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dimanche 24 janvier 2016

Le Rhumaton, le retour - partie 2



C'est remis de mes aventures de la veille (dégustations matinales, digestion d'un demi bœuf et exploration du métro), que je me prépare pour cette deuxième journée. Avec donc comme points de chute : L'Adresse Gourmande aux Clayes sous Bois et A'Rhûm dans le 3ème arrondissement de Paris.

C'est parti !


Jour 2
Il va falloir que je déménage pour m'en rapprocher :)
Je ne pars pas les mains vides. J'avais dit à Jérôme (le patron de l'Adresse Gourmande) que je lui ferai goûter de Chantal Comte Plantation de La Montagne Pelée (Depaz) Hors d'Âge ; je la glisse donc dans mon sac. En chemin je passe devant une boulangerie qui propose des kuign amann individuels et j'en mets un en poche (enfi, dans un sac, dans ma poche, je tiens quand même à mon blouson :p).

Cette fois-ci je suis prêt et après un trajet d'environ 45 minutes, j'arrive enfin aux abords de ce lieu d'échanges et de plaisir (non, pas ceux-là, bande de gros dégoûtants...).
Je suis comme d'habitude très bien accueilli (tous les clients le sont) et l'on commence à se lancer dans une longue discussion ponctuée de dégustations, qui durera une heure et demi.
Soyez avertis : quand vous mettez un pied à L'Adresse Gourmande et que vous êtes un passionné, le temps s'écoule différemment, il passe beaucoup plus vite !
Des discussions captivantes sur des bouteilles et des distilleries, des dégustations variées et des produits au top (autant solides que liquides). Paradoxalement (ou pas), il faut savoir y prendre son temps. Pour apprécier pleinement ce que cette boutique et votre hôte ont à vous offrir, il ne faut pas être pressé, et c'est tant mieux.

Une partie des rhums...
Côté dégustation, je restais dans mon optique de trouver des bouteilles de qualité à prix modique et je me suis mis en tête de faire un tour du côté des rhums blancs (agricoles bien évidemment).
Beaucoup de très bons produits et un choix large. Parmi ceux que je veux goûter une nouvelle fois pour affiner mon avis, il y a le Bielle Canne Grise et le Fighting Spirit Blue de Chantal Comte. Seul le second est en dégustation mais sur les conseils du maître des lieux je lui laisse me verser quelques centilitres du rhum Toucan pour accompagner le Chantal Comte.
Je lui verse en parallèle un petit verre du Depaz tout juste sorti de ma besace (qui a été drôlement apprécié :)).

Je prends mon temps et apprécie les arômes de ces deux rhums pendant presque 45 minutes avant de les porter à mes lèvres. Le Toucan supporte la comparaison au départ, et j'ai redécouvert ce rhum agricole de Guyane Française. Cependant après un moment, il développe des arômes floraux - qui plairont à certains - que je n'apprécie pas trop sur les rhums blancs.
Le Figthing Spirit (distillerie du Simon en Martinique), lui, est resté sec, fruité, sur la canne bien sûr durant toute la durée de la dégustation, il ne "s'altère" pas.

Je n'ai normalement pas de remords à utiliser des rhums blancs premiums pour réaliser mes ti-punchs, et bien cela serait peut-être le cas avec celui-là.
Il est un peu cher puisque vendu chez les cavistes aux alentours des 45€, mais je dois bien admettre qu'il les vaut. Sans aucun doute un des meilleurs agricoles blancs sur le marché !

J'ai redécouvert le Toucan, qui n'est vraiment pas mal, mais le Fighting Spirit Blue est exceptionnel !
C'est quelques minutes avant de prendre congé, que je me suis retrouvé avec un nouveau verre dans la main. Un autre rhum blanc au nez plus que prometteur, un nez complexe et gourmand à la fois, frais et intense, un nez tout simplement exceptionnel. Malheureusement la bouche ne tient pas la distance, surtout au niveau de sa longueur, ses arômes disparaissant bien trop vite. Une impression mitigée donc sur ce rhum de Taïti, le rhum Mana'o. Bien content d'avoir pu y goûter après avoir lu pas mal de choses à son sujet. J'ai même pu repartir avec un petit sample, merci Jérôme ! :)

Mais tout ça ne nous dit pas avec quelle bouteille à petit prix je suis reparti. Eh bien, j'ai jeté mon dévolu sur le Bielle Canne Grise, qui m'avait fait forte impression lors du Whisky Live et que Jérôme m'a conseillé. Et je sais que tôt ou tard, j'aurai dans mon armoire à malices ce Figthing Spirit Blue !

Bon, ce n'est pas tout ça mais si je reste plus, je loupe mon train. Je prends donc congé en remerciant mon hôte pour tout et prends le chemin de la quatrième et dernière étape de ce rhumaton.


Une bonne heure plus tard, nous y voilà : A'Rhûm.

Vue tellement familière :)
Durant le trajet, je me rends compte que j'ai la dalle (le kouign amann a aidé, mais il me faut plus de gras et de sucre ! :D). Qu'à cela ne tienne, je rentre dans la boutique où je suis accueilli, non pas par Freddy mais par son vendeur.
Je lui explique mon idée de trouver un rhum petit budget mais typique d'une origine. Après avoir passé un bon nombre de rhums en revue, je me rends compte que ce n'est pas si simple ; il y en a que j'ai déjà, d'autres que je connais et je ne n'apprécie pas ou pas assez pour me les procurer.

La faim me rattrape et je demande s'il y a des endroits sympas où manger un morceau dans les environs. Sur ses conseils je me dirige vers le bistrot du coin. Je rentre et sur qui je tombe ? Freddy et Jean-Luc Braud, grand professionnel des spiritueux (et accessoirement le prof que j'ai eu pendant deux jours lors d'une formation sur le rhum en octobre dernier).
Je m'installe avec eux et participe gaiement à la conversation sur Rhum avec un grand "R" et tout ce qui peut tourner autour.
J'en profite pour commander une crème brûlée (oui ça n'aura pas été le jour des repas les plus équilibrés :D).

Des rhums commerce équitable !

Une fois que tout le monde a fini, nous retournons à la boutique. Alors que je m’apprête à m'obstiner dans les rhums à petits prix, le maître des lieux me parle du rhum Fair Belize 8 ans (brut de fût à 62%) créé exclusivement pour A'Rhûm. Il se trouve que j'avais pu y goûter quelques semaines auparavant en compagnie d'autres amoureux du rhum et qu'il m'avait plu.

Je cède donc bien volontiers à sa proposition de le déguster. Il ne sera pas seul, puisque je me retrouve également avec un verre du 10 ans juste à côté. Et alors que Freddy me parle de "son" rhum, je le déguste tranquillement. C'est bon et l'alcool est exceptionnellement bien intégré ! Il me fait part de son avis sur la similitude qu'il peut exister entre ce brut de fût de Belize et certains rhums de Guyane Anglaise dans la veine Velier, dont il est également grand amateur. Sur le moment, je n'ai pas vraiment ressenti ce lien qui aurait pu exister.
Mais le hasard a voulu qu'un collègue de travail me fasse goûter, à l'aveugle, ce rhum Fair, une semaine après mon passage chez A'Rhûm. Eh bien, j'ai d'abord pensé avoir affaire à un Guyana brut de fût... Comme quoi il sait de quoi il parle le Freddy :D

Vous ne serez sans doute pas étonnés de savoir que je suis donc reparti avec un bouteille, brisant ainsi la série d'achats de bouteilles à petits prix ^^



Au final, me voilà avec une belle série de rhums très variés, ainsi que quelques petites gourmandises ;)

Un bilan très positif et une expérience, que j'espère pouvoir renouveler d'ici dans moins d'un an :)

Le fruit de dures journées de "travail" ;)

dimanche 25 janvier 2015

2014, une année variée, diversifiée... bref, riche - Partie 3

Reprenons notre exploration de l'année qui vient de s'achever, au travers de mes achats marquants.



Septembre - "Les rhums La Mauny, La Mauny... Han han !"

Elle attend une grande occasion pour être ouverte.
C'est sur un air de pub des années 80 que je reprends mes blagues à deux balles pour ce dernier article de la série.

Je suis né en 1979. Du coup, les rhums produits cette année-là me sont chers et si je peux mettre la main dessus, je ne m'en prive pas.
J'avais déjà parlé dans un de mes articles ("Ces petites choses que l'on cherche") des rhums de 1979 qui me font de l’œil, et ceux que j'ai déjà ; le La Mauny fait partie de cette seconde catégorie. Il est bien sagement rangé dans mon armoire à malice avec ses petits camarades agricoles.
Je n'en ai, pour l'instant, pas des masses de cette année, du coup, pourquoi celui-là plutôt qu'un autre ?
Pour deux raisons bien simples. La première, cette bouteille, contrairement à d'autres millésimes 1979, se trouve encore relativement facilement (même si la trouver à un prix raisonnable est un peu plus compliqué). Il suffit d'explorer les méandres des sites de vente en ligne sur internet.
Ça, c'est la raison "pratique", mais ce n'est pas la principale.
J'ai eu la chance de goûter ce rhum ! Merci encore à Eric et Freddy :)
Et, dans mon souvenir, il est tout simplement éblouissant. D'une très grande finesse, mais sans être doux, et d'une très grande complexité (sans parler de son évolutivité dans le verre - je l'avais gardé une heure et il n'avait eu de cesse de se modifier et de révéler de nouveaux arômes).
Autrement dit, l'année à laquelle ce rhum a été distillé n'est pas la seule raison pour laquelle je l'ai acheté, gustativement c'est une perle !



Octobre - "Un rhum qui sent le goudron et le caoutchouc. Pourquoi achèterais-je ça ?!"

Je ne vous en reparlerai pas en 2015 ;)
Vous vous doutez bien, qu'une fois de plus je vais vous parler Caroni.
Je me devais d'intégrer un de ces rhums de Trinidad dans cette rétrospective étant donné la place qu'ils ont occupé dans mon année dégustative et la place grandissante qu'ils prennent sur mes étagères.
La bouteille qui rentre dans la liste des 12 est le Caroni de Rum Nation.

Ayant déjà fait un article de dégustation de cette bouteille, je ne vais pas m'étendre sur le sujet, mais c'est clairement une bouteille qui m'a réconcilié avec ces rhums si particuliers. Il possède ce qui fait d'un Caroni un Caroni, mais y ajoute la gourmandise par différents éléments, qui le rendent bien plus abordable et bien moins austère (image erronée que je pouvais avoir il y a quelques temps).
Une vraie réussite, avec un seul petit bémol sur le finish, qui nous présente une vanille trop présente, qui prend le pas sur les autres saveurs.
Ce n'est pas nécessairement le préféré de mes Caroni mais il a joué un rôle majeur dans l'évolution de mes goûts et c'est ça qui est important.



Novembre - "Un des favoris à mon cœur"


Elle ne va plus faire long feu...
Comme j'aime bien les grands écarts, on en refait un et on repasse à un autre extrême du spectre avec un rhum blanc agricole, et de Martinique encore une fois.
Le Cœur de Canne de la Favorite.
Je vous disais que le HSE millésime 2010 était mon rhum préféré pour les ti punchs, eh bien celui-ci est tout aussi bon et je bois l'un comme l'autre avec tout autant de plaisir.
La distillerie La Favorite est une entreprise "familiale" qui est surtout connue pour ses très vieux millésimes avec leur cuvée spéciale de la Flibuste et leur cuvée d'exception Privilège, toutes deux d'au moins 30 ans ! Cela donne des rhums d'une grande douceur et d'une grande complexité, je leur préfère d'ailleurs les plus récentes réserves du Château qui ont plus de pèche.
Quoi qu'il en soit, leur Cœur de Canne est également doux (pour ses 50°) et nous offre des arômes de canne fraîche, d'agrumes et de fleurs blanches. Un rhum blanc équilibré, parfait en ti punch (et pas mauvais non plus sec ;)).

Le ti punch étant devenu de plus en plus important dans mon expérience rhumesque, c'est tout naturellement que cette bouteille prend l'avant dernière place du retour en arrière sur 2014.



Décembre - "Saint Etienne, saint patron des pavetiers et du bon rhum "

Une autre de mes plus belles prises à ce jour !
Pour conclure cette rétrospective 2014, une autre très jolie bouteille, le HSE millésime 1998 en 70cl.

Une particularité qui m'a fait hésiter à la faire intégrer la liste, je n'y ai jamais goûté !
Pourquoi se retrouve-t-elle là alors ?
Rassurez-vous ce n'est pas complètement au hasard ;)

Il y a plusieurs raisons à cela.
Tout d'abord, c'est un agricole de Martinique de millésime 1998 brut de fût. Cette année a été particulièrement propice à l'élaboration de rhum dans les Antilles Françaises. Bref, cela fait déjà quatre éléments qui me plaisent : agricole, Martinique, 1998 et brut de fût.

Ensuite HSE - pour Habitation Saint Etienne - est une distillerie qui fait des rhums que j'apprécie énormément, et comme je vous le disais la semaine dernière, c'est à l'heure actuelle la marque de rhums agricoles la plus représentée dans ma collection.

Cette bouteille est désormais très dure à trouver, seules quelques centaines ont été produites et elles ont vite "disparu". A l'heure actuelle, vous devrez beaucoup chercher et être chanceux pour mettre la main dessus, sans parler du prix. J'ai donc été doublement chanceux d'en trouver deux sur un site allemand ; triplement chanceux de les trouver à un prix super raisonnable et quadruplement chanceux d'avoir de la famille en Allemagne, le site ne livrant pas à l'international \o/

Finalement, quand je dis que je n'ai pas goûté à ce rhum, c'est vrai, mais il y a un "mais". En effet, ce rhum a eu une seconde version, en bouteille de 50cl, vieillie deux ans de plus et celle-là j'ai pu la goûter. Je l'avais déjà trouvé très agréable, alors quand vous ajoutez à cela que la version 70cl est reconnue comme étant meilleure par tous les amateurs ayant pu faire la comparaison...

Pour finir, comme ultime argument, les notes de dégustation de mon confrère DuRhum, superbement écrites : http://durhum.com/hse-1998/.



Voilà comment s'achève ce flash-back sur l'année passée, en espérant que cela vous aura plu ! :)



dimanche 27 juillet 2014

Le Rhumathon

Bonjour à tous,


Il y a quelques semaines, je vous ai emmené sur ma route du rhum.
Et puis je me suis dit "Et si je passais par toutes ces boutiques en une journée ?".
Oui j'ai des idées bizarres.
Ça tombe bien, en ce moment mon w-e est sur le dimanche et le lundi, ce qui me laisse donc un jour de semaine pour visiter mes cavistes préférés (et donc avec pas grand monde, ce qui permet d'avoir les vendeurs pour soi - oui il m'arrive d'être un peu perso ^^).
Et comme tout événement sportif de portée internationale, il sera immortalisé par un nombre non négligeable de photographies !

Mon esprit enfiévré s'est mis à élaborer des plans pour pouvoir passer chez les trois dans la même journée mais sur un laps de temps "limité", parce que quand même j'ai aussi d'autres trucs à faire dans la vie ; oui je sais, c'est triste :p

Quoi qu'il en soit, le lundi en question se rapproche, je trépigne à l'idée d'y être et nous sommes prêts mon plan et moi !
Ce n'est que le matin même que je me rends compte que A'Rhûm et Christian de Montaguère n'ouvrent pas avant l'après-midi (14h30 pour le premier et 14h00 pour le second)... Voilà qui ne fait pas mes affaires et qui met mon plan de conquête du monde en péril !

Donc je m'adapte ; nouvelle organisation : Julhès en 1 (ils ouvrent à 10h00 :)), CdM en 2 et A'Rhûm en 3.

Bien évidemment, ça ne va pas se passer comme ça non plus :D


La station la plus lointaine de chez moi sur la ligne 4.

Midi et demi, départ de l'appart, direction Julhès.

Moi, j'adore cette entrée !

Une bonne demi heure plus tard, arrivée dans cette vénérable maison. Je me dirige tout de go dans le fond du magasin vers les spiritueux mais je ne vois aucun des deux vendeurs auxquels je suis habitué et qui connaissent bien leur rayon (dont ce fameux spécialiste en fromages qui en connait plus que moi sur les spiritueux ;)).
Mais très vite le caviste vins vient à mon aide. Je demande avant tout si je peux prendre quelques photos pour mon blog, ce qui ne pose pas de problème.


Je déguste ensuite deux "petits" rhums, dont le Fair Belize, qui m'avait beaucoup plu il y a un an et que j'avais acheté. Eh bien, il me plait toujours bien, il manque sans doute d'un peu de complexité, mais j'aime vraiment son boisé.

La majeure partie de leurs rhums (vous reconnaissez la bouteille pile au centre ?)


Je fais également un petit point sur ce qu'il leur reste en Velier, à savoir pas grand chose et puis j'y vais. Je prends une photo de la boutique depuis l'extérieur et je me rends compte que cette visite m'a pris bien moins longtemps que prévu et qu'il est trop tôt, les autres cavistes n'étant pas encore ouverts.



Que faire pour "tuer" le temps mais sans sortir du thème de la journée ?




Et c'est là que me vient l'idée folle d'intégrer une quatrième étape sur la ligne 4, également appelée "ma route du rhum" : La Maison du Whisky à Odéon (oui cette ligne 4 est vraiment bien achalandée dites donc ! :D).
Là aussi je voulais surtout voir si certains Demerara de Velier avaient survécu et il n'y avait en magasin que du Diamond (81 et les deux 96 si je ne m'abuse) dont je suis déjà suffisamment pourvu.

C'est là que j'ai fait la connaissance de Raoul, sympathique vendeur (même si je n'ai eu connaissance de son prénom que plus dans la journée) avec lequel j'ai pu parler de pas mal de choses, Velier, le monde du rhum, les prix qui montent, la tendance à suivre l'exemple du whisky ou encore d'autres embouteilleurs indépendants.

Je n'ai même pas eu le réflexe de prendre une photo de la boutique, ça sera pour autre fois...

Une foi dehors, me voilà donc du côté d'Odéon, il est environ 13h55 et là je me demande où je vais, le premier magasin qui ouvre ou alors le plus loin de chez moins pour finir par celui sur le chemin de la maison ? Après avoir buggé quelques minutes (certaines personnes ont dû se demander ce que ce charmant jeune homme faisant à rester planté là dans la rue comme un benêt :p).



Station synonyme de rhum depuis un bon moment dans mon esprit monomaniaque, même si cette fois, je n'ai pas pris le metro :)
Bref, je choisis la seconde option et me voilà en chemin pour A'Rhûm et comme j'ai une demi heure pour y arriver je décide donc de me faire le trajet à pieds ; je ne me plains pas, le chemin étant fort sympathique.


Après cette agréable balade, me voilà donc un peu en avance. Peu de temps après Freddy arrive et ouvre la boutique - bon je sais que ce n'était pas juste pour moi, mais ça m'a un peu donné cette impression et ce n'était pas désagréable ;)

Les fameux tonneaux qui montent la garde :)
Nous parlons de différentes choses et en arrivons naturellement vers le fond de la boutique pour la phase dégustation. Aujourd'hui au menu : cachaça.

En effet je n'avais encore jamais eu l'occasion de m'intéresser à cet alcool de canne à sucre brésilien, mais avec cette magnifique victoire de Brésil lors de la Coupe du Monde organisée sur place je me dis que c'est l'occasion !
Comment ? Pardon ? Ah... Ils n'ont pas gagné ? Ils ne sont fait pour le moins malmener par l'Allemagne ? Oui bon en fait j'avoue j'étais au courant, je vous rappelle que ma femme est allemande. Le hasard a même voulu que nous regardions la finale dans un château à boire du champagne (dure la vie hein :p), mon épouse m'ayant fait une fort agréable surprise ce w-e là. Merci mon Amour <3

Là où se cachent, principalement, les rhums agricoles.
Bref, cela ne v'a pas m'arrêter dans ma dégustation de cachaça. Rappelons rapidement que c'est un alcool uniquement distillé à base de vésou mais à degré moidre à la sorti de l'alambic. Elle est dans l'immense majeure partie des cas blanche (non-vieillie) et sert de base pour cocktails ; qui a dit caïpirinha ?

J'en ai goûté cinq si je ne m'abuse. Une qui se rapprochait franchement de certains rhums blancs agricoles, pas désagréable du tout donc. Une autre s'est faite remarquer par son léger côté fumé, intéressant. Une troisième avec un nez de poivre super agréable mais un peu décevante en bouche. Et enfin deux vieillies, une juste une paire d'années et la dernière six ans ; pas super intéressantes finalement, le vieillissement n'apportant pas grand chose et atténuant le côté jus de canne qui est pour moi l'intérêt principal des versions blanches.
Bouteille qui se remarque.


Au final m'a préférée a sans doute été la Kapoeira, avec un nez poivré et une bouche qui se rapproche de certains agricoles mais malheureusement en moins expressif/fougueux.


Mais je suis, pour l'instant, vraiment sur les dégustations pures et pas sur les cocktails, donc je passe mon tour sur la cachaça ; ça viendra sans doute un jour :)


Il y avait aussi une bouteille que je souhaitais goûter, ou plutôt goûter à nouveau, puisque quelques mois plus tôt j'avais eu l'occasion d'y tremper mes lèvres. Si je vous dis rhum étant l'assemblage entre du hors d'âge et trois millésimes : le 1976, le 1970 et le 1952. Et oui, vous avez tous trouvé (ou pas), il s'agit du Clément XO et sa jolie carafe. Cette seconde dégustation a confirmé mes souvenirs : très très bien !

La vitrine à merveilles !
Si vous avez l’œil, vous pouvez d'ailleurs apercevoir cette bouteille, sur la gauche de la vitrine (troisième étage).


A vrai dire, il y avait encore autre chose que j'avais pu goûter deux semaines auparavant (oui ça commence à faire pas mal).
Celui-ci je n'avais pas besoin de le retester et je voulais juste savoir si il restait encore une bouteille pour me la procurer. Si je vous dis rhum arrangé + marais salant + zone érogène, vous me dites ? Absolument, le Point G des rhums de Ced. Oui, je comprends que certains d'entre vous désirent quelques explications ; je vais le faire de tête.

Cette marque de rhums arrangés a été créée par Cédric Brement il y a maintenant quelques années, du côté de Nantes et rafle tous les prix et toutes les récompenses possibles ! La gamme est assez réduite (enfin huit quand même) mais va en s'étoffant. Ce qui pour moi en fait un bon produit est le parfait équilibre entre le rhum, les fruits et le sucre. Il en devient dangereux tant il est facile et agréable à boire. Une des leurs bouteilles phares est le rhum arrangé ananas victoria, sans doute le plus doux de la gamme. Est née dans l'esprit de Cédric Brement l'idée de prendre un petit nombre de ces bouteilles, environ 200, et de les "oublier" quelques temps dans un marais salant. Le double effet du soleil et des marées (avec l'eau de mer recouvrant les bouteilles) a eu des effets, que personnellement je trouve très intéressants : une douceur en bouche encore plus prononcée (mais pas au niveau sucre, au niveau alcool), un fruit encore plus présent et enfin une légère et subtile note iodée. Le point G est une bonne idée marketing puisque cette lettre fait référence à plusieurs mots dont "gabelle", l'impôt sur le sel mis en place au moyen-âge. Bref, bien que son prix soit un peu plus élevé que celui du reste de la gamme (35€ contre 28€), il vaut le coup et va très vite être compliqué à trouver, si ce n'est déjà le cas :)



Dernière étape du jour.
Je repars de là après une visite plus longue qu'initialement prévue et me mets en chemin vers la dernière ligne droite de mon marathon du rhum : Christian de Montaguère.

Si vous souhaitez faire partie de l'association contre les reflets intempestifs, faites moi signe...
Et c'est après exactement huit stations sur la désormais fameuse ligne 4 (:P) que j'arrive à bon port. C'est un Jerry, fringuant dans son tee-shirt de la Compagnie du Rhum (groupe de passionnés sur Facebook), qui m’accueille. Il remarque immédiatement l'absence de poussette et me dit que dans ces conditions, il est exclu qu'il s'occupe de moi ! :D

La boite à malices au centre de la pièce ;)

Après cette entrée en matière, je vais jeter un œil vers le recoin où se situent les célèbres Demerara de chez Velier pour voir ce qu'il reste et je suis assez agréablement surpris de voir qu'ils leurs en restent pas mal de différents et jette mon dévolu sur le Blairmont 1991, ma bouteille actuelle étant presque terminée.


Je me renseigne ensuite sur la disponibilité du HSE Small Cask, petite bouteille orange de 50 cl fort appréciable. Si vous suivez mes aventures, vous savez que c'est la bouteille que Freddy de A'Rhûm m'avait offert comme cadeau de mariage et qui a connu sa belle mort depuis. Et là bonne surprise à nouveau (enfin pas vraiment une surprise puisque je m'étais renseigné avant ^^), il y en avaient encore quelques-unes. Eh bien après mon passage il y en a eu une de moins et je crois savoir que quelques jours plus tard, elles avaient toutes disparues ;)


Une étagère qui fait rêver ! Avec les Saint James presque tout en haut à droite.
Pour finir ma visite et ce marathon, une petite dégustation s'imposait.
J'avais eu l'occasion de goûter, lors du Rhum Fest, les Trois Rivières et les Saint James, tous deux de Martinique, et j'étais alors reparti avec le 5 ans de chez Trois Rivières, qui m'avait beaucoup plu. Je souhaitais me refrotter au 8 ans ainsi que me rafraîchir la mémoire sur les Saint James qui m'avaient assez positivement marqués (surtout le 7 ans). Ce qui nous donne à la dégustation le Trois Rivières 8 ans, le Saint James 7 ans et le Saint James 12 ans. Ce sont ces deux derniers qui ont vraiment retenu mon attention, le premier étant fougueux et intense non sans être dénué de finesse et le second - naturellement - plus boisé mais sans masquer les épices et la fraîcheur de la canne. À ces intérêts gustatifs, il faut ajouter un autre argument de poids : leur prix est extrêmement attractif pour des rhums de cet âge-là. Je pense que je les goûterai à nouveau dans un future assez proche afin de déterminer lequel des deux a ma préférence et le rapatrier à la maison.
Comme quoi il faut savoir se détacher de certains a priori que l'on peut avoir sur certaines marques, puisque comme beaucoup d'entre vous j'imagine, Saint James représentait pour moi un rhum blanc de super marché...



C'est donc encore un peu plus chargé que je quitte les lieux et que je peux déclarer que ce marathon du rhum fut un franc succès !

Le résultat de la course et des courses ;)

Et j'ajouterai que ça aurait été une autre paire de manches avec une poussette ! :)

mercredi 9 juillet 2014

La ligne 4 ou ma route du rhum - 2ème arrêt : Etienne Marcel

Reprenons le métro avec une (voire plusieurs) bouteille dans le caddie, heu, la poussette. Retour sur la ligne 4 pour quelques stations et un arrêt à Etienne Marcel. On débarque dans la rue du même nom que l’on prend tout droit. Attention, il faut suivre, « aller tout droit » ça sonne facile, mais la rue change deux fois de nom sur les 250 mètres que vous avez à parcourir, comme pour vous piéger : rue aux Ours puis rue du Grenier Saint Lazare. Rendons-nous au 34.


A’rhûm – Cave à rhum et épicerie fine

Sobre et classe à la fois
Vous pourrez aisément repérer la boutique grâce aux deux fûts disposés de chaque côté de la devanture et qui sont du meilleur effet. Évidemment les bouteilles exposées en vitrine annoncent la couleur, ou plutôt les couleurs : blanc et ambré :p
Nous voilà à la fameuse épreuve, que j’ai décidé désormais d’appeler, le franchissement de porte avec poussette (sans doute bientôt discipline olympique où je pense avoir toutes mes chances). Ma chance pendant plusieurs mois a été de me rendre à la boutique en journée et pas sur le week-end, autrement dit à des heures plutôt creuses, ce qui m’a presque toujours permis d’avoir de l’aide pour passer cette satanée porte (oui il semblerait d’ailleurs que le comité olympique pense également à faire une discipline par équipe de deux, avec une ouvreur et un pousseur).
Nous y voici ! Et là, on a l’impression d’être dans l’antre du rhum. Il y en a partout ! De nombreuses étagères entièrement remplies de bouteilles, elles-mêmes remplies de rhum, bien sûr.
On est tout de suite accueilli par l’un des compères : Freddy, le capitaine ou Aurélien, son second, et heureusement parce que l’on peut facilement être perdu devant une telle pléthore de flacons. Le côté « antre » est accentué par les dimensions du lieu, en effet, l’espace disponible est mangé par les bouteilles et les cartons, aussi les explications sur l’organisation du lieu sont les bienvenues et sont toujours données aux nouveaux visiteurs, non sans un côté didactique (qui restera présent sur le reste de la visite). On commence par les Antilles Françaises, puis on continue notre tour du monde du rhum région par région, pays par pays, il y en a partout ! J
Je n’oublie pas la petite étagère juste sur la droite en rentrant avec quelques produits gastronomiques, mais c’est plus un détail, l’accent étant vraiment mis sur mon alcool de prédilection (et il semblerait que ce ne soit pas que le mien).

La visite continue naturellement vers le fond de la boutique où sont rangées les rhums arrangés et autres ti’punchs. Mais il y a surtout, l’espace dégustation !
Cette partie reflète bien le côté bondé du magasin, en effet, imaginez une planche (épaisse et stable, rassurez-vous) posée sur plein de cartons (qui sont d’ailleurs pleins) et vous avez l’espace dégustation :D
Même si dit comme ça, cela peut sembler sommaire, cela ne m’a jamais empêché de pouvoir goûter plein de choses dans de bonnes conditions.
À la manière d’un barman, notre guide, va nous poser quelques questions (dont vous connaissez la teneur si vous avez lu les précédents articles, sinon, ben… lisez-les !) pour identifier nos goûts, nos préférences, nos envies du moment et notre budget. Une fois les informations récoltées, la dégustation pourra commencer jusqu’à ce que la bouteille parfaite soit identifiée. Je parlais du côté didactique un peu plus tôt, c’est une caractéristique qui va ponctuer toute la dégustation et qui permet de récolter des informations très intéressantes et de « s’instruire » sur le monde du rhum.

Quelques bouteilles achetées chez A'Rhûm qui ont été des étapes importantes dans mon histoire du rhum. Vous connaissez déjà bien l'UF30E et le Depaz ; le Plantation Guatemala est, pour moi, un des meilleurs rapports qualité/prix en traditionnel !




C’est le moment des considérations toutes personnelles à moi que j'ai :
- Les trois bouteilles juste au-dessus auront vraiment été importants dans ma découverte du rhum, merci de mes les avoir présentées.
- J’ai commencé mon apprentissage en ces lieux, qui resteront donc toujours spéciaux pour moi ;)
- Ici il n’y a que du rhum (ou presque), vous êtes là pour ça et pas autre chose.
- Les côtés didactique et apprentissage sont précieux, absorbez autant d’information que possible !
- Privilégiez les jours de semaine si vous en avez la possibilité et si vous êtes un peu pressés. Bon là, c’est vraiment mon avis et je dois admettre avoir été un peu habitué à ces moments privilégiés où je suis un des rares clients dans la boutique ce qui permet de papoter avec ces messieurs de chez A’Rhûm ; et je ne parle même pas de l'honneur de rester dans la boutique après la fermeture et la chance de parler rhum avec des "pointures" :)
- Ne vous laissez pas rebuter par la relative exiguïté des lieux.
- La manière dont est menée la dégustation est très bien faite : un verre par rhum, de l’eau entre chaque… Bref les conditions idéales.
- Je sais maintenant qu'il me faut vraiment ce La Mauny 1979 !
- Et pour finir, les poissons rouges c’est drôlement bien pour occuper un enfant :D


Retrouvons-nous bientôt pour le dernier arrêt sur la ligne du rhum :)

dimanche 27 avril 2014

L'accroche, comme dans "comment je suis devenu accro" :D

Freddy (puisque c'est de lui qu'il s'agit) termine donc de me préparer à la dégustation de ces deux rhums et attend que j'y trempe les lèvres.
Je crois qu'on avait commencé par le 15 ans. Après en avoir pris un peu en bouche, je réalise immédiatement que ce rhum qui m'avait tant plus à Hambourg n'est pas le même que dans le verre... Diantre, ma quête se serait-elle avérée vaine ? Je fais part de ma déception à Freddy, qui me dit une nouvelle fois que d'après ma description, le 12 ans devrait être le bon.
Après avoir bu une goulée d'eau, sur son conseil, je goûte donc le plus jeune des deux, et là, je kiffe ! Exactement ce dont je me souvenais : sucré, gourmand, classique sur ses arômes de caramel et une finale très agréable.
Je remercie mon vendeur/conseiller et repars avec la bouteille. Et de une !

Cette bouteille ne fera pas long feu mais elle sera relayée et remplacée par une série de bouteilles au cours des six mois suivants. Bouteilles qui seront toutes plus ou moins sucrées à quelques exceptions près.
Sur cette période je me rends donc une à deux fois par mois chez A'Rhûm où je prends vraiment plaisir à déguster de nouvelles choses et à me faire conseiller par Freddy mais plus régulièrement par Aurélien, son employé.
Mes acquisitions sont : Le Millionario 15 ans du Pérou, le Pampero Anniversario du Venezuela, le Plantation Guatemala du... ouais d'accord, le New Grove 8 an de l'Île Maurice, le Dos Madeiras 5+5 de Guyane Anglaise (ou Guyana), le XM 15 ans également de Guyana, le Centenario 25 ans du Costa Rica et une seconde bouteille d'El Dorado 12 ans. Il y a eu sur ces quelques mois trois autres bouteilles, les deux premières, avec un côté boisé plus présent, sont le Fair de Bélize et l'Admiral Rodney de Saint Lucie. Toutes deux conseillées par Aurélien lorsque je lui demandais quelque chose de différent de ce que j'avais acheté jusqu'alors. Sur le même principe que lors ma première visite à la boutique, je ne suis jamais reparti avec une bouteille sans l'avoir goûtée et avoir bénéficié des précieux conseils et des précieuses indications fournies par mes "hôtes".

Pampero Aniversario - Pérou
   
New Grove 8 ans - Île Maurice
   
Plantation Guatemala - Guatemala













Si l'on ajoute à ces acquisitions les cinq bouteilles que j'avais déjà (un Barcelo Imperial acheté en République Dominicaine, un Botran Solera 1893 Añejo et un Zacapa 15 ans achetés au Guatemala, un Appleton 12 ans acheté en Jamaïque et un Mathusalem 15 ans reçu en cadeau), nous voilà à une bonne quinzaine de rhums et une moyenne de prix d'environ 40€.
Botran solera 1893 Añejo (acheté au Guatemala)

Si vous avez bien suivi, il reste une bouteille dont je n'ai pas parlé. Je l'ai laissée de côté ainsi que mon expérience du 31 juillet mais comme vous vous en doutez j'y reviendrai lors d'un prochain article.


To be continued...


                                                                                                                                                                   


English version


How I became hooked

I took the first sip from my glass, expecting the sweet taste that I was searching for almost 3 years and well... after this little mouthful, I immediately realized that the rum that stroke me so much in Hamburg was definitely not the one in the glass in front of me. Damn, was all this effort for nothing?
I could not hide my disappointment and Freddy used this occasion to reassure me, that after my description, it was definitely the 12 years old one that I drank 3 years back.
Following his advice, I drank a bit of water and tried finally the younger one of the two bottles and here we go! That's it! Exactly like I remembered it: sweet, delicious, with a classy caramel aroma and a very agreable final.

I thanked the seller and excellent adviser and left with a bottle. And what a bottle!

It did not last very long but got replaced and relayed by a series of bottles during the 6 months to come. Bottles, that were – a few exceptions excluded – mainly sweet.


Plantation Guatemala - Guatemala
Pampero Aniversario - Pérou
   
New Grove 8 ans - Île Maurice

At this time, I paid A'Rhum a visit once or twice a month, enjoying very much discovering this -to me- fairly new drink and getting advices by Freddy or more often by his employee Aurelien.

My acquisitions were:
                    Millionario 15 years of Peru
                    Pampero Anniversario of Venezuela
                    Guatemala Plantation of ... Guatemala (what a surprise)
                    New Grove 8 Years of Mauritius
                    5+5 Dos Madeiras from Guyana and Barbados
                    XM 15 also from Guyana
                    Cententario 25 years of Costa Rica
                     … and finally: another Bottle of El Dorado 12 years

Besides from the ones named above, I got 3 other bottles during the first months of my addiction passion. Two of them with a more present wooden taste:  the Fair Belize and the Admiral Rodney from Santa Lucia. Both were recommended by Aurelien when I asked for something completely different from what I bought so far. Following my first experience with A'Rhum, I never left the store with a bottle that I haven’t just tasted and to which I did not get useful advice and background information from my hosts.


Botran solera 1893 Añejo (acheté au Guatemala)
Including the bottles I already had at home – a Barcelo Imperial from Dominican Republic, a Botran Solera 1893 Anejo and a Zacapa 15 years that I got in Guatemala and a 12 year old Appleton that I brought home from Jamaica – it was about 15 bottles with an average price of around 40€.

If you are good in math, you might have noticed that there is one bottle that I did not talk about. I am leaving this, and my adventures of the 31st of July aside. As you might have guessed, I will come back to it in the next article.



Le début (il faut bien commencer par là)

Bonjour à tous,

Le but de ce blog est simple et sans prétention : faire partager ma passion pour le rhum et mes expériences en ce domaine.

Je suis un novice en la matière et ai commencé à m'intéresser à ce spiritueux il y a un an. Objectivement un an c'est court, mais quand je repense tout ce que j'ai déjà découvert et appris pendant cette année, j'ai le sentiment que cela fait bien plus longtemps. Mon goût a déjà énormément évolué et j'en suis venu à apprécier des bouteilles qui me rebutaient originellement, alors que certains rhums, qui étaient mes favoris, me paraissent désormais inintéressants ; j'y reviendrai longuement sur ce blog.

Avant de parler de certaines marques/distilleries/bouteilles qui m'ont marquées d'une manière ou d'une autre, je vais expliquer comment j'en suis venu à m'intéresser à cet alcool, finalement assez méconnu du grand public (en tout cas dans ses déclinaisons qualitatives).


Dans ma famille, on est vins et plutôt de Bourgogne (dont nous sommes originaires de par mon père). Nombreux ont été les repas de famille bien arrosés (en qualité et en quantité) : apéro, vin et, en fin de repas, digestif. Ces marcs de Bourgogne, calvados, armagnacs et cognacs ont été mon premier contact avec les spiritueux de qualité (parce que sinon comme tout le monde, lors de soirées, j'ai bu pas mal de trucs forts et mauvais - et d'ailleurs fort mauvais - dont des rhums blancs agrémentés de jus de fruits).

Quelques années plus tard, je me suis mis à voyager. Un des aspects les plus importants de mes voyages a toujours été la nourriture locale ; tester de nouvelles choses, découvrir des goûts et faire de nouvelles expériences gustatives sont un facteur majeur de la réussite d'un de mes voyages. A chaque destination ses spécialités solides et liquides. C'est lors de mes séjours en République Dominicaine, au Guatemala et en Jamaïque que me suis mis à faire un peu plus attention au rhum et à rapporter quelques bouteilles chez moi.
Le premier de ces voyages remonte presque à 10 ans et à l'époque j'étais vraiment loin de m'y intéresser plus que ça.
Il y a un peu plus de 3 ans, j'ai passé un w-e avec ma femme (encore que ma copine à l'époque) à Hambourg. Un soir nous sommes allés dans un bar assez haut de gamme pour boire un verre. Je regarde la carte et je découvre un sélection de rhums assez vaste. Après avoir étudié les prix, les provenances et surtout les descriptions succinctes, je me suis décidé à prendre un verre d'Eldorado 15 ans. Il était un peu cher certes, mais j'ai vraiment adoré. Je l'ai tellement apprécié que j'ai retenu son nom et son âge pour faire en sorte de le trouver plus tard chez un caviste pour en acheter une bouteille.

Durant presque trois ans, quand je passais devant une boutique qui semblait particulièrement bien achalandée en alcools, j'y rentrais et demandais si ils avaient cette bouteille. La réponse a toujours été négative, jusqu'au 23 avril 2013. Je me baladais à Paris avec mon fils assoupi dans sa poussette lorsque je vois la devanture d'une boutique appelée A'Rhûm - Cave à rhums & épicerie fine.
Je rentre et tombe sur un vendeur très accueillant et disponible (ça aide de passer en milieu d'après-midi en semaine). J'explique ce que je cherche et ce qui m'a particulièrement plu. Et là, il tique et me dit :
"Si c'est le côté doux et sucré qui vous a plu, il devait s'agir du 12 ans et pas du 15 ans."
Moi un peu décontenancé :
"J'en sais rien, c'était indiqué 15 ans, maintenant j'en sais pas plus...
- Pas de problème, je peux vous faire goûter les deux et vous me dites celui que vous préférez.
- Ah bon, je peux les goûter ?
- Oui c'est le principe de la boutique, on fait déguster nos produits pour que nos clients n'achètent pas à l'aveugle.
- Ok, très bien, avec plaisir."

Il me conduit donc vers le fond de la boutique où un espace dégustation est aménagé et commence à sortir des verres (qui, je l'apprendrai plus tard, sont spécialement adaptés aux spiritueux), ainsi qu'un verre d'eau.
Apparaissent ensuite deux bouteilles sur le "comptoir", les El Dorado 12 et 15 ans donc. Pendant que le sympathique vendeur verse de petites quantités, il me parle de ces rhums, leur provenance (Guyane Anglaise et plus particulièrement Demerara - ce qui n'avait alors bien évidemment aucune signification particulière pour moi mais qui en aura par la suite et pas qu'un peu !), leurs spécificités, leurs prix etc...


To be continued...


                                                                                                                                                                   


English version


The beginning (we better start here)


Hello everyone,


The purpose of this blog is simple and unpretentious: to share my passion for rum and my experiences in this domain.

I am fairly new here – it´s been a year since I am into Rum. Objectivity, one year is nothing but when I think about all the things I discovered and learned during these past 12 months, it feels way longer than this. I already noticed a certain evolution regarding my taste – while I learned to appreciate bottles that repelled me at first, some favorites moved slowly (down) to the category “uninteresting” - but worry not:  I will come back to this point in detail on this blog.

Before I start to talk about special brands/distilleries/bottles that influenced or touched me in one way or another, I will explain how I actually got interested in Rum – this commonly unknown alcohol (at least regarding its variations of high quality).

My family has more a thing for wine; more precisely for Burgundy (where my family from my father’s side has its origins). Family meals tend to be very merry gatherings (in quality and quantity): aperitif, wine for the meal and finally a digestif at the end. Due to this tradition, Burgundy, Calvados, Armagnacs and Cognacs were my first contacts with spirits of high quality (sure, I drank as well quite a few cheap and bad booze, including white rum with fruit juices).

Some years later, I started to travel. Being already interested in food and drinks generally speaking, it won’t come as a surprise that trying the local kitchen became one of the most important aspect of travelling to me: tasting new ingredients, discovering flavors and gathering new taste experiences are major factors if a trip was a success – or if unlucky, not.
So naturally, when travelling to Dominican Republic, Jamaica and Guatemala, rum caught slightly my attention and I took some bottles home, but that’s about it.

Roughly 3 years ago, I spent a weekend with my wife (girlfriend back then) in Hamburg. One evening we went to a pretty fancy bar to have a drink... I had a look at the menu and was surprised by the large selection of rums. After checking prices, origins and especially the short descriptions, I made my choice: a glass of Eldorado 15. It was expensive but I really loved it. I enjoyed it so much that I memorized its name and age to find it back in a liquor store.

For almost 3 years I entered every liquor store that crossed my way and that seemed well enough equipped and asked for this specific bottle. The answer was no, every time – until the 23rd of April 2013.
At this time, I was on parental leave and spent hours and hours walking around in Paris - with my son in his stroller. By chance I came by a store called A'Rhum – Cave à rhums & épicerie fine.
I did not think twice and entered. A friendly and welcoming seller approached me (it helps to visit stores during the week, in the afternoon) and I explained what I was searching for and what I liked in particular and there he got me:
“If you like smooth and sweet, it must be the 12 years and not the 15.”
Me, a bit disconcerted:
“Uhm, I have no idea, it was written 15 years on the menu, but well... now I am not sure about it anymore...
- No problem, you can try both of them and you tell me which one you like better”
- Ah really? I can try them?
- Yes, that’s the principle of this shop; we let our clients try our products so they don´t buy blindly.
- Ok, great, with pleasure.”

He guided me to the back of the store to a little degustation area and got out some glasses (as I learned later are special glasses for spirits) as well as a glass of water.


Two bottles were on the counter; the El Dorado 12 and 15. While the friendly seller pours in little quantities, he talks about rum, their origins (English Guyana and more precisely Demerara – which obviously didn´t mean anything to me back then but will soon and not just a bit – their specifics, their prices etc.



A suivre...