouteille, sur la gauche de la vitrine (troisième étage).


A vrai dire, il y avait encore autre chose que j'avais pu goûter deux semaines auparavant (oui ça commence à faire pas mal).
Celui-ci je n'avais pas besoin de le retester et je voulais juste savoir si il restait encore une bouteille pour me la procurer. Si je vous dis rhum arrangé + marais salant + zone érogène, vous me dites ? Absolument, le Point G des rhums de Ced. Oui, je comprends que certains d'entre vous désirent quelques explications ; je vais le faire de tête.

Cette marque de rhums arrangés a été créée par Cédric Brement il y a maintenant quelques années, du côté de Nantes et rafle tous les prix et toutes les récompenses possibles ! La gamme est assez réduite (enfin huit quand même) mais va en s'étoffant. Ce qui pour moi en fait un bon produit est le parfait équilibre entre le rhum, les fruits et le sucre. Il en devient dangereux tant il est facile et agréable à boire. Une des leurs bouteilles phares est le rhum arrangé ananas victoria, sans doute le plus doux de la gamme. Est née dans l'esprit de Cédric Brement l'idée de prendre un petit nombre de ces bouteilles, environ 200, et de les "oublier" quelques temps dans un marais salant. Le double effet du soleil et des marées (avec l'eau de mer recouvrant les bouteilles) a eu des effets, que personnellement je trouve très intéressants : une douceur en bouche encore plus prononcée (mais pas au niveau sucre, au niveau alcool), un fruit encore plus présent et enfin une légère et subtile note iodée. Le point G est une bonne idée marketing puisque cette lettre fait référence à plusieurs mots dont "gabelle", l'impôt sur le sel mis en place au moyen-âge. Bref, bien que son prix soit un peu plus élevé que celui du reste de la gamme (35€ contre 28€), il vaut le coup et va très vite être compliqué à trouver, si ce n'est déjà le cas :)



Dernière étape du jour.
Je repars de là après une visite plus longue qu'initialement prévue et me mets en chemin vers la dernière ligne droite de mon marathon du rhum : Christian de Montaguère.

Si vous souhaitez faire partie de l'association contre les reflets intempestifs, faites moi signe...
Et c'est après exactement huit stations sur la désormais fameuse ligne 4 (:P) que j'arrive à bon port. C'est un Jerry, fringuant dans son tee-shirt de la Compagnie du Rhum (groupe de passionnés sur Facebook), qui m’accueille. Il remarque immédiatement l'absence de poussette et me dit que dans ces conditions, il est exclu qu'il s'occupe de moi ! :D

La boite à malices au centre de la pièce ;)

Après cette entrée en matière, je vais jeter un œil vers le recoin où se situent les célèbres Demerara de chez Velier pour voir ce qu'il reste et je suis assez agréablement surpris de voir qu'ils leurs en restent pas mal de différents et jette mon dévolu sur le Blairmont 1991, ma bouteille actuelle étant presque terminée.


Je me renseigne ensuite sur la disponibilité du HSE Small Cask, petite bouteille orange de 50 cl fort appréciable. Si vous suivez mes aventures, vous savez que c'est la bouteille que Freddy de A'Rhûm m'avait offert comme cadeau de mariage et qui a connu sa belle mort depuis. Et là bonne surprise à nouveau (enfin pas vraiment une surprise puisque je m'étais renseigné avant ^^), il y en avaient encore quelques-unes. Eh bien après mon passage il y en a eu une de moins et je crois savoir que quelques jours plus tard, elles avaient toutes disparues ;)


Une étagère qui fait rêver ! Avec les Saint James presque tout en haut à droite.
Pour finir ma visite et ce marathon, une petite dégustation s'imposait.
J'avais eu l'occasion de goûter, lors du Rhum Fest, les Trois Rivières et les Saint James, tous deux de Martinique, et j'étais alors reparti avec le 5 ans de chez Trois Rivières, qui m'avait beaucoup plu. Je souhaitais me refrotter au 8 ans ainsi que me rafraîchir la mémoire sur les Saint James qui m'avaient assez positivement marqués (surtout le 7 ans). Ce qui nous donne à la dégustation le Trois Rivières 8 ans, le Saint James 7 ans et le Saint James 12 ans. Ce sont ces deux derniers qui ont vraiment retenu mon attention, le premier étant fougueux et intense non sans être dénué de finesse et le second - naturellement - plus boisé mais sans masquer les épices et la fraîcheur de la canne. À ces intérêts gustatifs, il faut ajouter un autre argument de poids : leur prix est extrêmement attractif pour des rhums de cet âge-là. Je pense que je les goûterai à nouveau dans un future assez proche afin de déterminer lequel des deux a ma préférence et le rapatrier à la maison.
Comme quoi il faut savoir se détacher de certains a priori que l'on peut avoir sur certaines marques, puisque comme beaucoup d'entre vous j'imagine, Saint James représentait pour moi un rhum blanc de super marché...



C'est donc encore un peu plus chargé que je quitte les lieux et que je peux déclarer que ce marathon du rhum fut un franc succès !

Le résultat de la course et des courses ;)

Et j'ajouterai que ça aurait été une autre paire de manches avec une poussette ! :)